H.Philosophie 556

                                                  

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21.11.2017 : 556. En direct de l'île de La Réunion avec Céline !

VERS UN MONDE

PLUS JUSTE ET PLUS HUMAIN

 

Article paru dans le magasine TV JIR (Réunion), semaine du 4 au 10 novembre 2017

Ce reportage sera diffusé le dimanche 5 novembre à 21 h 45 heure locale de la réunion sur la chaîne Réunion 1ère

 

Planter pour manger, se soigner avec les plantes, construire de ses mains : nos anciens savaient tout faire. Aujourd’hui, notre système moderne arrive à bout de course. La réalisatrice Anaïs Charles-Dominiques a suivi des Réunionnais en quête des savoirs ancestraux.

 

Des réunionnais font un rêve : celui de l’autonomie ! L’autonomie des ventres mais aussi celles des consciences ! Et si l’on réinventait tout ce que nous avons perdu?Autour d’eux, le monde est devenu fou : le consumérisme est roi, l’individualisme forcené, la domination de l’Homme sur la nature est la règle. Pourtant, certains ont choisi de résister à ce tourbillon insensé : Ingrid, la jeune poétesse, Bernard qui aide les autres à se relever en donnant une seconde vie aux objets, Max le paysan illuminé, Daniel et Annie-Claude les éveilleurs de conscience et William, le tisaneur. Ils font appel à leur mémoire, au bon sens des anciens qui savaient vivre en autonomie : se nourrir, se soigner, recycler, vivre en communauté. Comment retrouver aujourd’hui ces connaissances traditionnelles pour aller dans la bonne direction ? Celle d’un monde plus juste et plus humain.

 

Ingrid VARON :

Toute jeune poétesse, Ingrid Varon est habitée par les récits de la vie lontan : ce monde perdu , empreint de valeurs plus authentiques La rencontre avec sa grand-mère, véritable zarboutan (pilier en créole) lui donne des repères pour avancer dans la vie. Elle guide, à son tour, les plus jeunes en les initiant aux pratiques traditionnelles, en leur redonnant le goût de leur langue, la fierté de leur culture.

 

William SILOTIA :

Âgé d’une quarantaine d’années, William SILOTIA est tisaneur de métier et il habite à SAINT-DENIS (974). Il s’est formé en métropole en botanique pour revenir aux tisanes réunionnaises avec une connaissance scientifique des vertus des plantes. Avec ces savoirs ancestraux, il soigne les maladies modernes des congénères (diabète, cholestérol, …).

 

Daniel BÈGUE et Annie-Claude ABRISKA :

Établis dans les hauts de Saint-Anne (Cambourg), Daniel et Annie-Claude pourraient vivre paisiblement, en cultivant leur potager. Ils ont pourtant décider d’alerter leurs amis, leurs voisins et tous ceux qui le veulent sur les dangers de l’agriculture et de l’élevage intensif. Depuis plus d’un an, ils animent des groupes de citoyens et les accompagnent dans la mise en place d’une autonomie alimentaire et morale.

 

Max FONTAINE :

Max FONTAINE a connu l’agriculture conventionnelle, utilisant pesticides et engrais. Un cyclone violent lui a fait prendre conscience qu’il était sur la mauvaise voie. Quand il a fallu reconstruire tout ce qui avait été détruit, il a décidé de revenir aux savoirs anciens de ses parents et grands-parents. Élevé à la Plaine-des-Grègues, dans les hauts de St-Joseph, il a baigné dans cette culture de l’autonomie des gramouns…

 

Bernard GRONDIN :

À la tête de la fondation Emmaüs Réunion, Bernard GRONDIN a érigé un modèle économique basé sur l’économie de la collecte et du recyclage. L’objectif principal de son activité est de tendre la main à des hommes et des femmes, malmenés par la vie et de les réintégrer dans la société grâce à leur activité. Il fait ainsi revivre des valeurs de la Réunion lontan : la solidarité, l’entraide et la vie en communauté.

Mot de Céline DUBAT, naturopathe :

Cet article me parle particulièrement car j’adhère à toutes ces valeurs, toutes ces idées, tous ces projets.

Le naturopathe est un éducateur de santé, un accompagnateur. Bon nombre des personnes qui viennent nous voir en consultation sont enfermés dans un système médical qui ne leur convient plus, dans un système de consommation qui ne leur convient plus, dans une contrainte financière parfois très difficile qui ne leur convient plus, dans un système de dépendance morale, sociétale qui ne leur convient plus. Certains parlent d’oppression, de n’être plus libres de leurs choix, de ne pouvoir être ce qu’ils sont à cause du regard des autres et de la société.

Beaucoup se sentent coincés et n’aspirent qu’à se libérer de tout ça, à revenir aux vrais valeurs, à une vie plus simple, à reprendre le contrôle de leur vie et de leurs décisions.

Des ateliers cuisine, des ateliers fait main avec des objets récupérés, des ateliers couture avec des vieux vêtements ou des restes de tissus, des ateliers de création de produits cosmétiques maison, des ateliers de création de produits ménagers maison, des échanges de fleurs, de plants, de fruits, du troc en tout genre, leur permet de voir très vite qu’ils ne sont pas emprisonnés définitivement dans ces contraintes et qu’il n’y a qu’un pas à faire pour que cela change. Les changements se font très simplement et au compte goutte au départ, mais rapidement, ils sont passionnés par les changements mis en place et les résultats obtenus. En faisant plus de choses par eux mêmes, ils se rendent compte qu’ils ont plus d’autonomie dans beaucoup de choses : + de temps pour soi, + de temps pour les autres, + d’argent, - de stress, + de prises de décision en accord avec leurs convictions, leurs sensibilité, + de satisfactions, …

 

C’est passionnant !

 

12.11.2017 : 555. La guerre US en Afrique :

Ce que fait l’administration Trump, comme elle le fait dans presque tous les domaines politiques, c’est de retirer à la politique précédente ses agréments de « pouvoir doux » pour révéler et étendre la main de fer qui, en fait, a toujours été au volant. Trump, avec son dédain ouvert pour l’Afrique, a mis fin à l’aide étatsnienne au développement pour l’Afrique – en réduisant d’un tiers le niveau global de l’aide africaine et en transférant la responsabilité d’une grande partie du reste de l’aide de l’Agence pour le développement international au Pentagone – tout en liant ouvertement l’aide à la promotion des « objectifs de sécurité nationale des États-Unis ».

En d’autres termes, les Etats-Unis ont pris la décision stratégique de lâcher la carotte au profit du bâton. Étant donné la supériorité écrasante de l’aide chinoise au développement, cela n’est pas surprenant. Les États-Unis ont décidé de cesser d’essayer de soutenir la concurrence dans ce domaine et de poursuivre sans pitié et sans ambiguïté l’approche militaire que les gouvernements Bush et Obama avaient déjà définie.

En assurant la diffusion des groupes terroristes dans toute la région, les puissances occidentales avaient créé par magie une demande d’assistance militaire jusqu’alors inexistante. Ils avaient littéralement créé une manoeuvre de protection pour l’Afrique dont celle-ci est devenue dépendante.

La politique « One Belt One Road », à laquelle le Président Xi Jinping s’est engagé à consacrer 124 milliards de dollars pour créer des routes commerciales mondiales destinées à faciliter des échanges commerciaux d’une valeur annuelle de 2 000 milliards de dollars, contribuera également à améliorer les liens entre l’Afrique et la Chine.

La politique de Trump à l’égard du projet a été résumée en huit mots par Steve Bannon, son mentor idéologique et ancien stratège en chef : « Allons foutre en l’air One Belt One Road » La politique de l’Occident déstabilisant profondément l’Afrique – en créant simultanément les conditions permettant aux groupes armés de prospérer tout en offrant une protection contre eux – va  dans le sens de la réalisation de cet objectif ambitieux. L’élimination de Kadhafi n’est que la première étape.

 

06.11.2017 : 554.La faillite des banques n’est pas bien loin, il suffit d’être un peu observateur.

Par Vincent Collignon. Contrepoints.

Une dépêche du 27 septembre de l’agence Reuters, retransmise par l’AGEFI (Agence économique et financière), nous informe

que le secteur bancaire européen est surdimensionné et pourrait avoir besoin d’une cure d’amaigrissement, probablement à travers des fusions ou des fermetures.

DES SIGNES ANNONCIATEURS

Ces propos ont été tenus par madame Danièle Nouy, qui n’est autre que la responsable de la supervision bancaire au sein de la Banque centrale européenne. Et d’ajouter :

Au final, il semblerait que le secteur bancaire européen soit devenu trop gros. Et nous pouvons en voir au moins l’une des conséquences : de nombreuses banques dans la zone euro ne gagnent pas leurs coûts du capital. Il semble que beaucoup trop de banques se font concurrence pour attirer des clients. Il y a de bonnes chances que la taille du secteur bancaire doive en effet diminuer.

Propos de vérité mais propos lénifiants de haut fonctionnaire européen qu’il importe de traduire aux Européens : ça va « barder » dans le secteur bancaire, des faillites sont à venir.

Il suffit de voir la vérité en face et d’écouter son bon sens : pourquoi la directive BRDD de l’Union européenne qui permet de chypriser et de ponctionner les comptes des clients ? Pourquoi la loi Sapin 2, qui permet de bloquer les comptes de l’assurance-vie s’il n’y a pas des dangers imminents ou des risques d’incendie un de ces jours prochains à la demeure ?

 

04.11.2017 : 553. Terrorisme : la nouvelle loi va faire regretter l’état d’urgence

Toute loi sécuritaire a un coût qui se compte en libertés. C’est à ce prix uniquement que l’on crée une impression de sécurité. Vieille recette, dans la pure tradition des lois qui ont précédé.

Par Estéban Georgelin et Constance Péruchot. Réseau international.

La question terroriste tétanise tout le monde. L’ancien député Sébastien Pietrasanta (PS), ex-rapporteur de la commission d’enquête sur la lutte contre le terrorisme, explique en quelques mots le malaise de la situation. Dans les rangs des parlementaires, très peu sont véritablement experts du sujet mais tous font face à une responsabilité politique extrêmement forte lors d’attentats.

Depuis le 13 novembre 2015, l’état d’urgence a été la solution utilisée afin de garantir aux citoyens une lutte active contre le terrorisme. Mais le caractère exceptionnel de ce régime ne permet pas de le proroger indéfiniment, et il a donc pris fin ce mercredi 1er novembre, laissant place à la nouvelle loi antiterroriste. Une loi qui pourrait bien nous faire regretter le temps de l’état d’urgence.

PÉRENNISER LA MENACE DANS LE DROIT COMMUN

Nous espérons toutes et tous vivre dans un monde apaisé, protégé de tout danger. Mais le terrorisme est bien présent, et il s’agit bien d’une menace. Pour autant, qui peut se permettre de déclarer cette menace comme étant “durable” ? Lui accorder cet adjectif, c’est admettre sa qualité d’état normal, et permanent.

Or, doter les pouvoirs publics de “nouveaux instruments permanents” – comme l’indique le Gouvernement – c’est accepter, consentir et aller dans le sens d’une menace constante.

Les modalités et les effets de l’état d’urgence ne pouvaient plus durer, de peur de leur faire perdre tout sens. Alors, dans leur fièvre législative, les parlementaires préfèrent créer un état permanent trop largement inspiré de mesures d’exception.

LA SURVEILLANCE HERTZIENNE

Parmi ces mesures et malgré une censure du Conseil constitutionnel en octobre 2016, le projet de loi réintroduit la notion de surveillance hertzienne. Il en propose une version édulcorée dans son article 8, écartant les échanges impliquant un opérateur de communications.

Il élude ainsi toute nouvelle censure éventuelle mais s’arroge le droit d’intercepter les communications des cartes bancaires, talkies walkies, etc. Le législateur vote ici une avancée conséquente dans la surveillance des transmissions.

D’autre part, des pans entiers de la loi du 3 avril 1955 relative à l’état d’urgence sont inscrits dans un droit qui n’est plus d’exception. Ainsi, la formule “toute personne à l’égard de laquelle il existe des raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace d’une particulière gravité pour la sécurité et l’ordre public”, est reprise mot pour mot, certes uniquement dans le contexte du terrorisme, mais il s’agit tout de même d’un formulation subjective dont le détournement est largement concevable.

DES VISITES SANS JUGE D’INSTRUCTION

Plus fin encore, au lieu de se contenter d’entretenir un flou, le projet en crée un nouveau avec la notion de « visite » de l’article 4, renommage subtil des plus inquiétantes « perquisitions administratives ».

Ces visites n’en restent pas moins des perquisitions sans autorisation du juge d’instruction. Non content de reprendre cette mesure de l’état d’urgence, le projet la transforme en surface par la sémantique, pour en adoucir l’apparence. Une ruse qui ne prend pas.

Ces quelques exemples nous rappellent avec force que les dérives sont trop proches, et le risque encouru par tous n’est même pas le garant de la sécurité de chacun. L’essentiel, dans la lutte contre le terrorisme, est de conditionner l’action législative, comme l’a souligné à plusieurs reprises Robert Badinter, afin de ne pas méconnaître les droits de l’Homme.

Ici le législateur, désemparé devant la fin de l’état d’urgence, cherche à excuser le politique à la hâte, du fait de son incapacité à lutter efficacement contre le terrorisme. Autrement dit, nos élus veulent pouvoir dire qu’ils avaient au moins fait quelque chose si un prochain attentat intervient. Mais cette crédibilité nous coûte cher.

CRÉDIBILISER L’ACTION POLITIQUE AU PRIX DES LIBERTÉS

Le législateur fait aujourd’hui le choix de la simplicité en pérennisant une partie des mesures temporaires de l’état d’urgence. Il se protège et couvre avec lui son Gouvernement, limitant la responsabilité en cas d’attaque.

Il faut y voir une belle manœuvre politique, d’un côté le respect de la promesse de campagne d’Emmanuel Macron avec la sortie apparente de l’état d’urgence, de l’autre le sentiment que l’État agit pour notre sécurité.

Cette action ne crée néanmoins rien de plus qu’une sécurité illusoire qui rassurera les citoyens jusqu’au prochain attentat. Sans doute était-il temps, plus d’un an après la dernière véritable loi anti-terroriste, de dégainer une nouvelle fois l’attirail législatif.

C’est une science minutieuse et délicate que de gérer des citoyens légitimement inquiets. C’en est une autre d’assurer la sécurité d’un territoire, ici le choix semble avoir favorisé la gestion de la peur, dommage.

LE COÛT DE LA LIBERTÉ

Seulement, toute loi sécuritaire a un coût qui se compte en libertés. C’est à ce prix uniquement que l’on crée une impression de sécurité. Vieille recette, dans la pure tradition des lois qui ont précédé.

Ce sacrifice de libertés offrira néanmoins un superbe spécimen de loi paratonnerre à nos parlementaires qui pourront, au prochain attentat, se dédouaner de toute responsabilité en arguant qu’ils ont agi en votant.

C’est un biais du contrat électoral passé entre le député et le citoyen, le député choisissant de faire passer l’intérêt politique de la mesure avant son efficacité. Les citoyens héritent alors d’un ensemble de mesures au mieux inutiles, au pire non souhaitables et doivent s’en accommoder si celles-ci n’ont pas eu l’effet escompté.

Pour défendre ces mesures, l’on met en avant la nécessité de se protéger contre une menace qui nous est devenue familière. Mais il est bien naïf de croire que nous n’avons rien à en craindre.

Et quel paradoxe alors d’entendre Emmanuel Macron clamer devant la Cour européenne des droits de l’Homme, le 31 octobre, que “Cette loi garantit un niveau très élevé de sécurité à nos concitoyens, tout en renforçant la protection des libertés”.

L’URGENCE PERPÉTUELLE

En pérennisant dans le droit commun des dispositions pensées comme temporaires avec l’état d’urgence, on le fait entrer dans le quotidien de la population. Les textes sécuritaires deviennent alors eux-mêmes des menaces à la sécurité, parce que obsédés par le fait de prévenir le danger, ils introduisent le risque de voir ces outils détournés de leur bonne intention première, entraînant avec eux une atteinte aux libertés de tous les citoyens, en toute impunité.

Il n’est pas acceptable, en 2017, de laisser un État créer les conditions d’une menace durable, non seulement en donnant une simple illusion de sécurité, mais en altérant gravement nos libertés.

Une politique doit toujours être prise en pleine conscience du passé, pour un contexte présent et avec une certaine idée du futur. La question est donc aujourd’hui de savoir si nous souhaitons réellement inscrire dans le droit commun des mesures qui altèrent de manière durable les valeurs fondamentales de la République.

LA PEUR DE L’ATTENTAT

Peut-on accorder de la légitimité à des textes qui enracinent une atteinte à nos valeurs les plus profondes ? Présomption d’innocence, droit au respect de la vie privée ne signifient-ils donc plus rien ?

Il semblerait que la peur de l’attentat, le besoin primaire et naturel de nous protéger du danger, nous empêche d’agir en pleine conscience du mal que nous nous infligeons en votant cette loi.

Abandonner ses libertés, perdre ses libertés à coup de lois restrictives, c’est bien un asservissement conscient devant la menace. Mais, par crainte du danger, doit-on forcément devenir esclave de ces textes ?

La loi renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme, malgré son titre prometteur, ne laisse entrevoir que des mesures largement rejetées pour leur rigidité.

Les citoyens n’y gagneraient que le confort d’être rassurés, l’illusion d’être en sécurité, mais en perdant une partie de leur liberté au prix fort. Le temps de l’état d’urgence révolu, il semblerait que l’urgence devienne pérenne et que nous puissions en arriver à regretter le temps où celle-ci ne devait durer qu’un moment.

 

01.11.2017 : 552. Travail, temps et foi :

"La plupart des gens sont tout à fait prêts à admettre que, pour réussir dans le plan matériel, il faut être convaincu et travailler sans vouloir brûler les étapes ; et en même temps, ils s’imaginent qu’ils pourront facilement et rapidement obtenir des résultats dans le plan spirituel. Quelle erreur ! Dans le plan spirituel plus encore que dans le plan matériel, il faut d’abord se mettre au travail et ne jamais relâcher son effort. Ensuite, il ne faut pas être pressé, parce que c’est là une entreprise de très longue haleine pour laquelle le temps ne doit pas compter. Enfin, il faut avoir la foi : être convaincu que ce travail entrepris donnera un jour des résultats, car la nature est fidèle et véridique, et les lois qui la régissent ne peuvent jamais être prises en défaut.
Le travail, le temps, la foi. Vous ne soupçonnez pas l’importance et la richesse de ces trois mots. On peut, bien sûr, les présenter aussi dans un autre ordre : la foi, le travail, le temps, etc. L’essentiel, c’est de comprendre que ces trois facteurs sont liés et comment ils sont liés. »


Omraam Mikhaël Aïvanhov

 

21.10.2017 : 551. Découverte de 2 pyramides au fond de l'océan :

https://youtu.be/oFwXPab6IT8

 

14.10.2017 : 550. « L’ENSEIGNEMENT DE L’ARBRE MAITRE », magnifique livre de Mario Mercier, extraits :

Pour mieux comprendre :

  • Arbre qui marche = Homme
  • Fruit qui bat = Cœur
  •  
  • « Tout ce qui vit a besoin de vos regards, parce que ceux-ci ont le pouvoir de réveiller ce qui dort et de mettre de l’esprit en tout. Un arbre devient plus beau lorsque vous le regardez avec admiration » .

 

« La nature ne donne pas, elle s’offre…Le don est plus fort que l’acte de donner. Il implique à l’égard de celui qui reçoit ce don, le devoir de l’utiliser et de le protéger ».

« Il est dit qu’un jour les arbres qui marchent découvriront dans le pouvoir de l’arbre, de la terre, du soleil, des étoiles, d’autres maîtres, sans yeux ni bouches, qui leur enseigneront la gloire de l’univers et le respect de l’esprit. Et ce ne sera pas leur cervelle qui comprendra cet enseignement, mais leur cœur ».

« Ces Dieux et ces déesses, aux corps immobiles, portant les signes des saisons et les cicatrices de la foudre - à la double tête, l’une tournée vers la lumière et l’autre plongée dans le mystère de la terre -  qui racontent le rêve du monde, ce sont les arbres, dont le parfum, les fleurs et les fruits sont l’expression des puissances qui les habitent ».

« C’est par nous et à travers nous, que des arbres qui marchent pourront retrouver en eux l’image de l’arbre de vie qui se dresse dans l’espace de leur âme, et boire de ce lait divin qui coule de nos couronnes et qui porte la saveur de l’amour universel. C’est en montant sur ses branches qu’ils pourront voir les différentes dimensions de l’esprit et les comprendre en une seule réalité, de même qu’ils pourront atteindre l’illumination en goûtant du regard le plus petit de ses fruits ».

« La médecine des arbres est avant tout une médecine de l’essence, une médecine par émanation. L’arbre a le pouvoir de guérir par sa présence ».

« Penser a nous, nous voir, c’est déjà guérir, et même si tu n’es pas malade cela t’empêche de l’être, mais il faut que tu inspires la confiance de l’arbre et que tu lui donnes la tienne ».

Il me montre sortant de lui et des autres arbres, comme une force blanche, lumineuse, mais aussi cette image de moi de qui s’échappe un brouillard sombre qu’il absorbe aussitôt.

« Le brouillard sombre, c’est le mauvais de toi que nous avalons, non pas que ça nous plaise, mais parce que c’est comme ça ».

« Notre pouvoir de guérir est aussi dans nos odeurs. Tout ce qui est mauvais dans un arbre qui marche peut être chassé quand il nous respire, mais je te dis bien, on ne peut recevoir notre médecine que si en échange on nous donne de l’amour. Nous en avons besoin, surtout de la part des arbres qui marchent, car si nous leur offrons une force blanc et vert, eux peuvent nous donner une force chaude, la force de leur sang caché ».

« Chaque arbre est un livre dans lequel est inscrit tout le savoir du monde…tes semblables pourraient apprendre bien des choses sur les mystères de la nature s’ils prenaient la peine de consulter les arbres »

  • Et comment peut-on consulter tous ces arbres ?

« Par la pensée, il suffit de le vouloir et toute connaissance s’offrira à toi comme toute chose de ce monde. Rien n’est caché pour celui qui veut apprendre avec son regard. »

« Dans le palais de la forêt, il y a des arbres dont les paroles sont des chemins qui te mèneront au cœur de ta lumière ».

« La patience des arbres doit être un exemple pour les hommes qui veulent grandir en esprit, mais il faut savoir la chercher au plus profond de soi même comme les racines des arbres vont chercher toujours plus loin dans le sol une force nouvelle pour augmenter leurs rameaux et agrandir leur feuillage. Car la patience est la racine de la sagesse….Tu dois apprendre la patience, car sous les couches du caractère, elle sommeille comme un filon d’or. Et quand tu seras riche de cette patience extraite de tes profondeurs, tu devras, telles les racines de l’arbre, partir à la recherche de ta source intérieure, de ta source de vie, car l’esprit ne grandit que s’il boit à l’eau de sa puissance ».

« La différence entre moi et toi, l’arbre qui marche, c’est que j’ai mes fruits au dehors et que toi, tu les a en dedans. Je te l’ai déjà dit. Pour la lumière c’est pareil. Je la prends du dehors ; elle vit en moi et me fait grandir, tandis que toi, tu dois la prendre du dedans et la faire monter et jaillir au dehors, et autour de toi. C’est comme cela qu’elle te fera grandir ».

 

 

09.10.2017 : 549. 

Conte philosophique d’un grand mystique musulman du XIIIe siècle  Djalâl-Od-dîn Rûmi.

 

 

Le roi Salomon reçoit un jour dans son palais la visite d’un quidam qui transpire et tremble de frayeur.

  • Que t’est-il arrivé ? Que viens-tu me demander ? interroge Salomon.
  • Je fuis l’ange de la mort. Je l’ai croisé ce matin au marché en achetant comme d’habitude, mes fruits et légumes. Il m’a jeté un regard coléreux et méchant. Je suis sûr qu’il est venu prendre mon âme !
  • Bon, bon, l’ange de la mort est un ange parmi d’autre. Il obéit à la volonté de Dieu, seul dispensateur de la vie et de la mort. Tu n’as rien à craindre s’il n’a pas reçu d’ordre concernant ta personne. Moi, je le vois fréquemment sans jamais avoir peur. Que voudrais-tu que je fasse maintenant ?
  • Veux-tu commander aux vents de me faire évader immédiatement de ce pays en me transportant loin, très loin, en Inde ? Aide-moi, s’il te plaît, exauce ma demande, sauve-moi des griffes de cet ange !
  • La vie et la mort ne sont pas dans mon pouvoir, mais je pourrais, si tu le souhaites, commander aux vents de t’emporter en Inde.

L’homme pris aussitôt place sur un tapis volant qui le transporta, en un clin d’œil, par-dessus les déserts et les mers immenses, en Inde.

Le lendemain, le roi Salomon reçut cette fois la visite de l’ange de la mort, comme cela se produisait souvent.

  • Hier, un certain homme est venu à mon palais, tout effrayé, se plaindre que tu l’avais dévisagé avec férocité le matin au marché, comme si tu projetais de lui prendre bientôt son âme.

L’ange répondit étonné :

  • Je ne fais qu’obéir aux ordres de Dieu. Je n’ai point regardé cet homme avec colère ni méchanceté, mais avec stupéfaction. J’avais été en effet missionné par le Très Haut de lui prendre hier soir, à une heure précise, son âme en Inde. Lorsque je l’ai aperçu au marché hier matin, je me suis demandé un instant, que Dieu me le pardonne, s’il n’y avait pas eu erreur sur la personne. Il est effet inconcevable, même pour un épervier, de parcourir une si longue distance, tous ces déserts et ces mers, en si peu de temps. Je me demandais comment cet homme ferait pour se trouver à son dernier rendez-vous en Inde. Je m’y suis néanmoins rendu à l’heure fixée. J’étais si étonné, Dieu est le plus grand, de le retrouver bel et bien là, à la minute précise et à l’endroit exact ! Plus on fuit son destin, plus on le hâte !

 

 

27.09.2017 : Nos sportifs savent vivre ! :

Ca commence bien ! ... Les gestionnaires à l'oeuvre !

Le séjour des 320 membres de la délégation française au Pérou début septembre a coûté 1,5 million d’euros, entre hôtels cinq étoiles et restaurant de luxe.

La désignation de Paris comme ville hôte des Jeux olympiques de 2024 avait beau être quasiment acquise, la délégation française n’a pas fait les choses à moitié lors de son déplacement à Lima, au Pérou, début septembre. D’après Mediapart, ce séjour a coûté la coquette somme de 1,5 million d’euros, soit près de 4 700 euros par tête (320 personnes étaient sur place).

Au programme : un Boeing avait été spécialement affrété pour l’occasion, un dîner dans l’un des restaurant les plus cotés au monde ("Astrid y Gastón"), entre quatre et six nuits passées dans un hôtel cinq étoiles au cœur de la capitale péruvienne.

Seulement 60 accrédités pour la cérémonie

Pendant que la maire de Paris, Anne Hidalgo, et le chef de la délégation, Tony Estanguet, répétaient leur grand oral, Denis Masseglia, le président du CNOSF, et son compère Bernard Lapasset, co-président du comité de candidature Paris 2024, se rendaient dans un bidonville. Le reste de l’équipe… n’avait rien de spécial à faire. "Comme je le pressentais, j’ai perdu mon temps à l’hôtel", lâche l’un d’entre eux à Mediapart.

 

 

23.09.2017 : 547. Sagesse :

« Chaque appréciation que les humains portent sur les êtres et les choses découle d’une comparaison : ils préfèrent telle personne à telle autre, telle chose à telle autre, et pour se prononcer, pour dire leur préférence, il faut d’une certaine façon qu’ils aient comparé. Ainsi, toute leur vie ils comparent leur maison, leur voiture à celles du voisin, et ils s’efforcent d’égaler ceux qui possèdent davantage de choses, meilleures, plus vastes, plus belles, parce qu’ils les croient plus heureux.
Pour le domaine matériel, les humains sont parfaits dans la comparaison. Mais pour le domaine spirituel, ils ne sont pas tellement disposés à comparer : s’ils rencontrent un sage, un être désintéressé, plein d’amour, maître de lui-même, ils ne se demandent pas : « Mais comment je suis, moi, à côté de lui ? »… Avec cette mentalité, jamais ils ne progresseront. Pour progresser, il faut se comparer à des êtres exceptionnels, à tous les grands Maîtres spirituels de l’humanité, et se dire : « Comment ajuster ma compréhension à la leur ? Voyons s’ils ne peuvent pas m’apprendre une meilleure façon de penser et de me conduire. » »


Omraam Mikhaël Aïvanhov

 

15.09.2017 : 546. Qu'est–ce que la visualisation créatrice ?

La visualisation créatrice, encore appelée visualisation créative, utilise les images mentales à des fins positives pour modifier une mauvaise habitude, atteindre un but, réussir un examen, etc.

On pourrait dire que c'est un travail de préparation mentale qui permet de concrétiser un but que l'on s'est fixé. Elle est utilisée par certains thérapeutes, notamment les sophrologues, ou les coachs, en complément d'autres techniques.

Le relaxologue va suggérer des sensations, des gestes mentaux, des images agréables, positives, visualiser le bleu si c'est la couleur que l'on aime, planter un décor contentant tous nos sens par exemple. Ainsi, progressivement, les pensées parasites vont disparaître. On arrive petit-à-petit à calmer le mental. On a substitué aux idées noires ressassées, des images positives : lieu personnel où l'on a été heureux, ce que l'on aime et qui nous fait du bien, perception concrète d'un projet ... Bien qu'étant propres à chacun, ces images recouvrent toujours la projection d'une transformation heureuse ou d'un succès.

La visualisation créative peut s'avérer utile pour :

  • réduire et prévenir le stress ;
  • faire un discours en public ;
  • passer un oral d'examen ;
  • améliorer son estime de soi ;
  • éliminer les mauvaises habitudes ;
  • se mettre au sport ;
  • perdre du poids...

Il existe de nombreux champs d'application. On peut d'ailleurs y joindre d'autres méthodes : lâcher prise, respiration consciente, autosuggestions, etc.

 

02.09.2017 : 545. Scandaleux !!!

IMPÔTS - Les députés ont voté la suppression de la cotisation sociale généralisée (CSG) pour les parlementaires dans un contexte où elle devrait augmenter d'1,7 point pour l'ensemble des Français en 2018. Un député y voit là une "exonération d'impôt inexplicable".

 

25.08.2017 : 544. L'Amour est une Force !

« Vous avez fait un jour la rencontre d’un homme ou d’une femme qui vous a inspiré un profond sentiment d’affection. Avez-vous observé les transformations que la seule présence de ce sentiment a produites en vous ? Soudain, vous avez été entraîné à penser et à agir de façon différente, et pas seulement vis-à-vis de cette personne : c’est avec tous les êtres autour de vous, et même avec la nature et avec les objets, que vous avez maintenant d’autres relations. Tant de choses que vous ne voyiez pas et ne sentiez pas auparavant commencent à vous apparaître et vous poussent à entreprendre de nouvelles activités ! Car l’amour est une force, et cette force agit sur vous, sur votre mental, sur votre volonté, sur votre corps même, et il vous donne d’immenses possibilités.
L’amour, c’est comme l’essence pour votre voiture : si vous avez de l’essence dans le réservoir, vous pouvez aller très loin, mais si l’essence manque, où irez-vous ? Et si l’amour manque, où irez-vous ?… »


Omraam Mikhaël Aïvanhov

 

18.08.2017 : 543. Maîtrise :

« Parce que les humains n’ont jamais étudié les conséquences lointaines d’une pensée, d’une parole, d’un acte, ils ne savent pas où leur refus des règles morales va les entraîner. S’ils avaient plus de discernement, ils sentiraient qu’au moment même où ils rejettent ces règles, ils s’affaiblissent, car ils ouvrent la porte à des puissances ténébreuses qui s’emparent d’eux et les ligotent. C’est une loi : moins on contrôle ses pensées, ses désirs, ses caprices, plus on devient esclave.
Vous dites que vous voulez être libre de satisfaire tous vos désirs ? Bien, mais sachez d’avance que c’est le chemin direct vers l’esclavage. Vous serez esclave de vous-même, ou plutôt de forces intérieures très primitives qui vous terrasseront et vous domineront complètement. La vraie liberté commence par la maîtrise de soi. Lorsque les sages conseillent de maîtriser ses impulsions, ce n’est pas pour le plaisir de brimer les humains, mais parce qu’ils savent que l’absence de maîtrise ouvre le chemin du déséquilibre, de la maladie et de la mort. »


Omraam Mikhaël Aïvanhov

 

17.08.2017 : 542. Fipronil : oeufs contaminés et "Frontline" (75x+) !!!

C’est le feuilleton sanitaire de l’été : avons-nous mangé des oeufs contaminés au Fipronil ?… Mystère car le produit s’est disséminé un peu partout dans la chaîne alimentaire et chacun se demande si l’omelette, pourtant délicieuse, de Tante Odile ne serait pas empoisonnée. Mais c’est ailleurs qu’il aurait fallu regarder…

Il faut ingérer un milligramme à peine chaque jour pour que les autorités s’inquiètent, c’est peu (7 oeufs nous dit-on). Il faut dire queles effets rapportés sont assez violents car il s’agit d’un neuro-toxique. La puce perd la boule et meurt paralysée… L’homme, nous explique-t-on, est plus résistant qu’une puce… voire… mais je veux bien admettre qu’il faut une plus grosse quantité de Fipronil pour l’abattre. Combien ?

Si vous êtes propriétaire d'un animal, chien ou chat, vous connaissez bien le Fipronil car régulièrement, il faut débarrasser Kiki de ses puceset vous lui administrez alors un produit appelé Frontline des Laboratoires Merial. Savez vous quelle quantité de Fipronil vous allez lui administrer ? Si vous utilisez un spray, sachez qu’on recommande 75 mg pour traiter un animal de 10 kg : 75 fois la dose qui inquiète tout le monde…

Si vous avez un gros chien et que vous bataillez pour lui en administrer un peu partout, rien qu’en respirant, vous avez largement crevé les plafonds de l’empoisonnement. Et puis une fois que le gros toutou se sera lèché, lorsqu’il se sera frotté à droite et à gauche,lorsqu’il en aura imbibé meubles et tapis vous pourrez bénéficier d’une bonne dose pendant un bout de temps. Au fait, ne vous avisez pas de le caresser pendant que vous mangez… ou de laisser un enfant lui faire des mamours. Mais au moins, vous n’aurez pas de puces.

Le vrai scandale du Fipronil ne se trouve donc pas dans les oeufs frelatés mis en vente ces derniers jours mais au coeur de nos foyers. Il y a plus de Fipronil sur le chat que vous venez de traiter de retour de vacances que dans toutes les boîtes d’oeufs du monde. Pauvre chat… et pauvre de vous qui faisiez jusqu’ici pschitt, pschitt allègrement, sans savoir.

Rappelons simplement que dans la filière bio, on n’utilise pas de Fipronil - ce que la presse dit peu, bizarrement. Scandales après scandales, les « gendubio » recueillent heureusement les fruits de leur probité. Je l’ai constaté cet été dans la « Bio Vallée » de la Drôme où je suis allé quelques temps pour me ressourcer. 

Ici il y a des gens qui croient à un autre monde, qui pensent partage, sobriété, bonheur simple, gratuité. Ils ont peu d’argent bien souvent et peu de besoins, mais ils vivent là depuis un bout de temps, et de mieux en mieux. Ils boivent des coups avec les gens du coin, chantent, dansent, jouent de la musique à la fête du village. Il y en a qui font des eaux florales et d’autres qui donnent des cours de tango. Ils me font penser à mes aînés qui refaisaient le monde en 68. Pendant qu’ailleurs on se méfie de l’oeuf, ici, on remercie la poule de l’avoir pondu.

Bonne fin d’été à tous. On se retrouve en septembre. 

Alexandre Imbert. Alternative Santé.

 

08.08.2017 : 541. Vous avez dit "Insincérité" ! :

"Le faux en budget public" !!! :

Qu’apprend-on dans le rapport d’audit du budget 2017 présenté au Parlement et du programme de stabilité 2017/2020 adressé à la Commission de Bruxelles : que les recettes retenues sont nettement exagérées et que les dépenses inscrites sont nettement sous-estimées, que l’annualité budgétaire n’est pas strictement respectée et donc que les déficits officiellement publiés sont très en retrait de la réalité normalement prévisible.

Et ce non pas parce que l’on s’est trompé, mais parce qu’au moment même où ils ont été arrêtés – au début du troisième trimestre civil 2016 au plus tard – ces chiffres ne pouvaient pas correspondre à la réalité alors prévisible.

En clair, la collusion implicite des autorités politiques responsables (Président, Premier ministre, autres ministres et cabinets notamment) et des quelques éléments les plus dociles de la haute fonction publique, scellée par une efficace loi du silence que rémunèrent des primes conséquentes, a permis de duper efficacement le Parlement, le peuple, l’Europe et tous les organismes de contrôle sur des chiffres qui donnent sciemment une image insincère et infidèle des finances de la Nation.

Il s’agit d’une sorte de forfaiture en raison à la fois de l’importance des sommes en cause, de la gravité de l’infraction (on ment sciemment à la représentation nationale et aux autorités de Bruxelles) et de toutes les conséquences qui s’ensuivent.

C’est en effet la plus haute faute que puissent commettre tous ceux qui sont les gardiens institutionnels de la formulation, de l’évaluation et du respect des engagements chiffrés du pays puisqu’ils trompent volontairement la confiance de la Nation, tout en attentant à la justesse de ses choix et à la fiabilité de la signature de l’État.

LEUR NÉCESSAIRE SANCTION

Et alors que dans le secteur privé des dérives de quelques centaines de milliers ou de quelques millions d’euros, qui concernent au plus quelques centaines ou quelques milliers de personnes mènent tout droit au délit de présentation de faux bilan, avec le risque de lourdes peines d’emprisonnement (5 ans) et d’amendes (375 000 euros), on ne voit vraiment pas pourquoi on ne créerait pas en secteur public une infraction symétrique, mais spécifique de « faux en budget public » que comme tout Commissaire aux comptes relevant un risque de délit, la Cour des comptes serait tenue de signaler au Parquet.

Cette qualification viserait tous ceux qui, aux commandes de l’État (ou d’ailleurs de toute autre collectivité publique), participent d’une manière ou d’une autre à la falsification volontaire et pour des montants significatifs des prévisions budgétaires annuelles ou pluriannuelles qui, lorsqu’elles sont nationales, portent sur plusieurs milliards d’euros, concernent 67 millions de Français et engagent le pays tout entier.

Certes on a bien récemment créé quelques filtres techniques et on a mis en place diverses instances ou diverses procédures pour tenter de pallier en amont l’insuffisance patente du contrôle parlementaire, mais l’exemple actuel le montre : ces précautions administratives sont largement insuffisantes et elles ne dissuadent personne.

Pour les éradiquer, il suffirait sans doute de confier tout simplement ces affaires d’altération dolosive des chiffres publics aux juridictions pénales de l’ordre judiciaire, qui ont acquis au fil des décennies et des fraudes une longue expérience dans la traque et la répression de ce genre d’abus.

En effet après de trop nombreuses alertes sur des pratiques douteuses, mais dont on n’avait pu caractériser jusqu’au bout l’approche frauduleuse, après de trop nombreux engagements d’équilibre ou de réduction des déficits non tenus envers l’Europe, on ne peut rester sans réagir.

Ne serait-ce que pour restaurer sa crédibilité financière, le pays se doit donc d’adopter des sanctions sévères afin de décourager efficacement les « faux-monnayeurs » qui sévissent dans les cuisines des Ministères directement en charge du budget, en faussant et en dénaturant notre information financière.

Bercy ne doit pas au terme cette sinistre découverte demeurer le repaire inexpugnable de ceux qui trafiquent impunément les chiffres pour leurs intérêts propres, aussi bien en faussant les décisions de la Nation (ou de la collectivité en cause) qu’en sapant impunément son crédit.

Cette affaire est beaucoup trop grave pour se régler à partir du fatras habituel des conseils, des commissions, des autorités hautes ou pas ou encore de cours aussi spéciales que confidentielles, dont l’histoire récente a confirmé le peu d’efficacité, l’extrême sélectivité, quand ce n’est pas la partialité.

Donc le seul moyen de mettre un terme à ces pratiques aussi vénéneuses que préjudiciables, c’est de faire que la Justice – la judiciaire et pas l’administrative beaucoup trop proche de ceux qu’il faudra sanctionner – passe sans férir là où jusqu’à présent sa venue n’avait jamais été ni souhaitée, ni prévue.

Il est probable que cette seule réforme – quasiment gratuite et qui peut être très diligemment mise en place – on a vu récemment que le pôle financier pouvait réagir sous 48 heures – suffirait à redonner beaucoup de vertu à tous ceux qui, jusqu’ici, croyaient pouvoir impunément en manquer.

Elle viendrait ainsi parfaire de manière éclatante cette moralisation de la vie publique, qui ne peut évidemment exister tant qu’on laisse des Ministres avec leurs Cabinets s’assurer la complicité de très hauts fonctionnaires, pour bailler librement des chiffres truqués à la représentation nationale, aux citoyens et à l’Europe.

Par Thierry BENNE, Revue Contrepoints.

 

02.08.2017 : 540. Un Conseil d’État trop politisé : L'institution est à réformer.

http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/05/28/un-conseil-d-etat-trop-politise_1708440_3232.html

LE MONDE | • Mis à jour le 28/05.12

Par Camille Mialot, avocat spécialiste en droit public
 

François Hollande l'a affirmé, la réforme de la justice sera la priorité. Beaucoup l'ignorent, mais la justice, en France, est divisée en deux : d'un côté, la justice judiciaire avec ses grands dossiers médiatiques - les "affaires" - et aussi son quotidien (les divorces et les conflits entre personnes privées) ; et de l'autre, la justice administrative, plus discrète. Son rôle est considérable puisque le juge administratif tranche les conflits que toute personne peut avoir avec l'administration au sens large : collectivités territoriales, ministre, Conseil supérieur de l'audiovisuel, etc.

Le rôle de la justice administrative est fondamental pour la garantie de la démocratie et de l'Etat de droit, car toute personne concernée doit pouvoir contester les décisions illégales des autorités publiques. Or la réforme de la justice administrative n'a pas été évoquée lors de la campagne présidentielle. Cela signifie-t-il que tout va bien dans la justice administrative ?

Comparativement, la justice administrative semble moins souffrir du manque de moyens que la justice judiciaire. Cependant, elle souffre d'un autre mal très particulier : elle est très politisée. Car, si les juges administratifs du premier degré et de l'appel sont des juges presque comme les autres, les membres du Conseil d'Etat, juridiction suprême de l'ordre administratif, sont recrutés pour partie par la voie de l'ENA et pour partie (la moitié) par nomination par le président de la République.

Dans ce dernier cas, le président nomme qui bon lui semble au sommet de la juridiction administrative, sans recueillir d'autre avis que celui du vice-président du Conseil d'Etat qui est aussi un ex-secrétaire général du gouvernement.

Le président sortant n'a pas dérogé à la pratique instaurée par ses prédécesseurs : il a nommé entre les deux tours de l'élection deux anciens membres de son cabinet au Conseil d'Etat. Aucun des deux ne possède ne serait-ce qu'un diplôme de droit.

Chez nos plus proches voisins européens, en Italie, en Espagne, en Allemagne, il est indispensable de justifier des plus hautes qualifications juridiques (ce qui semble évident nous parlons de la cour suprême !) et d'avoir démontré une aptitude à l'exercice des fonctions de juge.

Comment expliquer aux citoyens, aux entreprises, aux collectivités territoriales qui ont sollicité du juge administratif une décision impartiale dans leurs litiges avec un préfet, un ministre ou le président de la République lui-même, que la question va être tranchée en partie par des personnes nommées en raison de leur proximité du pouvoir politique et qui ne possèdent aucun diplôme de droit ?

Il est normal de s'émouvoir lorsque tel procureur ou tel magistrat judiciaire est nommé en raison de sa proximité avec le pouvoir. Cependant il faut rappeler que cette nomination est soumise à l'avis préalable du Conseil supérieur de la magistrature, et que cette nomination concerne des personnes qui sont déjà magistrats.

Pourquoi les nominations qui interviennent au Conseil d'Etat au bon vouloir du président ne provoquent aucune réaction ? De même suscite de nombreuses interrogations la pratique - ancienne - mais à nouveau constatée dans le gouvernement de Jean-Marc Ayrault, qui concerne principalement cette fois les membres entrés au Conseil par le concours de l'ENA, de constituer le vivier des cabinets ministériels.

Cela concerne entre 20 et 30 membres en exercice soit environ 15 % des effectifs. A chaque alternance politique la haute juridiction se vide de ses éléments proches de la nouvelle majorité et se remplit des "perdants" par un singulier principe de vases communicants. Cette pratique est la manifestation d'une proximité avec le pouvoir exécutif qui ne nous semble pas compatible avec l'indépendance que doit manifester le juge vis-à-vis des autres pouvoirs. Et ce curieux mouvement de balancier n'est pas de nature à donner au justiciable l'image d'une justice administrative impartiale en son sommet.

François Hollande a dit vouloir restaurer un Etat impartial. Il se trouve dans la position rare de ne devoir son élection à personne d'autre qu'aux Français. Il a donc l'opportunité de réformer une institution, le Conseil d'Etat, utile et efficace mais qui cumule aussi des défauts dont son extrême politisation. Cette politisation n'est pas compatible avec sa mission juridictionnelle et ne donne pas aux justiciables l'apparence d'une justice impartiale.

Le président pourra penser qu'il y a d'autres priorités que de heurter de front une institution aussi puissante que le Conseil d'Etat. Mais ce serait une vision de court terme, car la confiance des opérateurs économiques tient aussi dans la confiance dans un système juridique. On investit dans un pays car l'on sait à quoi s'attendre en termes juridiques et en cas de litiges avec les autorités publiques. Or comment avoir confiance dans une juridiction suprême dont la moitié des membres sont nommés par le président sans conditions et sans réel contrôle ?

A quoi sert le Conseil d’État ?

le 5 01 2014

 

 

Descendant direct du Conseil du Roi, le Conseil d’État se distingue, depuis sa création en 1799 par la Constitution du 22 frimaire an VIII, par sa double fonctionnalité, consultative et contentieuse.

– Le Conseil d’État est le conseiller du Gouvernement. Il est chargé de donner son avis sur la légalité et l’opportunité des projets de lois et des projets de certains décrets. Ce rôle est historiquement sa mission première. Elle explique le mode de recrutement des membres du Conseil d’État et justifie qu’il constitue le premier corps de l’État.

– Le Conseil d’État est le juge administratif suprême. En effet, le système juridictionnel français se caractérise par la séparation entre un ordre juridictionnel judiciaire, dont la cour suprême est la Cour de cassation, et un ordre juridictionnel administratif, dont la cour suprême est le Conseil d’État. Juge, selon les cas, en premier et dernier ressort, en appel ou en cassation, il a toujours le dernier mot en ce qui concerne le règlement des litiges entre l’administration et les administrés. Cette mission se double dès lors d’une fonction jurisprudentielle : il doit unifier le droit administratif.

Dans l’exercice de ses deux fonctions, consultative et contentieuse, le Conseil d’État veille à préserver l’intérêt général et l’efficacité de l’action administrative, tout en protégeant au mieux les droits des citoyens.

Comment le Conseil d’État conseille-t-il le Gouvernement ?

le 2 01 2014

​Le Conseil d’État est d’abord chargé d’examiner des projets de textes avant leur délibération en Conseil des ministres.

La consultation du Conseil d’État est obligatoire pour les projets de loi et d’ordonnances, ainsi que pour les décrets pour lesquels cela a été prévu. Le Conseil peut aussi être consulté de manière facultative, à la demande du Gouvernement, sur tout projet de texte.

Depuis la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008, le président de l’Assemblée nationale et celui du Sénat ont également la faculté de saisir pour avis le Conseil d’État d’une proposition de loi émanant d’un membre de leur assemblée avant son examen en commission. Afin de ne pas porter atteinte au droit d’initiative individuelle reconnu à chaque parlementaire, l’auteur d’une proposition de loi peut s’opposer à sa transmission au Conseil d’État.

Lorsqu’il examine un texte, le Conseil d’État se prononce sur :

  • la forme : il veille à ce que les textes soient bien rédigés ;
  • la légalité : il vérifie le respect des règles de compétence, de procédure et, sur le fond, le respect des textes hiérarchiquement supérieurs ;
  • l’opportunité : il établit le bilan des avantages et des inconvénients du texte. Il ne s’agit pas d’une opportunité politique.

Le Gouvernement n’est pas tenu de suivre les avis du Conseil d’État, mais le fait le plus souvent.

Le Conseil d’État peut aussi être consulté sur toute question par le Gouvernement. Il a par exemple été saisi, au moment de l’affaire du « foulard islamique » en novembre 1989, pour préciser la portée du principe de laïcité.

Ces avis sont secrets sauf si le Gouvernement en décide autrement.

Le Conseil rend enfin des rapports sur des questions particulières et peut attirer l’attention du Gouvernement sur les réformes lui paraissant conformes à l’intérêt général.

Comment le Conseil défend-il les droits des citoyens face à l’administration ?

le 2 01 2014

Le Conseil constitutionnel et les autres institutions indépendantes : toutes les autres questions

En tant que juge administratif suprême, le Conseil d’État veille, depuis sa création, à assurer l’équilibre entre les prérogatives de puissance publique et les droits des citoyens. Il n’a pas cessé cependant de renforcer la soumission de l’administration au droit et, par conséquent, la protection des citoyens.

Les citoyens peuvent exercer un recours pour excès de pouvoir devant la juridiction administrative, afin de demander l’annulation pour illégalité d’un acte administratif. Le Conseil d’État vérifie à cette occasion :

  • la légalité externe de l’acte : l’auteur de l’acte était-il compétent ? Les procédures prévues par la loi ont-elles été respectées ?
  • la légalité interne de l’acte : l’acte a-t-il bien été pris dans un but d’intérêt général (contrôle du détournement de pouvoir) ? Les faits qui ont justifié l’acte sont-ils avérés et justifiaient-ils l’acte pris ?

Le Conseil d’État a aussi permis la mise en jeu de la responsabilité de l’administration. Jusqu’à la fin du XIXe siècle, un régime d’irresponsabilité était appliqué lorsqu’un citoyen subissait un dommage du fait de l’administration. Progressivement, le Conseil d’État a fait évoluer sa jurisprudence en reconnaissant plus largement la responsabilité de l’administration et donc l’indemnisation des victimes. Il lui arrive, dans certains cas, d’engager la responsabilité de l’administration même en l’absence de faute (ex : en matière de responsabilité médicale).

​Le Conseil d’État est composé d’auditeurs, de maîtres des requêtes et de conseillers d’État. À l’exception de certains emplois supérieurs réservés aux conseillers d’État (vice-président du Conseil d’État, présidents de section, présidents de sous-section au sein de la section du contentieux), les auditeurs et les maîtres des requêtes effectuent un travail similaire à celui des conseillers d’État.

Deux modes de recrutement existent : le concours et la nomination « au tour extérieur », à savoir la nomination par le Gouvernement, par exemple, de cadres supérieurs de l’administration active ou de personnalités du secteur privé.

Les auditeurs au Conseil d’État sont recrutés par la voie du concours, celui de l’École nationale d’administration (ENA). Ainsi, chaque année, un certain nombre de postes d’auditeurs (entre quatre et six) sont offerts aux élèves sortants de l’ENA.

Les maîtres des requêtes sont, pour les trois-quarts d’entre eux, recrutés parmi les auditeurs, à partir de 3 à 4 ans d’ancienneté. Le quart des emplois restant est pourvu au tour extérieur (il faut être âgé de 30 ans et justifier de dix années de service public).

Les conseillers d’État sont, pour les deux tiers, recrutés parmi les maîtres des requêtes à l’ancienneté. Le tiers restant est nommé au tour extérieur (la seule condition est d’être âgé d’au moins 45 ans).

À côté de ces membres ordinaires (auditeurs, maîtres des requêtes, conseillers d’État), le Conseil compte des membres extraordinaires. Parmi eux, figurent douze conseillers d’État nommés par le Gouvernement par décret en Conseil des ministres, pour seulement quatre ans. Ils participent uniquement aux activités consultatives du Conseil.

Le Conseil d’État est par conséquent, composé de personnalités diverses, tant par leur âge que par leur origine professionnelle, qui font ainsi bénéficier le Conseil de leur expérience.

Comment s’organise le Conseil d’État ?

le 2 01 2014

Le Conseil d’État est présidé par le vice-président, appellation qui rappelle la lointaine époque où le Conseil d’État était présidé par le chef de l’État ou par une autorité politique.

Depuis octobre 2006, le vice-président du Conseil d’État est M. Jean-Marc Sauvé, ancien secrétaire général du Gouvernement.

– L’organisation du Conseil en matière consultative est la suivante :

  • la section du rapport et des études prépare le rapport annuel ainsi que des études, veille à l’exécution des décisions des juridictions administratives et assure des missions de coopération internationale ;
  • cinq sections administratives donnent des avis, chacune dans un champ de compétence particulier : section des finances, section de l’intérieur, section sociale, section des travaux publics, section de l’administration.

La plupart des avis sont rendus par l’une des sections administratives, mais les plus importants le sont par l’Assemblée générale. Celle-ci peut siéger en formation ordinaire (vice-président, six présidents de section et trente-cinq conseillers d’État) ou en formation plénière (les présidents de sections et tous les conseillers d’État). Les décisions urgentes sont prises par la commission permanente (vice-président, un président de section et douze conseillers d’État).

– Concernant l’organisation en matière contentieuse, la section du contentieux est composée de dix sous-sections ayant chacune un domaine de compétence propre.

Les arrêts posant le moins de difficultés sont rendus par l’une des sous-sections ou par des sous-sections réunies.

Lorsqu’une affaire présente une difficulté particulière, elle est jugée par :

  • la section du contentieux réunie en formation de jugement ;
  • ou par l’assemblée du contentieux composée du vice-président du Conseil d’État, des sept présidents de sections, des trois présidents adjoints de la section du contentieux, du président de la sous-section qui a instruit l’affaire, des quatre présidents de sous-section les plus anciens dans leurs fonctions en dehors du précédent et du rapporteur.

 

Les membres du Conseil d'État

Premier corps de l'État, le Conseil d'État comprend 300 membres dont les deux tiers sont en activité au sein du Conseil et un tiers à l'extérieur.

Le statut des membres du Conseil d'État est finalement moins défini par les textes que garanti par la pratique.

S'agissant des textes, il faut mentionner les dispositions du Code de justice administrative issues du décret du 30 juillet 1963 portant statut des membres du Conseil d'État. Ces dispositions statutaires sont très proches du droit commun de la fonction publique (et, notamment, aucune inamovibilité n'est formellement instituée), à plusieurs exceptions près : aucune notation n'est prévue, aucun tableau d'avancement n'est établi et une commission consultative remplace à la fois la commission administrative paritaire et le comité technique paritaire.

C'est finalement davantage de la pratique que viennent les garanties dont jouissent les membres du Conseil d'État. Trois pratiques sont à cet égard aussi anciennes que décisives :

  • tout d'abord, la gestion du Conseil d'État et de ses membres est assurée de façon interne, par le bureau du Conseil d'État, composé du Vice-Président, des sept présidents de section et du secrétaire général du Conseil d'État, sans interférences extérieures ;
  • ensuite, même si les textes ne garantissent pas l'inamovibilité des membres du Conseil, en pratique, cette garantie existe, sauf situation tout à fait exceptionnelle, comme en 1940-44 ;
  • enfin, si l'avancement de grade se fait, en théorie, au choix, il obéit, dans la pratique, strictement à l'ancienneté, ce qui assure aux membres du Conseil d'État une grande indépendance, tant à l'égard des autorités politiques qu'à l'égard des autorités du Conseil d'État elles-mêmes.

 

 

 

30.07.2017 : 539. Tomber amoureux ! :

« Avec quelle insouciance la plupart des hommes et des femmes entrent dans une relation amoureuse ou dans le mariage ! Ils s’imaginent que tout va être facile, léger, plaisant, car évidemment l’autre n’est là que pour répondre à leurs désirs et leur faire passer des moments agréables. Mais peu à peu ils commencent à sentir que ce n’est pas si simple, et voilà les discussions, les affrontements, jusqu’à ce qu’ils comprennent que pour rétablir la situation, ils doivent faire des efforts et s’oublier un peu pour penser à l’autre. Ce qu’ils prenaient pour une aventure romantique, un conte de fées, est en réalité une école où ils commencent à faire cet apprentissage le plus important pour chaque être humain : l’élargissement de la conscience.
Vous vous demandez en quoi consiste cet élargissement de la conscience ? Tout simplement à sortir de son moi limité, égocentrique, pour entrer dans l’immense communauté des êtres ; et pour beaucoup, cet apprentissage commence inévitablement quand il leur arrive ce qu’on appelle « tomber amoureux ». »


Omraam Mikhaël Aïvanhov

 

25.07.2017 : 538. Austérité ... pas pour tous ! :

Le gouvernement veut continuer à faire payer les travailleurs et les jeunes pour la crise provoquée par la criminalité financière des classes capitalistes. Après la crise économique en 2008, le capitalisme européen a intensifié les mesures d’austérité et les coupes sociales à travers l’Europe, y compris en Grèce, qui ont produit une catastrophe sociale. Des millions des travailleurs ont souffert une destruction sans précédent de leurs acquis ; des millions d’emplois ont été supprimés.

L’austérité n’a pas réduit la dette publique, qui continue à grimper. C’est l’aristocratie financière qui a largement bénéficié de ces coupes sociales drastiques. Les allégations selon lesquelles l’État n’a pas d’argent est une fraude. Au courant de la dernière décennie, alors que la classe ouvrière voyait s’effondrer leurs salaires et leurs acquis, les super riches ont énormément augmenté leurs fortunes. L’argent extrait de la classe ouvrière par l’élimination des programmes sociaux de base est allé directement dans les poches de super-riches.

La fortune totale des milliardaires français a bondi de 21 pour cent par rapport à 2016, à 245 milliards de dollars, selon le magazine Forbes. Les seuls 10 Français les plus riches détenaient 20 milliards d’euros en 1996 ; mais leurs richesses ont atteint 71,3 milliards d’euros en 2009. Entre 2009 et 2015, le montant a augmenté pour s’élever en 2015 à 195,3 milliards d’euros, selon le magazine économique Challenges. Le capital de ces dix Français les plus riches avait donc augmenté en moyenne de 273 pour cent.

Selon ce même hebdomadaire, le capital cumulé des 500 fortunes plus grosses fortunes s’élève en 2015 à 460 milliards d’euros, cinq fois plus qu’en 1996.

Alors que les gouvernements successifs mènent des attaques sociales contre la population, ils font tout pour que les riches puissent bénéficier de réductions de leurs impôts, grâce au bouclier fiscal. Sous Hollande, les plus riches ont bénéficié des allègements sur l’ISF en 2015.

En 2016, Le Canard enchaîné s’est procuré un document de la Direction générale des finances publiques (DGFIP) recensant les allègements sur l’ISF (Impôt de solidarité sur la fortune) en 2015. Sur les 50 contribuables les plus riches, 11 d’entre eux n’ont pas payé d’ISF grâce au bouclier fiscal du PS. Selon le Canard, « les 50 contribuables les plus riches auraient dû payer 220 millions d’euros d’ISF. Finalement, avec la réduction Hollande, ils n’ont payé que 21 millions d’euros. Soit une réduction de -90% d’ISF. Record à battre. »

Kumaran Ira

source: https://www.wsws.org/fr/articles/2017/jul2017/fapl-j24.shtml

 

09.07.2017 : 537. D'après la revue de presse de Jovanovich :

LES ETATS-UNIS VONT-ILS EXPLOSER: 12 ETATS EN FAILLITE 
du 4 au 8 juillet 2017 : Faute de pouvoir se mettre d'accord sur les (coupes dans les) budgets, en ce moment même 11 Etats américains (rien que ça !!!!) sont virtuellement en faillite et ont décidé de stopper tous les services publics, que ce soit parcs, bibliothèques, entretien des routes, etc., etc. 

Les Etats de l'Oregon, du Connecticut, du New Jersey, de l'Illinois, du Maine, de Porto Rico (pas vraiment un Etat, mais presque), du Delaware (!!!), du Massachusetts, de Rhode Island et du Wisconsin, sans compter la Pennsylvanie et le Michigan ont des budgets fiscaux si bas (par rapport aux prévisions) que les politiques sont obligés de choisir les fauteuils de leur bureaux qu'ils vont sacrifier...

Que voulez-vous faire quand votre pays a 100 millions de chômeurs sur 320 millions d'habitants et presque 50 millions vivant de "food stamps" ??? 

 

06.07.2017 : 535. Le pneumologue Michel Aubier condamné :

Le tribunal a tranché mercredi dans l’affaire du pneumologue qui avait caché ses liens avec Total devant une commission d’enquête sur la pollution de l’air.

LE MONDE | 05.07.2017 à 06h39 • Mis à jour le 05.07.2017 à 16h35 |Par Stéphane Mandard

 

Le professeur Michel Aubier est entré dans l’histoire en devenant la première personne condamnée pour avoir menti sous serment devant une commission d’enquête parlementaire. La 31e chambre correctionnelle de Paris l’a en effet condamné mercredi 5 juillet à une peine de six mois de prison avec sursis et à une amende de 50 000 euros.

Le tribunal est donc allé plus loin que le parquet, qui à l’issue de l’audience du 14 juin, avait seulement requis une peine de 30 000 euros d’amende. La présidente du tribunal, Evelyne Sire-Marin, a estimé que cette condamnation était « proportionnée à la gravité des faits : mentir devant la représentation nationale ».

Ancien chef de service à l’hôpital Bichat à Paris, ce pneumologue réputé et très prisé des plateaux télé était poursuivi pour « faux témoignage ». Auditionné le 16 avril 2015 par la commission d’enquête sénatoriale sur le coût financier de la pollution de l’air, le professeur Aubier avait déclaré qu’il n’avait « aucun lien avec les acteurs économiques » du secteur, omettant de préciser au passage qu’il était salarié depuis 1997 par le groupe Total comme médecin-conseil et membre du ­conseil d’administration de la Fondation Total depuis 2007.

« Total a investi sur le professeur Aubier », avait résumé en une formule, lors de l’audience du 14 juin, la procureure de la République, Flavie Le Sueur, avant de requérir la culpabilité du médecin. « Vingt ans de lien salarial, membre de la fondation… c’est la marque d’une adhésion aux valeurs d’une entreprise. Et pendant toutes ces années où il intervenait sur le sujet de la pollution de l’air, il était en même temps salarié de la société Total, dont il nous a dit lui-même qu’elle était polluante ».

« Professeur Diesel »

Un réquisitoire à charge mais une demande de condamnation finalement clémente, alors que le délit de faux témoignage est passible de 75 000 euros d’amende et d’une peine pouvant aller jusqu’à cinq ans de prison. Et que ce pneumologue, rémunéré par l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) et l’université Paris-VII, a été payé jusqu’à 170 000 euros en 2014 par le groupe pétrolier français, comme l’avait révélé Le Monde le 12 juin.

Une collaboration que le médecin n’avait cru bon de mentionner ni aux sénateurs, ni à l’AP-HP (son employeur principal), ni dans sa déclaration publique d’intérêt auprès de la Haute Autorité de santé, dont il était membre.

« Pour moi, il n’y avait pas de conflit d’intérêts », avait répété pendant l’audience Michel Aubier, aujourd’hui retraité et âgé de 69 ans, mais dont le contrat avec Total se poursuit jusqu’à la fin de l’année. « Si je me retrouvais dans cette situation aujourd’hui, je le déclarerais », avait-il tout de même consenti en fin d’audience, acculé par la présidente du tribunal, Evelyne Sire-Marin.

Devant les sénateurs, le professeur Aubier avait également choqué son auditoire en estimant que le nombre de cancers liés à la pollution était « extrêmement faible ». Lors de son procès, il avait essayé de se défaire de son étiquette de « professeur Diesel ». En vain. « Je n’ai jamais minimisé les effets de la pollution sur la santé. Je n’ai jamais été un négationniste, avait-il soutenu. C’est totalement erroné. » Un jeu de mot involontaire qui avait fait sourire la salle, mais pas la présidente.

« Un verdict exemplaire »

Dans le jugement qu’elle a rendu mercredi, Evelyne Sire-Marin a estimé que les peines étaient « motivées par la particulière gravité de ce faux témoignage de M.Aubier, fait en toute conscience devant la représentation nationale, alors que, comme l’a souligné à l’audience le sénateur Husson, les commissions d’enquêtes parlementaires travaillent pour éclairer le législateur dans l’intérêt général, en s’appuyant sur les auditions publiques de personnalités expertes, qu’elles choisissent en toute confiance ».

Le jugement était très attendu par les associations Ecologie sans frontière et Générations futures, parties civiles dans ce dossier.

« Nous sommes extrêmement satisfaits, c’est un verdict exemplaire, déclareNadir Saïfi, d’Ecologie sans frontière. C’est un message très clair à tous les Aubier de France et d’Europe, qui sont nombreux en situation de conflit d’intérêts. »

Nadir Saïfi fut la cheville ouvrière de la commission d’enquête sénatoriale en tant que conseiller parlementaire de la sénatrice Leïla Aïch. Soulagé par ce jugement, il exhorte désormais le ministre de la transition écologique « Nicolas Hulot et la ministre de la santé [Agnès Buzyn] à se mettre d’accord pour que les conflits d’intérêts en matière de santé publique soient reconnus comme des circonstances aggravantes ».

 

28.06.2017 : 534. Prophéties des Andes :

https://www.youtube.com/watch?v=WIpzXB84zQ4&list=PL52cOm_lZIZQx7UaBZu1sve-fbDqIkAvx&index=2

 

17.06.2017 : 533. 

La vie est ce que tu en fais.

 

La vie est ce que tu en fais,

alors, n'accuse jamais qui que ce soit d'autre

pour l'état dans lequel tu es,

mais sache que tu en es responsable.

Change ton attitude et tu peux changer toute ta façon de voir.

Adopte une attitude constructive envers la vie.

Construis toi le meilleur à partir de ce que tu vois tout autour de toi

et ignore le reste, ne lui donne aucune force de vie

et cela disparaitra.

Aujourd'hui est un jour nouveau et ce que tu en fais dépend de toi !

 

- Eileen CADDY - "La petite voix"

 

14.06.2017 : 532. 

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10.06.2017 : 531. Où va-t-on ?

« Ce que nous ne voulons pas, c’est que le capital international aille chercher la main-d’œuvre sur les marchés où elle est le plus avilie, humiliée, dépréciée, pour la jeter sans contrôle et sans réglementation sur le marché français, et pour amener partout dans le monde les salaires au niveau des pays où ils sont le plus bas. C’est en ce sens, et en ce sens seulement, que nous voulons protéger la main-d’œuvre française contre la main-d’œuvre étrangère, non pas je le répète, par un exclusivisme chauvin, mais pour substituer l’internationale du bien-être à l’internationale de la misère . » Jean-Jaurès « discours pour un socialisme douanier » 17 février 1894.

 

 

 

03.06.2017 : 530. L’image contient peut-être : 1 personne, texte

 

22.05.2017 : 529.Les bases :

« Le Maître Peter Deunov donnait la règle suivante : « Place la bonté comme base de ta vie, la justice comme mesure, la sagesse comme limite, l’amour comme délectation et la vérité comme lumière. » Si on approfondit cette règle, on la trouvera extrêmement instructive.
La bonté est la seule base solide sur laquelle un édifice peut reposer. Même si cet édifice est beau, intelligent, il s’écroulera si la bonté, cette bienveillance qu’on est capable de manifester à tous les êtres, ne le soutient pas.
La justice est une qualité de mesure. Être juste, comme l’indique le symbole de la balance, c’est savoir toujours préserver l’équilibre : ne pas peser sur un seul plateau, mais veiller à ajouter un peu d’un côté, à retrancher un peu de l’autre…
La sagesse est une limite, c’est-à-dire une frontière grâce à laquelle nous pouvons nous protéger des ennemis extérieurs et intérieurs qui nous menacent.
L’amour nous donne le goût des choses. Même si nous possédons la richesse, le savoir, la gloire, combien la vie nous paraîtrait insipide sans l’amour !
La vérité est la lumière qui éclaire notre route : grâce à elle nous avançons sans risque de nous égarer ou de faire une chute. »


Omraam Mikhaël Aïvanhov

 

19.05.2017 : 528. Tout est progression :

« Dans une solution acide incolore, le chimiste verse quelques gouttes d’un réactif appelé « tournesol » : le liquide devient rouge. Maintenant, goutte après goutte, il ajoute une solution basique : aucun changement ne se produit d’abord. Mais il continue lentement, goutte après goutte, et soudain le liquide vire au bleu. De ce phénomène nous pouvons tirer une leçon pour la vie psychique. L’homme qui transgresse les lois divines ne voit pas tout de suite les détériorations qui se produisent en lui, il s’imagine pouvoir continuer impunément… Mais voilà qu’un jour, une transgression de plus, et intérieurement il s’écroule.
Cette loi se vérifie évidemment aussi pour le bien. Quelqu’un vient se plaindre à moi que depuis des années il s’applique à faire un travail sur lui-même, sans obtenir de résultat, et il est découragé. Je suis obligé de lui dire qu’il ne sait pas raisonner, car ses efforts ne peuvent pas donner immédiatement des résultats visibles et tangibles. Il doit continuer et un jour, nécessairement, la transformation se produira. Pour le bien comme pour le mal, ce n’est pas parce que pendant longtemps on ne voit rien, qu’il ne se passe rien. »


Omraam Mikhaël Aïvanhov

 

04.05.2017 : 527. L’image contient peut-être : texte

 

02.05.2017 : 526. Commentaires sur le 1er tour :

             https://youtu.be/d70SakbjKKs

 

30.04.2017 : 525. Les Français se préparent à voter !

http://www.dailymotion.com/video/x5ce4w9

 

 

 

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