H.Philosophie 547

                                                  

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23.09.2017 : 547. Sagesse :

« Chaque appréciation que les humains portent sur les êtres et les choses découle d’une comparaison : ils préfèrent telle personne à telle autre, telle chose à telle autre, et pour se prononcer, pour dire leur préférence, il faut d’une certaine façon qu’ils aient comparé. Ainsi, toute leur vie ils comparent leur maison, leur voiture à celles du voisin, et ils s’efforcent d’égaler ceux qui possèdent davantage de choses, meilleures, plus vastes, plus belles, parce qu’ils les croient plus heureux.
Pour le domaine matériel, les humains sont parfaits dans la comparaison. Mais pour le domaine spirituel, ils ne sont pas tellement disposés à comparer : s’ils rencontrent un sage, un être désintéressé, plein d’amour, maître de lui-même, ils ne se demandent pas : « Mais comment je suis, moi, à côté de lui ? »… Avec cette mentalité, jamais ils ne progresseront. Pour progresser, il faut se comparer à des êtres exceptionnels, à tous les grands Maîtres spirituels de l’humanité, et se dire : « Comment ajuster ma compréhension à la leur ? Voyons s’ils ne peuvent pas m’apprendre une meilleure façon de penser et de me conduire. » »


Omraam Mikhaël Aïvanhov

 

15.09.2017 : 546. Qu'est–ce que la visualisation créatrice ?

La visualisation créatrice, encore appelée visualisation créative, utilise les images mentales à des fins positives pour modifier une mauvaise habitude, atteindre un but, réussir un examen, etc.

On pourrait dire que c'est un travail de préparation mentale qui permet de concrétiser un but que l'on s'est fixé. Elle est utilisée par certains thérapeutes, notamment les sophrologues, ou les coachs, en complément d'autres techniques.

Le relaxologue va suggérer des sensations, des gestes mentaux, des images agréables, positives, visualiser le bleu si c'est la couleur que l'on aime, planter un décor contentant tous nos sens par exemple. Ainsi, progressivement, les pensées parasites vont disparaître. On arrive petit-à-petit à calmer le mental. On a substitué aux idées noires ressassées, des images positives : lieu personnel où l'on a été heureux, ce que l'on aime et qui nous fait du bien, perception concrète d'un projet ... Bien qu'étant propres à chacun, ces images recouvrent toujours la projection d'une transformation heureuse ou d'un succès.

La visualisation créative peut s'avérer utile pour :

  • réduire et prévenir le stress ;
  • faire un discours en public ;
  • passer un oral d'examen ;
  • améliorer son estime de soi ;
  • éliminer les mauvaises habitudes ;
  • se mettre au sport ;
  • perdre du poids...

Il existe de nombreux champs d'application. On peut d'ailleurs y joindre d'autres méthodes : lâcher prise, respiration consciente, autosuggestions, etc.

 

02.09.2017 : 545. Scandaleux !!!

IMPÔTS - Les députés ont voté la suppression de la cotisation sociale généralisée (CSG) pour les parlementaires dans un contexte où elle devrait augmenter d'1,7 point pour l'ensemble des Français en 2018. Un député y voit là une "exonération d'impôt inexplicable".

 

25.08.2017 : 544. L'Amour est une Force !

« Vous avez fait un jour la rencontre d’un homme ou d’une femme qui vous a inspiré un profond sentiment d’affection. Avez-vous observé les transformations que la seule présence de ce sentiment a produites en vous ? Soudain, vous avez été entraîné à penser et à agir de façon différente, et pas seulement vis-à-vis de cette personne : c’est avec tous les êtres autour de vous, et même avec la nature et avec les objets, que vous avez maintenant d’autres relations. Tant de choses que vous ne voyiez pas et ne sentiez pas auparavant commencent à vous apparaître et vous poussent à entreprendre de nouvelles activités ! Car l’amour est une force, et cette force agit sur vous, sur votre mental, sur votre volonté, sur votre corps même, et il vous donne d’immenses possibilités.
L’amour, c’est comme l’essence pour votre voiture : si vous avez de l’essence dans le réservoir, vous pouvez aller très loin, mais si l’essence manque, où irez-vous ? Et si l’amour manque, où irez-vous ?… »


Omraam Mikhaël Aïvanhov

 

18.08.2017 : 543. Maîtrise :

« Parce que les humains n’ont jamais étudié les conséquences lointaines d’une pensée, d’une parole, d’un acte, ils ne savent pas où leur refus des règles morales va les entraîner. S’ils avaient plus de discernement, ils sentiraient qu’au moment même où ils rejettent ces règles, ils s’affaiblissent, car ils ouvrent la porte à des puissances ténébreuses qui s’emparent d’eux et les ligotent. C’est une loi : moins on contrôle ses pensées, ses désirs, ses caprices, plus on devient esclave.
Vous dites que vous voulez être libre de satisfaire tous vos désirs ? Bien, mais sachez d’avance que c’est le chemin direct vers l’esclavage. Vous serez esclave de vous-même, ou plutôt de forces intérieures très primitives qui vous terrasseront et vous domineront complètement. La vraie liberté commence par la maîtrise de soi. Lorsque les sages conseillent de maîtriser ses impulsions, ce n’est pas pour le plaisir de brimer les humains, mais parce qu’ils savent que l’absence de maîtrise ouvre le chemin du déséquilibre, de la maladie et de la mort. »


Omraam Mikhaël Aïvanhov

 

17.08.2017 : 542. Fipronil : oeufs contaminés et "Frontline" (75x+) !!!

C’est le feuilleton sanitaire de l’été : avons-nous mangé des oeufs contaminés au Fipronil ?… Mystère car le produit s’est disséminé un peu partout dans la chaîne alimentaire et chacun se demande si l’omelette, pourtant délicieuse, de Tante Odile ne serait pas empoisonnée. Mais c’est ailleurs qu’il aurait fallu regarder…

Il faut ingérer un milligramme à peine chaque jour pour que les autorités s’inquiètent, c’est peu (7 oeufs nous dit-on). Il faut dire queles effets rapportés sont assez violents car il s’agit d’un neuro-toxique. La puce perd la boule et meurt paralysée… L’homme, nous explique-t-on, est plus résistant qu’une puce… voire… mais je veux bien admettre qu’il faut une plus grosse quantité de Fipronil pour l’abattre. Combien ?

Si vous êtes propriétaire d'un animal, chien ou chat, vous connaissez bien le Fipronil car régulièrement, il faut débarrasser Kiki de ses puceset vous lui administrez alors un produit appelé Frontline des Laboratoires Merial. Savez vous quelle quantité de Fipronil vous allez lui administrer ? Si vous utilisez un spray, sachez qu’on recommande 75 mg pour traiter un animal de 10 kg : 75 fois la dose qui inquiète tout le monde…

Si vous avez un gros chien et que vous bataillez pour lui en administrer un peu partout, rien qu’en respirant, vous avez largement crevé les plafonds de l’empoisonnement. Et puis une fois que le gros toutou se sera lèché, lorsqu’il se sera frotté à droite et à gauche,lorsqu’il en aura imbibé meubles et tapis vous pourrez bénéficier d’une bonne dose pendant un bout de temps. Au fait, ne vous avisez pas de le caresser pendant que vous mangez… ou de laisser un enfant lui faire des mamours. Mais au moins, vous n’aurez pas de puces.

Le vrai scandale du Fipronil ne se trouve donc pas dans les oeufs frelatés mis en vente ces derniers jours mais au coeur de nos foyers. Il y a plus de Fipronil sur le chat que vous venez de traiter de retour de vacances que dans toutes les boîtes d’oeufs du monde. Pauvre chat… et pauvre de vous qui faisiez jusqu’ici pschitt, pschitt allègrement, sans savoir.

Rappelons simplement que dans la filière bio, on n’utilise pas de Fipronil - ce que la presse dit peu, bizarrement. Scandales après scandales, les « gendubio » recueillent heureusement les fruits de leur probité. Je l’ai constaté cet été dans la « Bio Vallée » de la Drôme où je suis allé quelques temps pour me ressourcer. 

Ici il y a des gens qui croient à un autre monde, qui pensent partage, sobriété, bonheur simple, gratuité. Ils ont peu d’argent bien souvent et peu de besoins, mais ils vivent là depuis un bout de temps, et de mieux en mieux. Ils boivent des coups avec les gens du coin, chantent, dansent, jouent de la musique à la fête du village. Il y en a qui font des eaux florales et d’autres qui donnent des cours de tango. Ils me font penser à mes aînés qui refaisaient le monde en 68. Pendant qu’ailleurs on se méfie de l’oeuf, ici, on remercie la poule de l’avoir pondu.

Bonne fin d’été à tous. On se retrouve en septembre. 

Alexandre Imbert. Alternative Santé.

 

08.08.2017 : 541. Vous avez dit "Insincérité" ! :

"Le faux en budget public" !!! :

Qu’apprend-on dans le rapport d’audit du budget 2017 présenté au Parlement et du programme de stabilité 2017/2020 adressé à la Commission de Bruxelles : que les recettes retenues sont nettement exagérées et que les dépenses inscrites sont nettement sous-estimées, que l’annualité budgétaire n’est pas strictement respectée et donc que les déficits officiellement publiés sont très en retrait de la réalité normalement prévisible.

Et ce non pas parce que l’on s’est trompé, mais parce qu’au moment même où ils ont été arrêtés – au début du troisième trimestre civil 2016 au plus tard – ces chiffres ne pouvaient pas correspondre à la réalité alors prévisible.

En clair, la collusion implicite des autorités politiques responsables (Président, Premier ministre, autres ministres et cabinets notamment) et des quelques éléments les plus dociles de la haute fonction publique, scellée par une efficace loi du silence que rémunèrent des primes conséquentes, a permis de duper efficacement le Parlement, le peuple, l’Europe et tous les organismes de contrôle sur des chiffres qui donnent sciemment une image insincère et infidèle des finances de la Nation.

Il s’agit d’une sorte de forfaiture en raison à la fois de l’importance des sommes en cause, de la gravité de l’infraction (on ment sciemment à la représentation nationale et aux autorités de Bruxelles) et de toutes les conséquences qui s’ensuivent.

C’est en effet la plus haute faute que puissent commettre tous ceux qui sont les gardiens institutionnels de la formulation, de l’évaluation et du respect des engagements chiffrés du pays puisqu’ils trompent volontairement la confiance de la Nation, tout en attentant à la justesse de ses choix et à la fiabilité de la signature de l’État.

LEUR NÉCESSAIRE SANCTION

Et alors que dans le secteur privé des dérives de quelques centaines de milliers ou de quelques millions d’euros, qui concernent au plus quelques centaines ou quelques milliers de personnes mènent tout droit au délit de présentation de faux bilan, avec le risque de lourdes peines d’emprisonnement (5 ans) et d’amendes (375 000 euros), on ne voit vraiment pas pourquoi on ne créerait pas en secteur public une infraction symétrique, mais spécifique de « faux en budget public » que comme tout Commissaire aux comptes relevant un risque de délit, la Cour des comptes serait tenue de signaler au Parquet.

Cette qualification viserait tous ceux qui, aux commandes de l’État (ou d’ailleurs de toute autre collectivité publique), participent d’une manière ou d’une autre à la falsification volontaire et pour des montants significatifs des prévisions budgétaires annuelles ou pluriannuelles qui, lorsqu’elles sont nationales, portent sur plusieurs milliards d’euros, concernent 67 millions de Français et engagent le pays tout entier.

Certes on a bien récemment créé quelques filtres techniques et on a mis en place diverses instances ou diverses procédures pour tenter de pallier en amont l’insuffisance patente du contrôle parlementaire, mais l’exemple actuel le montre : ces précautions administratives sont largement insuffisantes et elles ne dissuadent personne.

Pour les éradiquer, il suffirait sans doute de confier tout simplement ces affaires d’altération dolosive des chiffres publics aux juridictions pénales de l’ordre judiciaire, qui ont acquis au fil des décennies et des fraudes une longue expérience dans la traque et la répression de ce genre d’abus.

En effet après de trop nombreuses alertes sur des pratiques douteuses, mais dont on n’avait pu caractériser jusqu’au bout l’approche frauduleuse, après de trop nombreux engagements d’équilibre ou de réduction des déficits non tenus envers l’Europe, on ne peut rester sans réagir.

Ne serait-ce que pour restaurer sa crédibilité financière, le pays se doit donc d’adopter des sanctions sévères afin de décourager efficacement les « faux-monnayeurs » qui sévissent dans les cuisines des Ministères directement en charge du budget, en faussant et en dénaturant notre information financière.

Bercy ne doit pas au terme cette sinistre découverte demeurer le repaire inexpugnable de ceux qui trafiquent impunément les chiffres pour leurs intérêts propres, aussi bien en faussant les décisions de la Nation (ou de la collectivité en cause) qu’en sapant impunément son crédit.

Cette affaire est beaucoup trop grave pour se régler à partir du fatras habituel des conseils, des commissions, des autorités hautes ou pas ou encore de cours aussi spéciales que confidentielles, dont l’histoire récente a confirmé le peu d’efficacité, l’extrême sélectivité, quand ce n’est pas la partialité.

Donc le seul moyen de mettre un terme à ces pratiques aussi vénéneuses que préjudiciables, c’est de faire que la Justice – la judiciaire et pas l’administrative beaucoup trop proche de ceux qu’il faudra sanctionner – passe sans férir là où jusqu’à présent sa venue n’avait jamais été ni souhaitée, ni prévue.

Il est probable que cette seule réforme – quasiment gratuite et qui peut être très diligemment mise en place – on a vu récemment que le pôle financier pouvait réagir sous 48 heures – suffirait à redonner beaucoup de vertu à tous ceux qui, jusqu’ici, croyaient pouvoir impunément en manquer.

Elle viendrait ainsi parfaire de manière éclatante cette moralisation de la vie publique, qui ne peut évidemment exister tant qu’on laisse des Ministres avec leurs Cabinets s’assurer la complicité de très hauts fonctionnaires, pour bailler librement des chiffres truqués à la représentation nationale, aux citoyens et à l’Europe.

Par Thierry BENNE, Revue Contrepoints.

 

02.08.2017 : 540. Un Conseil d’État trop politisé : L'institution est à réformer.

http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/05/28/un-conseil-d-etat-trop-politise_1708440_3232.html

LE MONDE | • Mis à jour le 28/05.12

Par Camille Mialot, avocat spécialiste en droit public
 

François Hollande l'a affirmé, la réforme de la justice sera la priorité. Beaucoup l'ignorent, mais la justice, en France, est divisée en deux : d'un côté, la justice judiciaire avec ses grands dossiers médiatiques - les "affaires" - et aussi son quotidien (les divorces et les conflits entre personnes privées) ; et de l'autre, la justice administrative, plus discrète. Son rôle est considérable puisque le juge administratif tranche les conflits que toute personne peut avoir avec l'administration au sens large : collectivités territoriales, ministre, Conseil supérieur de l'audiovisuel, etc.

Le rôle de la justice administrative est fondamental pour la garantie de la démocratie et de l'Etat de droit, car toute personne concernée doit pouvoir contester les décisions illégales des autorités publiques. Or la réforme de la justice administrative n'a pas été évoquée lors de la campagne présidentielle. Cela signifie-t-il que tout va bien dans la justice administrative ?

Comparativement, la justice administrative semble moins souffrir du manque de moyens que la justice judiciaire. Cependant, elle souffre d'un autre mal très particulier : elle est très politisée. Car, si les juges administratifs du premier degré et de l'appel sont des juges presque comme les autres, les membres du Conseil d'Etat, juridiction suprême de l'ordre administratif, sont recrutés pour partie par la voie de l'ENA et pour partie (la moitié) par nomination par le président de la République.

Dans ce dernier cas, le président nomme qui bon lui semble au sommet de la juridiction administrative, sans recueillir d'autre avis que celui du vice-président du Conseil d'Etat qui est aussi un ex-secrétaire général du gouvernement.

Le président sortant n'a pas dérogé à la pratique instaurée par ses prédécesseurs : il a nommé entre les deux tours de l'élection deux anciens membres de son cabinet au Conseil d'Etat. Aucun des deux ne possède ne serait-ce qu'un diplôme de droit.

Chez nos plus proches voisins européens, en Italie, en Espagne, en Allemagne, il est indispensable de justifier des plus hautes qualifications juridiques (ce qui semble évident nous parlons de la cour suprême !) et d'avoir démontré une aptitude à l'exercice des fonctions de juge.

Comment expliquer aux citoyens, aux entreprises, aux collectivités territoriales qui ont sollicité du juge administratif une décision impartiale dans leurs litiges avec un préfet, un ministre ou le président de la République lui-même, que la question va être tranchée en partie par des personnes nommées en raison de leur proximité du pouvoir politique et qui ne possèdent aucun diplôme de droit ?

Il est normal de s'émouvoir lorsque tel procureur ou tel magistrat judiciaire est nommé en raison de sa proximité avec le pouvoir. Cependant il faut rappeler que cette nomination est soumise à l'avis préalable du Conseil supérieur de la magistrature, et que cette nomination concerne des personnes qui sont déjà magistrats.

Pourquoi les nominations qui interviennent au Conseil d'Etat au bon vouloir du président ne provoquent aucune réaction ? De même suscite de nombreuses interrogations la pratique - ancienne - mais à nouveau constatée dans le gouvernement de Jean-Marc Ayrault, qui concerne principalement cette fois les membres entrés au Conseil par le concours de l'ENA, de constituer le vivier des cabinets ministériels.

Cela concerne entre 20 et 30 membres en exercice soit environ 15 % des effectifs. A chaque alternance politique la haute juridiction se vide de ses éléments proches de la nouvelle majorité et se remplit des "perdants" par un singulier principe de vases communicants. Cette pratique est la manifestation d'une proximité avec le pouvoir exécutif qui ne nous semble pas compatible avec l'indépendance que doit manifester le juge vis-à-vis des autres pouvoirs. Et ce curieux mouvement de balancier n'est pas de nature à donner au justiciable l'image d'une justice administrative impartiale en son sommet.

François Hollande a dit vouloir restaurer un Etat impartial. Il se trouve dans la position rare de ne devoir son élection à personne d'autre qu'aux Français. Il a donc l'opportunité de réformer une institution, le Conseil d'Etat, utile et efficace mais qui cumule aussi des défauts dont son extrême politisation. Cette politisation n'est pas compatible avec sa mission juridictionnelle et ne donne pas aux justiciables l'apparence d'une justice impartiale.

Le président pourra penser qu'il y a d'autres priorités que de heurter de front une institution aussi puissante que le Conseil d'Etat. Mais ce serait une vision de court terme, car la confiance des opérateurs économiques tient aussi dans la confiance dans un système juridique. On investit dans un pays car l'on sait à quoi s'attendre en termes juridiques et en cas de litiges avec les autorités publiques. Or comment avoir confiance dans une juridiction suprême dont la moitié des membres sont nommés par le président sans conditions et sans réel contrôle ?

A quoi sert le Conseil d’État ?

le 5 01 2014

 

 

Descendant direct du Conseil du Roi, le Conseil d’État se distingue, depuis sa création en 1799 par la Constitution du 22 frimaire an VIII, par sa double fonctionnalité, consultative et contentieuse.

– Le Conseil d’État est le conseiller du Gouvernement. Il est chargé de donner son avis sur la légalité et l’opportunité des projets de lois et des projets de certains décrets. Ce rôle est historiquement sa mission première. Elle explique le mode de recrutement des membres du Conseil d’État et justifie qu’il constitue le premier corps de l’État.

– Le Conseil d’État est le juge administratif suprême. En effet, le système juridictionnel français se caractérise par la séparation entre un ordre juridictionnel judiciaire, dont la cour suprême est la Cour de cassation, et un ordre juridictionnel administratif, dont la cour suprême est le Conseil d’État. Juge, selon les cas, en premier et dernier ressort, en appel ou en cassation, il a toujours le dernier mot en ce qui concerne le règlement des litiges entre l’administration et les administrés. Cette mission se double dès lors d’une fonction jurisprudentielle : il doit unifier le droit administratif.

Dans l’exercice de ses deux fonctions, consultative et contentieuse, le Conseil d’État veille à préserver l’intérêt général et l’efficacité de l’action administrative, tout en protégeant au mieux les droits des citoyens.

Comment le Conseil d’État conseille-t-il le Gouvernement ?

le 2 01 2014

​Le Conseil d’État est d’abord chargé d’examiner des projets de textes avant leur délibération en Conseil des ministres.

La consultation du Conseil d’État est obligatoire pour les projets de loi et d’ordonnances, ainsi que pour les décrets pour lesquels cela a été prévu. Le Conseil peut aussi être consulté de manière facultative, à la demande du Gouvernement, sur tout projet de texte.

Depuis la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008, le président de l’Assemblée nationale et celui du Sénat ont également la faculté de saisir pour avis le Conseil d’État d’une proposition de loi émanant d’un membre de leur assemblée avant son examen en commission. Afin de ne pas porter atteinte au droit d’initiative individuelle reconnu à chaque parlementaire, l’auteur d’une proposition de loi peut s’opposer à sa transmission au Conseil d’État.

Lorsqu’il examine un texte, le Conseil d’État se prononce sur :

  • la forme : il veille à ce que les textes soient bien rédigés ;
  • la légalité : il vérifie le respect des règles de compétence, de procédure et, sur le fond, le respect des textes hiérarchiquement supérieurs ;
  • l’opportunité : il établit le bilan des avantages et des inconvénients du texte. Il ne s’agit pas d’une opportunité politique.

Le Gouvernement n’est pas tenu de suivre les avis du Conseil d’État, mais le fait le plus souvent.

Le Conseil d’État peut aussi être consulté sur toute question par le Gouvernement. Il a par exemple été saisi, au moment de l’affaire du « foulard islamique » en novembre 1989, pour préciser la portée du principe de laïcité.

Ces avis sont secrets sauf si le Gouvernement en décide autrement.

Le Conseil rend enfin des rapports sur des questions particulières et peut attirer l’attention du Gouvernement sur les réformes lui paraissant conformes à l’intérêt général.

Comment le Conseil défend-il les droits des citoyens face à l’administration ?

le 2 01 2014

Le Conseil constitutionnel et les autres institutions indépendantes : toutes les autres questions

En tant que juge administratif suprême, le Conseil d’État veille, depuis sa création, à assurer l’équilibre entre les prérogatives de puissance publique et les droits des citoyens. Il n’a pas cessé cependant de renforcer la soumission de l’administration au droit et, par conséquent, la protection des citoyens.

Les citoyens peuvent exercer un recours pour excès de pouvoir devant la juridiction administrative, afin de demander l’annulation pour illégalité d’un acte administratif. Le Conseil d’État vérifie à cette occasion :

  • la légalité externe de l’acte : l’auteur de l’acte était-il compétent ? Les procédures prévues par la loi ont-elles été respectées ?
  • la légalité interne de l’acte : l’acte a-t-il bien été pris dans un but d’intérêt général (contrôle du détournement de pouvoir) ? Les faits qui ont justifié l’acte sont-ils avérés et justifiaient-ils l’acte pris ?

Le Conseil d’État a aussi permis la mise en jeu de la responsabilité de l’administration. Jusqu’à la fin du XIXe siècle, un régime d’irresponsabilité était appliqué lorsqu’un citoyen subissait un dommage du fait de l’administration. Progressivement, le Conseil d’État a fait évoluer sa jurisprudence en reconnaissant plus largement la responsabilité de l’administration et donc l’indemnisation des victimes. Il lui arrive, dans certains cas, d’engager la responsabilité de l’administration même en l’absence de faute (ex : en matière de responsabilité médicale).

​Le Conseil d’État est composé d’auditeurs, de maîtres des requêtes et de conseillers d’État. À l’exception de certains emplois supérieurs réservés aux conseillers d’État (vice-président du Conseil d’État, présidents de section, présidents de sous-section au sein de la section du contentieux), les auditeurs et les maîtres des requêtes effectuent un travail similaire à celui des conseillers d’État.

Deux modes de recrutement existent : le concours et la nomination « au tour extérieur », à savoir la nomination par le Gouvernement, par exemple, de cadres supérieurs de l’administration active ou de personnalités du secteur privé.

Les auditeurs au Conseil d’État sont recrutés par la voie du concours, celui de l’École nationale d’administration (ENA). Ainsi, chaque année, un certain nombre de postes d’auditeurs (entre quatre et six) sont offerts aux élèves sortants de l’ENA.

Les maîtres des requêtes sont, pour les trois-quarts d’entre eux, recrutés parmi les auditeurs, à partir de 3 à 4 ans d’ancienneté. Le quart des emplois restant est pourvu au tour extérieur (il faut être âgé de 30 ans et justifier de dix années de service public).

Les conseillers d’État sont, pour les deux tiers, recrutés parmi les maîtres des requêtes à l’ancienneté. Le tiers restant est nommé au tour extérieur (la seule condition est d’être âgé d’au moins 45 ans).

À côté de ces membres ordinaires (auditeurs, maîtres des requêtes, conseillers d’État), le Conseil compte des membres extraordinaires. Parmi eux, figurent douze conseillers d’État nommés par le Gouvernement par décret en Conseil des ministres, pour seulement quatre ans. Ils participent uniquement aux activités consultatives du Conseil.

Le Conseil d’État est par conséquent, composé de personnalités diverses, tant par leur âge que par leur origine professionnelle, qui font ainsi bénéficier le Conseil de leur expérience.

Comment s’organise le Conseil d’État ?

le 2 01 2014

Le Conseil d’État est présidé par le vice-président, appellation qui rappelle la lointaine époque où le Conseil d’État était présidé par le chef de l’État ou par une autorité politique.

Depuis octobre 2006, le vice-président du Conseil d’État est M. Jean-Marc Sauvé, ancien secrétaire général du Gouvernement.

– L’organisation du Conseil en matière consultative est la suivante :

  • la section du rapport et des études prépare le rapport annuel ainsi que des études, veille à l’exécution des décisions des juridictions administratives et assure des missions de coopération internationale ;
  • cinq sections administratives donnent des avis, chacune dans un champ de compétence particulier : section des finances, section de l’intérieur, section sociale, section des travaux publics, section de l’administration.

La plupart des avis sont rendus par l’une des sections administratives, mais les plus importants le sont par l’Assemblée générale. Celle-ci peut siéger en formation ordinaire (vice-président, six présidents de section et trente-cinq conseillers d’État) ou en formation plénière (les présidents de sections et tous les conseillers d’État). Les décisions urgentes sont prises par la commission permanente (vice-président, un président de section et douze conseillers d’État).

– Concernant l’organisation en matière contentieuse, la section du contentieux est composée de dix sous-sections ayant chacune un domaine de compétence propre.

Les arrêts posant le moins de difficultés sont rendus par l’une des sous-sections ou par des sous-sections réunies.

Lorsqu’une affaire présente une difficulté particulière, elle est jugée par :

  • la section du contentieux réunie en formation de jugement ;
  • ou par l’assemblée du contentieux composée du vice-président du Conseil d’État, des sept présidents de sections, des trois présidents adjoints de la section du contentieux, du président de la sous-section qui a instruit l’affaire, des quatre présidents de sous-section les plus anciens dans leurs fonctions en dehors du précédent et du rapporteur.

 

Les membres du Conseil d'État

Premier corps de l'État, le Conseil d'État comprend 300 membres dont les deux tiers sont en activité au sein du Conseil et un tiers à l'extérieur.

Le statut des membres du Conseil d'État est finalement moins défini par les textes que garanti par la pratique.

S'agissant des textes, il faut mentionner les dispositions du Code de justice administrative issues du décret du 30 juillet 1963 portant statut des membres du Conseil d'État. Ces dispositions statutaires sont très proches du droit commun de la fonction publique (et, notamment, aucune inamovibilité n'est formellement instituée), à plusieurs exceptions près : aucune notation n'est prévue, aucun tableau d'avancement n'est établi et une commission consultative remplace à la fois la commission administrative paritaire et le comité technique paritaire.

C'est finalement davantage de la pratique que viennent les garanties dont jouissent les membres du Conseil d'État. Trois pratiques sont à cet égard aussi anciennes que décisives :

  • tout d'abord, la gestion du Conseil d'État et de ses membres est assurée de façon interne, par le bureau du Conseil d'État, composé du Vice-Président, des sept présidents de section et du secrétaire général du Conseil d'État, sans interférences extérieures ;
  • ensuite, même si les textes ne garantissent pas l'inamovibilité des membres du Conseil, en pratique, cette garantie existe, sauf situation tout à fait exceptionnelle, comme en 1940-44 ;
  • enfin, si l'avancement de grade se fait, en théorie, au choix, il obéit, dans la pratique, strictement à l'ancienneté, ce qui assure aux membres du Conseil d'État une grande indépendance, tant à l'égard des autorités politiques qu'à l'égard des autorités du Conseil d'État elles-mêmes.

 

 

 

30.07.2017 : 539. Tomber amoureux ! :

« Avec quelle insouciance la plupart des hommes et des femmes entrent dans une relation amoureuse ou dans le mariage ! Ils s’imaginent que tout va être facile, léger, plaisant, car évidemment l’autre n’est là que pour répondre à leurs désirs et leur faire passer des moments agréables. Mais peu à peu ils commencent à sentir que ce n’est pas si simple, et voilà les discussions, les affrontements, jusqu’à ce qu’ils comprennent que pour rétablir la situation, ils doivent faire des efforts et s’oublier un peu pour penser à l’autre. Ce qu’ils prenaient pour une aventure romantique, un conte de fées, est en réalité une école où ils commencent à faire cet apprentissage le plus important pour chaque être humain : l’élargissement de la conscience.
Vous vous demandez en quoi consiste cet élargissement de la conscience ? Tout simplement à sortir de son moi limité, égocentrique, pour entrer dans l’immense communauté des êtres ; et pour beaucoup, cet apprentissage commence inévitablement quand il leur arrive ce qu’on appelle « tomber amoureux ». »


Omraam Mikhaël Aïvanhov

 

25.07.2017 : 538. Austérité ... pas pour tous ! :

Le gouvernement veut continuer à faire payer les travailleurs et les jeunes pour la crise provoquée par la criminalité financière des classes capitalistes. Après la crise économique en 2008, le capitalisme européen a intensifié les mesures d’austérité et les coupes sociales à travers l’Europe, y compris en Grèce, qui ont produit une catastrophe sociale. Des millions des travailleurs ont souffert une destruction sans précédent de leurs acquis ; des millions d’emplois ont été supprimés.

L’austérité n’a pas réduit la dette publique, qui continue à grimper. C’est l’aristocratie financière qui a largement bénéficié de ces coupes sociales drastiques. Les allégations selon lesquelles l’État n’a pas d’argent est une fraude. Au courant de la dernière décennie, alors que la classe ouvrière voyait s’effondrer leurs salaires et leurs acquis, les super riches ont énormément augmenté leurs fortunes. L’argent extrait de la classe ouvrière par l’élimination des programmes sociaux de base est allé directement dans les poches de super-riches.

La fortune totale des milliardaires français a bondi de 21 pour cent par rapport à 2016, à 245 milliards de dollars, selon le magazine Forbes. Les seuls 10 Français les plus riches détenaient 20 milliards d’euros en 1996 ; mais leurs richesses ont atteint 71,3 milliards d’euros en 2009. Entre 2009 et 2015, le montant a augmenté pour s’élever en 2015 à 195,3 milliards d’euros, selon le magazine économique Challenges. Le capital de ces dix Français les plus riches avait donc augmenté en moyenne de 273 pour cent.

Selon ce même hebdomadaire, le capital cumulé des 500 fortunes plus grosses fortunes s’élève en 2015 à 460 milliards d’euros, cinq fois plus qu’en 1996.

Alors que les gouvernements successifs mènent des attaques sociales contre la population, ils font tout pour que les riches puissent bénéficier de réductions de leurs impôts, grâce au bouclier fiscal. Sous Hollande, les plus riches ont bénéficié des allègements sur l’ISF en 2015.

En 2016, Le Canard enchaîné s’est procuré un document de la Direction générale des finances publiques (DGFIP) recensant les allègements sur l’ISF (Impôt de solidarité sur la fortune) en 2015. Sur les 50 contribuables les plus riches, 11 d’entre eux n’ont pas payé d’ISF grâce au bouclier fiscal du PS. Selon le Canard, « les 50 contribuables les plus riches auraient dû payer 220 millions d’euros d’ISF. Finalement, avec la réduction Hollande, ils n’ont payé que 21 millions d’euros. Soit une réduction de -90% d’ISF. Record à battre. »

Kumaran Ira

source: https://www.wsws.org/fr/articles/2017/jul2017/fapl-j24.shtml

 

09.07.2017 : 537. D'après la revue de presse de Jovanovich :

LES ETATS-UNIS VONT-ILS EXPLOSER: 12 ETATS EN FAILLITE 
du 4 au 8 juillet 2017 : Faute de pouvoir se mettre d'accord sur les (coupes dans les) budgets, en ce moment même 11 Etats américains (rien que ça !!!!) sont virtuellement en faillite et ont décidé de stopper tous les services publics, que ce soit parcs, bibliothèques, entretien des routes, etc., etc. 

Les Etats de l'Oregon, du Connecticut, du New Jersey, de l'Illinois, du Maine, de Porto Rico (pas vraiment un Etat, mais presque), du Delaware (!!!), du Massachusetts, de Rhode Island et du Wisconsin, sans compter la Pennsylvanie et le Michigan ont des budgets fiscaux si bas (par rapport aux prévisions) que les politiques sont obligés de choisir les fauteuils de leur bureaux qu'ils vont sacrifier...

Que voulez-vous faire quand votre pays a 100 millions de chômeurs sur 320 millions d'habitants et presque 50 millions vivant de "food stamps" ??? 

 

06.07.2017 : 535. Le pneumologue Michel Aubier condamné :

Le tribunal a tranché mercredi dans l’affaire du pneumologue qui avait caché ses liens avec Total devant une commission d’enquête sur la pollution de l’air.

LE MONDE | 05.07.2017 à 06h39 • Mis à jour le 05.07.2017 à 16h35 |Par Stéphane Mandard

 

Le professeur Michel Aubier est entré dans l’histoire en devenant la première personne condamnée pour avoir menti sous serment devant une commission d’enquête parlementaire. La 31e chambre correctionnelle de Paris l’a en effet condamné mercredi 5 juillet à une peine de six mois de prison avec sursis et à une amende de 50 000 euros.

Le tribunal est donc allé plus loin que le parquet, qui à l’issue de l’audience du 14 juin, avait seulement requis une peine de 30 000 euros d’amende. La présidente du tribunal, Evelyne Sire-Marin, a estimé que cette condamnation était « proportionnée à la gravité des faits : mentir devant la représentation nationale ».

Ancien chef de service à l’hôpital Bichat à Paris, ce pneumologue réputé et très prisé des plateaux télé était poursuivi pour « faux témoignage ». Auditionné le 16 avril 2015 par la commission d’enquête sénatoriale sur le coût financier de la pollution de l’air, le professeur Aubier avait déclaré qu’il n’avait « aucun lien avec les acteurs économiques » du secteur, omettant de préciser au passage qu’il était salarié depuis 1997 par le groupe Total comme médecin-conseil et membre du ­conseil d’administration de la Fondation Total depuis 2007.

« Total a investi sur le professeur Aubier », avait résumé en une formule, lors de l’audience du 14 juin, la procureure de la République, Flavie Le Sueur, avant de requérir la culpabilité du médecin. « Vingt ans de lien salarial, membre de la fondation… c’est la marque d’une adhésion aux valeurs d’une entreprise. Et pendant toutes ces années où il intervenait sur le sujet de la pollution de l’air, il était en même temps salarié de la société Total, dont il nous a dit lui-même qu’elle était polluante ».

« Professeur Diesel »

Un réquisitoire à charge mais une demande de condamnation finalement clémente, alors que le délit de faux témoignage est passible de 75 000 euros d’amende et d’une peine pouvant aller jusqu’à cinq ans de prison. Et que ce pneumologue, rémunéré par l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) et l’université Paris-VII, a été payé jusqu’à 170 000 euros en 2014 par le groupe pétrolier français, comme l’avait révélé Le Monde le 12 juin.

Une collaboration que le médecin n’avait cru bon de mentionner ni aux sénateurs, ni à l’AP-HP (son employeur principal), ni dans sa déclaration publique d’intérêt auprès de la Haute Autorité de santé, dont il était membre.

« Pour moi, il n’y avait pas de conflit d’intérêts », avait répété pendant l’audience Michel Aubier, aujourd’hui retraité et âgé de 69 ans, mais dont le contrat avec Total se poursuit jusqu’à la fin de l’année. « Si je me retrouvais dans cette situation aujourd’hui, je le déclarerais », avait-il tout de même consenti en fin d’audience, acculé par la présidente du tribunal, Evelyne Sire-Marin.

Devant les sénateurs, le professeur Aubier avait également choqué son auditoire en estimant que le nombre de cancers liés à la pollution était « extrêmement faible ». Lors de son procès, il avait essayé de se défaire de son étiquette de « professeur Diesel ». En vain. « Je n’ai jamais minimisé les effets de la pollution sur la santé. Je n’ai jamais été un négationniste, avait-il soutenu. C’est totalement erroné. » Un jeu de mot involontaire qui avait fait sourire la salle, mais pas la présidente.

« Un verdict exemplaire »

Dans le jugement qu’elle a rendu mercredi, Evelyne Sire-Marin a estimé que les peines étaient « motivées par la particulière gravité de ce faux témoignage de M.Aubier, fait en toute conscience devant la représentation nationale, alors que, comme l’a souligné à l’audience le sénateur Husson, les commissions d’enquêtes parlementaires travaillent pour éclairer le législateur dans l’intérêt général, en s’appuyant sur les auditions publiques de personnalités expertes, qu’elles choisissent en toute confiance ».

Le jugement était très attendu par les associations Ecologie sans frontière et Générations futures, parties civiles dans ce dossier.

« Nous sommes extrêmement satisfaits, c’est un verdict exemplaire, déclareNadir Saïfi, d’Ecologie sans frontière. C’est un message très clair à tous les Aubier de France et d’Europe, qui sont nombreux en situation de conflit d’intérêts. »

Nadir Saïfi fut la cheville ouvrière de la commission d’enquête sénatoriale en tant que conseiller parlementaire de la sénatrice Leïla Aïch. Soulagé par ce jugement, il exhorte désormais le ministre de la transition écologique « Nicolas Hulot et la ministre de la santé [Agnès Buzyn] à se mettre d’accord pour que les conflits d’intérêts en matière de santé publique soient reconnus comme des circonstances aggravantes ».

 

28.06.2017 : 534. Prophéties des Andes :

https://www.youtube.com/watch?v=WIpzXB84zQ4&list=PL52cOm_lZIZQx7UaBZu1sve-fbDqIkAvx&index=2

 

17.06.2017 : 533. 

La vie est ce que tu en fais.

 

La vie est ce que tu en fais,

alors, n'accuse jamais qui que ce soit d'autre

pour l'état dans lequel tu es,

mais sache que tu en es responsable.

Change ton attitude et tu peux changer toute ta façon de voir.

Adopte une attitude constructive envers la vie.

Construis toi le meilleur à partir de ce que tu vois tout autour de toi

et ignore le reste, ne lui donne aucune force de vie

et cela disparaitra.

Aujourd'hui est un jour nouveau et ce que tu en fais dépend de toi !

 

- Eileen CADDY - "La petite voix"

 

14.06.2017 : 532. 

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10.06.2017 : 531. Où va-t-on ?

« Ce que nous ne voulons pas, c’est que le capital international aille chercher la main-d’œuvre sur les marchés où elle est le plus avilie, humiliée, dépréciée, pour la jeter sans contrôle et sans réglementation sur le marché français, et pour amener partout dans le monde les salaires au niveau des pays où ils sont le plus bas. C’est en ce sens, et en ce sens seulement, que nous voulons protéger la main-d’œuvre française contre la main-d’œuvre étrangère, non pas je le répète, par un exclusivisme chauvin, mais pour substituer l’internationale du bien-être à l’internationale de la misère . » Jean-Jaurès « discours pour un socialisme douanier » 17 février 1894.

 

 

 

03.06.2017 : 530. L’image contient peut-être : 1 personne, texte

 

22.05.2017 : 529.Les bases :

« Le Maître Peter Deunov donnait la règle suivante : « Place la bonté comme base de ta vie, la justice comme mesure, la sagesse comme limite, l’amour comme délectation et la vérité comme lumière. » Si on approfondit cette règle, on la trouvera extrêmement instructive.
La bonté est la seule base solide sur laquelle un édifice peut reposer. Même si cet édifice est beau, intelligent, il s’écroulera si la bonté, cette bienveillance qu’on est capable de manifester à tous les êtres, ne le soutient pas.
La justice est une qualité de mesure. Être juste, comme l’indique le symbole de la balance, c’est savoir toujours préserver l’équilibre : ne pas peser sur un seul plateau, mais veiller à ajouter un peu d’un côté, à retrancher un peu de l’autre…
La sagesse est une limite, c’est-à-dire une frontière grâce à laquelle nous pouvons nous protéger des ennemis extérieurs et intérieurs qui nous menacent.
L’amour nous donne le goût des choses. Même si nous possédons la richesse, le savoir, la gloire, combien la vie nous paraîtrait insipide sans l’amour !
La vérité est la lumière qui éclaire notre route : grâce à elle nous avançons sans risque de nous égarer ou de faire une chute. »


Omraam Mikhaël Aïvanhov

 

19.05.2017 : 528. Tout est progression :

« Dans une solution acide incolore, le chimiste verse quelques gouttes d’un réactif appelé « tournesol » : le liquide devient rouge. Maintenant, goutte après goutte, il ajoute une solution basique : aucun changement ne se produit d’abord. Mais il continue lentement, goutte après goutte, et soudain le liquide vire au bleu. De ce phénomène nous pouvons tirer une leçon pour la vie psychique. L’homme qui transgresse les lois divines ne voit pas tout de suite les détériorations qui se produisent en lui, il s’imagine pouvoir continuer impunément… Mais voilà qu’un jour, une transgression de plus, et intérieurement il s’écroule.
Cette loi se vérifie évidemment aussi pour le bien. Quelqu’un vient se plaindre à moi que depuis des années il s’applique à faire un travail sur lui-même, sans obtenir de résultat, et il est découragé. Je suis obligé de lui dire qu’il ne sait pas raisonner, car ses efforts ne peuvent pas donner immédiatement des résultats visibles et tangibles. Il doit continuer et un jour, nécessairement, la transformation se produira. Pour le bien comme pour le mal, ce n’est pas parce que pendant longtemps on ne voit rien, qu’il ne se passe rien. »


Omraam Mikhaël Aïvanhov

 

04.05.2017 : 527. L’image contient peut-être : texte

 

02.05.2017 : 526. Commentaires sur le 1er tour :

             https://youtu.be/d70SakbjKKs

 

30.04.2017 : 525. Les Français se préparent à voter !

http://www.dailymotion.com/video/x5ce4w9

 

 

 

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