G.Secours et Astuces 567

 

                                                     

                                                  

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17.02.2018 : 567. Excroissances : faire peau nette

Source : lettre à thème de Ginkgo media du 09/01/18

Certains organismes ont parfois la fâcheuse habitude d’accumuler ou de fabriquer en excès certains tissus.  Verrues, kystes graisseux, polypes prolifèrent ou bien la peau devient épaisse, jusqu’à former une véritable corne. De la solution cosmétique au traitement thérapeutique, l'aromathérapie offre des solutions efficaces.

 

Ma formule pour restaurer peau et muqueuse

Propriétés : action exfoliante, kératolytique et lipolytique, antivirale et antibiotique.

  • HECT* de sauge officinale (Salvia officinales) : 0,25 ml

  • HECT de lavande aspic (Lavandula spics) : 0,5 ml

  • HECT de niaouli (Melaleuca quinquenervia) : 0,5 ml

  • HECT de romarin à verbénone (Rosmarinus officinalis CT verbénone) : 0,25 ml

  • HECT d’eucalyptus à cryptone (Eucalyptus polybractea à krypton) : 0,5 ml

  • Huile végétale de pépins de framboise  : 2 ml

  • Gel d’aloé vera : QSP 50 g ou QSP 20 g seulement pour traiter les lésions HPV et les kystes sébacés.

*HECT : huile essentielle chémotypée.

 

Indications

  • Exfoliation des peaux mixtes à grasses, cicatrices de tous types (acné, opération chirurgicale, plaie…), surinfection de boutons, acné, excroissance cutanée (verrues, condylomes de papillomavirus), kyste séborrhéique. Peut être utilisé sur les muqueuses externes (vulve, anus).

 

Contre-indications

  • Grossesse et allaitement, enfant de moins de 6 ans, sujets épileptiques.

 

Voie cutanée

  • Masser la zone à traiter avec une noisette de gel, deux fois par jour, pendant trois semaines. Pour l’effet gommage sur le visage, appliquer le soir, pendant trois semaines, puis arrêt. Précaution : éviter le contour des yeux.

 

Préparation

  • Faire préparer en pharmacie ou à réaliser en respectant l’ordre des ingrédients : d’abord l’huile végétale, puis les huiles essentielles et enfin le gel d’aloé vera.

 

Cor, corne et durillon

Les essences  qui dissolvent

Les traitements de l’hyperkératose reposent sur une synergie d’HE riche en propriétés révulsives (réchauffe la zone, favorise les échanges), kératolytiques et exfoliantes. Pour cela, on applique les HE de romarin à camphre, de pin sylvestre et de gaulthérie couchée.

  • À FAIRE : mélanger à parts égales dans un flacon de 10 ml et déposer 1 à 2 gouttes sur la zone à traiter, matin et soir, en prenant soin d’épargner les zones où la peau est fine et se laver les mains ensuite. Poursuivre jusqu’à amélioration, contre-indiqué chez la femme enceinte, allaitante, le sujet épileptique et l’enfant de moins 6 ans.

 

 

Thuyone : Respecter la dose

La thuyone présente dans l’huile essentielle de sauge officinale et de thuya est un principe actif à manier avec précautions. Son affinité pour les corps gras s’exerce sur la myéline qui protège par des gaines l’ensemble des nerfs. Dans l’organisme, leur affinité pour le sang est faible. Elles ont donc tendance à migrer vers les fibres nerveuses et à lyser la gaine de myéline. Aux doses toxiques, ces HE peuvent donc être à l’origine d’altérations neurologiques irréversibles. Toute intoxication nécessite la prise en charge médicale en urgence. Les signes cliniques sont : nausées, apathie, maux de tête, vertiges, vomissements.
 

Des actifs aromatiques exfoliants

La famille aromatique des cétones terpéniques a des propriétés pharmacologiques particulièrement adaptées au lissage, à l’exfoliation et à la lyse des tissus. Les associer permet de tendre vers une synergie particulièrement puissante, à condition de veiller à varier les molécules : verbénone (HE de romarin à verbénone), bornéone ou camphre (HE de lavande aspic), thuyone (HE de sauge officinale), cryptone (HE d’Eucalyptus polybractea à cryptone). Appliquées sur la peau ou la muqueuse à traiter, elles exercent une lyse bioaromatique des cellules épidermiques. De l’effet gommage des plus doux au peeling abrasif, ces HE sont à doser selon l’objectif à atteindre (visée esthétique ou thérapeutique), mais aussi la zone à traiter (peau ou muqueuse).

Les supports de dilution peuvent être des huiles végétales aux propriétés réparatrices et anti-inflammatoires par exemple comme l’huile végétale de pépins de framboise ou de calendula, ou un gel d’aloé vera. Mais attention, la puissance de ces huiles impose une utilisation cadrée et on ne les conseillera pas aux sujets présentant un système nerveux immature ou fragile.

 


 

 

14.02.2018 : 566. Prévention-santé ??? :

Aujourd’hui, à quoi se résume la prévention ? Aux campagnes vaccinales, au dépistage, au Programme National Nutrition santé (PNNs) dont le leitmotiv est « manger/bouger ». Vous serez d’accord avec moi : c’est loin d’être suffisant !

Les résultats récents d’un sondage, réalisé par l’Ifop et la fondation PiLeJe, ont permis d’alimenter le débat pour chercher à comprendre ce qu’attendent les Français pour bouger et mieux manger… encore une fois on se pose la question du comment… moi, je me demande d’abord pourquoi on en est là ? il Fallait s’y attendre ! c ela fait des décennies que la médecine moderne a lan-  cé une guerre (chimique) contre la maladie. « Patients, patientez, et ne vous inquiétez pas, on s’occupe de tout. La sécurité sociale est là pour vous prendre en charge », tel est ce terrible message inconscient émis depuis des décennies par les autorités de santé. A-t-on encouragé la responsabilité individuelle ? Non ! Au contraire, on a incité les patients à devenir très patients. Et finalement, après la sédentarité c’est l’immobilisme qui aujourd’hui empêche les gens de se responsabiliser. Le médecin chinois n’est payé que lorsque son patient vient dans un but d’anticipation. s’il est malade, il est en droit d’attendre des soins gratuits. en France, c’est exactement l’inverse. Aucune vraie politique de santé digne de ce nom n’est faite puisque la maladie est plus lucrative. 

 

05.02.2018 : 565. Michel DOGNA.

L'expérience étonnante expliquant "Le Verbe Créateur"

J’ai eu l’occasion il y a une quinzaine d’années de reproduire une expérience qui avait été effectuée par des chercheurs italiens dont j’ai perdu le nom. Elle concerne le concept du VERBE CRÉATEUR, explication qui m’avait toujours laissé très dubitatif.
Je me suis fait prêter un haut-parleur inversé que l’on ne trouve que dans l’industrie ; au lieu que la carcasse du HP soit fixée laissant libre le noyau central (électro aimant), le montage inverse les rôles : le noyau est fixé au sol et c’est la carcasse qui vibre ; on y pose une plaque sur laquelle on saupoudre du sable fin. On relie le HP à un générateur de sons, et l’on s’amuse à faire varier les tons. 

Le sable sautille alors sur la plaque qui produit des ondes circulaires comme le feraient des cailloux dans l’eau. Mais lorsque les ondes atteignent les bords elles sont renvoyées en écho vers le centre se heurtant aux nouvelles ondes qui arrivent ; cela crée instantanément un réseau de lignes d’interférences fixes du sable sautillant appelées lignes nodales.
C’est époustouflant : à chaque fois que l’on change le son, il s’établit en un éclair un nouveau dessin plus ou moins complexe. Or ces dessins rappellent des formes de la nature (feuilles, cristaux, etc.). En montant dans les gammes vibratoires ultrasonores de plus en plus élevées (kHertz, méga Hz…) on crée des milliers de formes de plus en plus complexes en raison des harmoniques de plus en plus nombreux.

Cette expérience en deux dimensions pourrait être envisagée en trois dimensions (volume). Imaginons un récipient sphérique rempli d’eau dans lequel il y aurait des paillettes en suspension comme dans certains gadgets religieux de Lourdes. Si au centre on plaçait un minuscule émetteur sonore, on pourrait générer cette fois des formes volumétriques.
C’est ce qui se passe dans chaque graine, dans chaque œuf qui est en fait un micro récepteur accordé à des harmoniques cosmiques spécifiques. Lorsque les conditions sont favorables : le "son cosmique" accordé génère un réseau complexe très précis de lignes nodales d’interférences volumétriques par la réverbération de la paroi périphérique de la graine ou de l’œuf.
C’est cela que l’on appelle "le corps éthérique", c'est-à-dire un canevas en 3 dimensions sur lequel vont se fixer les cellules au fur et à mesure de leur multiplication.
Remarquez l’incroyable précision de ce mode universel de copié-collé d’un modèle de référence, autant pour les plantes que pour les animaux… et les humains.

Je vous conseille de revenir sur la gigantesque révélation de cette expérience du haut-parleur inversé, cette clé d’or qui ouvre en cascade les principales portes des mystères de la création permanente dans la fidélité absolue de ses multiples formes. On ne peut être qu’émerveillé et infiniment respectueux devant la perfection de ce magnifique mécanisme universel qu’en outre notre science balbutiante s’ingénie actuellement à détraquer (OGM).

La Fleur de Vie peut en fait être considérée comme un filtre correcteur qui transmet amplifiée la référence Universelle de Vie, écrasant du même coup votre référence vibratoire interne si elle est altérée. A remarquer que son utilisation en conscience décuple encore son rendement de correction et donc son efficacité.

 

01.02.2018 : 564. Fabriquer des neurons :

Par Alain Goetzmann.

Aujourd’hui, je vous propose une communication du professeur Pierre-Marie Lledo, extraite de « Sciences et avenir ». Elle m’a paru à ce point édifiante que je la publie telle quelle. Faisons-en notre miel et suivons ses recommandations.

La production de nouveaux neurones ne s’arrête jamais. Des chercheurs ont observé que dans une région du cerveau impliquée dans la formation des souvenirs et la gestion des émotions – l’hippocampe -, les anciens neurones étaient remplacés par d’autres, fraîchement produits à partir de cellules souches. Et chacun de nous aurait ce potentiel, quel que soit notre âge. Rassurant.

Sauf que, les expériences chez les souris ont montré que cette capacité pouvait diminuer, voire même disparaître (en cas de stress) selon l’environnement. Au contraire, dans un environnement adapté, la neurogenèse chez les rongeurs a été multipliée par trois en quelques semaines. Le directeur du département de neurosciences à l’institut Pasteur nous livre six principes à respecter pour conserver un cerveau jeune jusqu’à la fin de ses jours.

1.FUIR LA ROUTINE

Le cerveau se nourrit du changement. En effet, la stimulation provoquée par le changement entraîne les cellules souches à produire de nouveaux neurones. Il faut donc fuir la routine, « respecter la libido sciendi, c’est-à-dire la soif de comprendre et d’apprendre« .

2.LUTTER CONTRE L’INFOBÉSITÉ

Le cerveau est malléable et l’information invite directement les circuits à se régénérer. En revanche, la question à se poser est : quelle information ? L’écosystème numérique dans lequel nous vivons entraîne une avalanche d’informations certes… Trop selon le médecin. « L’information qui nous fait juste savoir est absolument délétère, et n’incite pas le cerveau à produire de nouveaux neurones. Bien au contraire, ce dernier, bombardé d’informations, est alors condamné à l’anxiété« . Concrètement, il est indispensable de trier cette information : choisir l’utile, celle qui nous fait comprendre, et se débarrasser de la futile, celle qui nous fait juste savoir.

3.BANNIR ANXIOLYTIQUES ET SOMNIFÈRES

L’objectif des anxiolytiques et des somnifères est d’empêcher le cerveau, celui qui cherche à comprendre, de fonctionner. Leur consommation permet de mettre le cerveau en « marche automatique ». Leur utilisation chronique est donc une entrave à la production de nouveaux neurones.

4.BOUGER !

Il nous faut lutter contre la sédentarité car la science nous dit que, en cas d’activité physique, les muscles produisent des subtances chimiques (nommés facteurs trophiques) qui, par voie sanguine, viendront agir sur le cerveau et particulièrement sur la niche de cellules souches. Il existe donc une corrélation directe entre activité musculaire et production de nouveaux neurones.

5.CULTIVER L’ALTÉRITÉ

Certaines parties de notre cerveau, que nous ne pouvons pas contrôler, ne sont engagées que lorsque ne nous sommes exposé à autrui. « C’est ce qu’on appelle globalement le cerveau socialPlus vous allez cultiver votre altérité, et plus vous allez soigner votre cerveau car il sera enclin à produire plus de nouveaux neurones« .

6.SOIGNER LE MICROBIOTE

Très récemment, les neurosciences, associées avec la microbiologie, ont montré qu’il y a une flore intestinale qui communique en permanence avec notre cerveau. Notre régime alimentaire a donc un rôle important : la consommation de fibres, un régime varié, incitent à la prolifération de certaines espèces bactériennes concourant justement à la prolifération de neurones. A l’inverse, une nourriture peu variée, riche en sucres, en graisses, favorise la prolifération d’espèces bactériennes qui ne permettront plus aux cellules de produire de nouveaux neurones, quel que soit l’âge.

Un bon microbiote (régime alimentaire varié) favorise les nouveaux neurones.

 

28.01.2018 : 563. 

Calculs, quand le corps sème des cailloux

Posté dans :

soigner

le 30 mars 2009

Le calcul est une maladie grave qui peut entraîner des lésions, et très souvent une douleur violente. Une crise de calculs relève donc du médecin et nécessite une intervention d’urgence. Lorsqu’on en est là, la démarche naturopathique ne peut pas faire grand-chose. En revanche, elle est essentielle lorsqu’il s’agit de prévenir la formation de ces concrétions pierreuses qui peuvent soudain bloquer un organe ou une fonction. À moins d’avoir déjà souffert de calculs, il est difficile de prévoir qu’un de ces cailloux va se former et il est presque impossible de savoir où il va s’installer. La démarche préventive sera donc une démarche globale privilégiant une alimentation légèrement modifiée.  En revanche, ceux qui savent qu’ils sont sujets aux calculs ont à leur disposition plusieurs solutions naturelles pour éviter qu’ils ne se forment à nouveau.

 

Il semble que l'apparition des calculs soit accélérée par le même type d’habitudes alimentaires.

  • Une consommation insuffisante d’eau est un facteur commun à tous les calculs. Cette cause paraît évidente dans le cas des calculs urinaires puisque la quantité d’eau ingérée détermine la concentration de sels dans l’urine. Cette recommandation s’applique également aux calculs biliaires (la bile se compose principalement d’eau et de sels biliaires) et aux calculs salivaires (la formation de calculs dépend du flux salivaire).
     

  • Consommer trop peu de fruits et de légumes est également un facteur aggravant. La consommation de fruits et de végétaux augmente en effet la quantité de citrate qui empêche la cristallisation des sels dans les voies urinaires. Dans le cas de la lithiase biliaire, cette consommation de végétaux, en venant se substituer aux aliments riches en gras, empêchera la formation de cholestérol et, par conséquent, des calculs qui en sont composés.
     

  • L’abondance d’aliments d’origine animale (viande, volaille, poisson…) a pour effet d’augmenter les taux de calcium, d’oxalate et d’acide urique dans l’urine. Il s’agit donc d’un facteur aggravant. Pour les calculs urinaires, mais aussi pour les calculs biliaires, puisqu’il a été prouvé que les personnes qui consomment surtout des graisses polyinsaturées et mono-insaturées (rares dans les végétaux). Enfin, une grande partie du calcium salivaire est lié à des protéines et la précipitation du complexe protéine-calcium montre que ce sont tout autant les protéines que les minéraux qui prennent part à la formation des calculs.

En matière d’alimentation, deux réflexes préventifs classiques méritent qu’on s’y attarde. Certaines personnes atteintes de calculs diminuent fortement leur apport en calcium. Il apparaît clairement aujourd’hui que ce n’est pas la bonne méthode car cette carence provoquée menace d’autres fonctions. Rappelons simplement qu’il y a d’autres sources de calcium que les produits laitiers. De même, on conseille souvent de ne pas consommer de rhubarbe, de haricots, d’oseille et d’épinards en forte quantité , car ils contiennent une grande quantité d’oxalates. Mais, dans la très grande majorité des cas, les personnes qui sont sujettes à ces crises ne trouvent pas de lien avec une alimentation particulièrement axée sur cette molécule toxique. Il faut donc chercher ailleurs… et trouver !

Enfin, ne pas oublier les causes psychologiques des calculs qui sont alors la cristallisation de mauvaises énergies de colère ou de peur (NDLR).


Que faire en cas de crise ?

Lorsque les calculs rénaux ont trop grossi, ou ont une forme hérissée, ils peuvent se bloquer dans les conduits allant des reins à la vessie : c’est alors la fameuse crise de colique néphrétique…

  1. Foncez vers la baignoire et trempez-vous jusqu’à la taille dans de l’eau très chaude. Le soulagement est immédiat et permettra d’attendre le médecin.

  2. Ne buvez surtout pas avant que la douleur ne disparaisse. L’ingestion abondante d’eau, que certains conseillent aveuglément, provoque une exacerbation de la douleur en augmentant la pression urinaire en amont de l’obstacle.

  3. Tentez l’homéopathie : dans un verre d’eau mettez cinq granules d’Arnica 5 CH, Belladona 7 CH, Berberis vulgaris 5 CH, Calcarea carbonica 7 CH, Lycopodium 7 CH, Ocimum canum 5 CH, Pareira brava 5 CH. Agitez et buvez une cuillerée à café de quart d’heure en quart d’heure.

  4. Prenez votre température : une fièvre supérieure à 38 °C associée à la crise doit amener à consulter en urgence.


Faites-le vous-même : l’élixir de radis noir 

Si vous êtes sujets aux lithiases, voici une recette que vous pourrez réaliser facilement pour dissoudre les calculs biliaires…

  1. Lavez, puis coupez sans le peler un radis noir de la grosseur d’une balle de tennis.

  2. Ajoutez une cuillère à soupe de graines de lin et une pincée de feuille de cassis (Ribes nigrum).

  3. Faites bouillir le tout dans un litre d’eau jusqu’à réduction de moitié, puis filtrez.

  4. Versez dans une bouteille et ajoutez un demi-litre d’eau-de-vie (40 à 45°) puis laissez reposer pendant trois jours.

  5. Prendre chaque jour un verre à liqueur de cet élixir, au lever et au coucher, pendant vingt jours. Puis interrompez le traitement pendant vingt jours avant de le reprendre éventuellement.
     


 

 

17.01.2018 : 562. Belle phrase ! :

"Il n'est que deux critères d'une vie bien menée :

A t-on fait ce que l'on avait l'intention de faire?

Et les autres sont ils heureux que l'on ait vécu?"

- Raymond Dextreit -

 

04.01.2018 : 561. Sapin, gui et houx s’invitent à la fête !

Pos dans : période de fêtes de Noël et de Nouvel An, le sapin

Découvrir

- Par Isabelle Fontaine - le 19 décembre 2016

Omniprésents, le gui et le houx puisent leurs racines symboliques dans les traditions celtiques, qui les considéraient comme sacrés, tout en nous accompagnant jusqu’à notre époque de leurs précieuses vertus médicinales. 

 

Plantes de Noël et du Jour de l’an par excellence, le sapin, le houx et le gui habillent traditionnellement nos intérieurs, nos tables de fête et nos portes, sans que l’on sache le plus souvent pourquoi... Leur symbolique s’est ainsi perdue dans la nuit des temps, remontant jusqu’aux temps celtiques, où chacun d’entre eux revêtait une signification sacrée. 

Ainsi, le sapin représentait chez les Celtes un symbole d’espoir et d’invincibilité, capable de tenir face à l’hiver. Emblème de la victoire de la lumière sur les ténèbres et de la vie sur la mort, il était également lié à l’enfantement, ce qui est sans doute l’origine de la tradition du sapin de Noël. En effet, arbre associé au mois de décembre dans le calendrier lunaire celte, l’épicéa était associé à la fête païenne du solstice d’hiver, considéré comme le jour de la renaissance du soleil, durant lequel un « arbre de vie » était décoré de fleurs, fruits et d’épis de blé. 

Le rite païen était si ancré dans les coutumes que l’Église le remplaça, au IVe siècle, par la célébration de la naissance du Christ, le 25 décembre… Le lien avec l’épicéa disparut. Jusqu’à ce que, selon la légende, le moine évangélisateur de la fin du VIIe siècle, saint Boniface (né en 680) lui redonne vie d’une étrange manière.

Voulant alors convaincre les druides que le chêne n’était pas un arbre sacré, il en fit abattre un. En tombant, l’arbre écrase tout sur son passage, à l’exception d’un jeune sapin. Saint Boniface déclara alors : « Désormais nous appellerons cet arbre, l’arbre de l’Enfant Jésus. » Depuis lors, des sapins furent plantés en Allemagne pour célébrer la naissance du Christ, et la tradition du sapin de Noël fit son apparition en Alsace, où on le mentionne vers 1521. 

Capable de pouvoir conserver, transformer et transmettre lumière et chaleur au cœur de l’hiver, les vertus de résistance et de robustesse du sapin se retrouvent naturellement dans ses propriétés médicinales. L’huile essentielle des aiguilles du sapin pectiné (Abies alba), l’essence la plus répandue dans les Vosges, est expectorante, antitussive, antibactérienne. Indiquée en période de froid et de fêtes, elle est utile dans les bronchites, la sinusite, les rhumes et toute infection de l’appareil ORL et d’un usage agréable en inhalation en raison de ses effluves balsamiques. Précieuse aussi est sa capacité à redonner un coup de fouet à un organisme en panne d’énergie en stimulant les glandes surrénales. Pour cet usage, quelques gouttes pures en massage sous la plante des pieds le matin permettent d’affronter une journée énergique. Les bourgeons de sapin sont également utilisés en phytothérapie sous forme de tisane, ou dans des sirops pour leurs propriétés sur les voies aériennes. 

Égayant les sous-bois de ses pimpantes boules rouge vif et de ses feuilles vernissées vert foncé, et incontournable de la magie de Noël, le houx possède aussi des vertus médicinales bien utiles au cœur de la saison froide, dont celle de faire tomber la fièvre. Traditionnellement, on donnait aux malades du « vin de houx » en faisant macérer ses feuilles dans du vin blanc. Ses constituants, dont l’ilicine et l’ilixanthine font également d’elle une plante aux propriétés diurétiques, laxatives, purgatives et antirhumatismales. 

Mais c’est du côté des fleurs de Bach que le Houx (Holly) est aujourd’hui le plus populaire. Il est conseillé pour canaliser les émotions fortes, contre les bouffées de jalousie, de colère et les désirs de vengeance aux personnes soupçonneuses, en conflit avec tout le monde. Il est vrai que les fruits du houx, en raison de leur toxicité, ont éclipsé les vertus médicinales de ses feuilles et de son écorce. 

L’arbuste, qui a la particularité d’être le seul persistant n’appartenant pas à la famille des conifères, était considéré comme sacré dans la mythologie celtique. Considéré comme porteur de chance et de bonheur, il était tenu pour le frère jumeau du chêne, sur lequel il aime en effet parfois s’accrocher. Chez les druides gaulois, le houx figurait en bonne place parmi les sept arbres sacrés de leur bosquet. Il était Taranis, arbre de la foudre. En lien aussi avec la chrétienté, on dit que, pourchassés par les soldats d’Hérode, Joseph, Marie et Jésus trouvèrent refuge derrière un houx. À l’approche d’un soldat, l’arbuste étendit ses branches pour les cacher. Marie aurait alors béni le houx, lui conférant la capacité de rester vert toute l’année… Au carrefour des rites druidiques et de la tradition chrétienne, le houx fut cependant un temps interdit dans les églises, en raison de sa connotation païenne… 

Même toxicité pour ses baies, avec une connotation encore plus sacrée pour le gui. Pour les druides gaulois, le gui était celui qui « guérit tous les maux » et que ces derniers cueillaient, vêtus de toges blanches, à la serpe d’or, la sixième nuit du solstice d’hiver, la « nuit mère ». Symbole d’immortalité en raison de sa capacité à rester toujours vivant sur l’arbre auquel il se cramponne, même quand celui-ci paraît mort, cette plante atypique suspendue entre terre et ciel était réputée avoir des pouvoirs magiques, comme chasser les mauvais esprits et purifier les âmes.

Considéré comme une panacée, on lui attribuait de nombreuses vertus médicinales. Paracelse, Pline, puis sainte Hildegarde vantèrent les usages de ses feuilles, notamment pour faire baisser la tension artérielle, mais aussi contre l’asthme, l’épilepsie, infertilité, les états nerveux, les maux de tête et les troubles de la ménopause. Son usage semble s’être un peu perdu au fil des siècles jusqu’à ce qu’en France, le docteur René Gaultier s’y intéresse, et remette à l’honneur ses propriétés hypotensives, lesquelles furent plus tard démontrées in vitro sur des animaux, un effet certainement dû à ses amines spécifiques, saponosides et viscotoxines.

Mais c’est avec le philosophe allemand Rudolf Steiner, fondateur du mouvement de l’anthroposophie, que le gui gagna ses lettres de noblesse en phytothérapie, en tant que traitement adjuvant au cancer. S’inspirant en effet de la Théorie des Signatures, il fit le lien entre cette plante parasite vivant aux dépens de son hôte jusqu’à le tuer et les mécanismes des tumeurs cancéreuses. De nombreuses études cliniques ont depuis montré que les extraits de gui fermenté, très utilisés en Allemagne comme soin de support, permettent de ralentir la chute cancéreuse après le traitement classique et prolongent sensiblement l’espérance de vie. 

Quant à la coutume du baiser de Nouvel An sous le gui, qui a perduré jusqu’à nous, elle ne viendrait pas de nos contrées gauloises, mais de Scandinavie. La légende raconte que le démon Loki, par jalousie, tua le dieu soleil Baldr lui décochant une flèche empoisonnée avec du gui. Frigg déesse de l’amour, implora les dieux de redonner vie à Baldr, promettant d’embrasser quiconque passerait sous le gui… Baldr ressuscita, et naquit la coutume du baiser sous le gui, symbole de l’amour et du pardon.

Préparez votre thé de Noël 

Des épices, des agrumes, et de la chaleur… Rien de tel qu’un thé de Noël fait maison, avec des ingrédients soigneusement sélectionnés. Réalisez ce mélange le plus tôt possible (idéalement deux semaines à l’avance) afin qu’il s’imprègne bien des différentes saveurs. 

Ingrédients : 1 orange, 1 clémentine, ½ citron, 2 bâtons de cannelle, noix de muscade, 10 clous de girofle, 1 gousse de vanille, 250 g de thé. 

  1. Prélevez la peau d’orange avec un économiseur, avec le minimum de blanc, puis coupez-la en petits dés. Faites de même avec le demi-citron et la clémentine.

  2.  Disposez le tout sur une assiette que vous poserez sur un radiateur ou près d’une source de chaleur continue. Laissez sécher pendant une dizaine de jours en retournant les morceaux de temps en temps.

  3.  Cassez les bâtons de cannelle en petits morceaux, pilez les clous de girofle, ciselez la vanille en petits tronçons et mettez ces épices dans un saladier avec le thé et les zestes hachés et séchés. Saupoudrez légèrement de muscade râpée.

  4. Mélangez du bout des doigts et mettez ensuite dans un bocal hermétique. Servez-vous de ce thé le matin ou en journée et retrouvez les saveurs de l’enfance !


 


 

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