E. Dietetique 589

  

     BIENVENUE DANS CETTE RUBRIQUE où vous TROUVEREZ des REPONSES CONCERNANT VOTRE ALIMENTATION POUR UNE MEILLEURE SANTE : le VEGETARISME, les ALIMENTS A LIMITER (sel, sucre, café, chocolat, aspartam ...) et leurs possibilités de REMPLACEMENT (xylitol, stevia, ...). Sont également abordés les problèmes du GASPILLAGE, de l'ELEVAGE EN BATTERIE, des OGM, de la LUTTE menée par l'association KOKOPELLI, des intoxications (Escherichia coli, Aluminium,...), de la MALNUTRITION DANS LE MONDE ...                  

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 12.11.2018. 589. 

Colon irritable : et si l’on pouvait s’en sortir ?

 

Il y a 6 ans, la digestion était un mystère à mes yeux. Je pense que je n’avais pas réellement fait le lien entre les aliments que j’ingérais et mes troubles digestifs. Mon destin semblait scellé par les nombreux gastro-entérologues que j’avais consultés : « troubles fonctionnels », « côlon irritable », « Il va falloir s’y faire car vous souffrirez à vie », « Arrêtez de stresser, c’est ça qui vous donne mal au ventre ».

 

Lorsque j’ai entamé un régime sans gluten et que mes douleurs ont entièrement disparu en l’espace de 10 jours, ce fut un déclic. J’avais fini par faire le lien entre ce que je consommais et mes douleurs. Pourtant, aucun gastro-entérologue n’avait fait le lien avec mon alimentation. Ils m’avaient prescrit des laxatifs doux, des pansements gastriques et toute sorte de médicaments dont on finit par devenir dépendant.

Au cours des six années suivantes, je me plongeai dans les recherches. De quels aliments devais-je me méfier ? Quelle était la différence entre un aliment que je ne digérais pas, un auquel j’étais intolérante ou allergique ? Comment se faisait-il que je digérais bien les crudités en début de repas, mais que je me tordais de douleur en finissant le repas par une salade ? Pourquoi pouvais-je manger des oignons cuits longuement dans la soupe mais que je ne les tolérais pas mangés crus ?

Toutes ces questions allaient trouver une réponse dans les années qui suivirent.

Aujourd’hui je partage avec vous quelques conseils qui m’ont permis de retrouver une digestion normale et dire adieu à ce diagnostic souvent posé par défaut.

Ces conseils prennent leur sens réel lorsqu’on comprend la façon dont le système digestif fonctionne naturellement et la composition et le rôle des aliments. Bien évidemment, chaque individu est différent et nous avons tous une flore intestinale unique, un système digestif plus ou moins solide, une malade digestive ou non. Toutefois ces conseils, à mes yeux, conviendront à une grande majorité de personnes :

Manger les aliments dans le bon ordre

Pour comprendre ce premier conseil, il convient de comprendre que chaque aliment a son propre temps de digestion.

Les fruits et légumes, surtout crus, se digéreront très rapidement. En effet, parmi les trois macros nutriments, les glucides dont sont composés les fruits et légumes sont digérés rapidement, contrairement aux protéines et aux lipides. Dans la catégorie des fruits, ceux riches en fibres se digéreront plus lentement que ceux riches en sucre. Un autre facteur à prendre en compte est la peau du fruit. Un fruit mangé avec sa peau contiendra plus de fibres ; par conséquent il se digérera plus lentement que si vous l’épluchez. Mixé dans un smoothie, le fruit à l’état liquide se digérera aussi plus rapidement. D’une manière générale, ils mettent moins d’une heure pour être digérés. Pour faciliter la digestion des fruits, il convient de les manger à distance des repas ou en début de repas. Si vous souhaitez manger une salade de fruits,

Les céréales, les oléagineux et les légumineuses se digèrent plus lentement que les fruits et les légumes. D’une manière générale, ils mettent entre une heure et demie et trois heures pour être digérés.

Quant aux produits laitiers et aux protéines animales, ils mettent entre une heure (œufs, poisson) et 6 heures (viande rouge) pour être digérés. Il est important de noter que nous sommes programmés pour digérer le lait lors de la croissance mais que l’enzyme qui permet de le digérer cesse souvent son activité lorsque nous atteignons l’âge adulte. C’est la raison pour laquelle la majorité des adultes sont intolérants au lactose. 

On comprendra donc que lors d’un repas, afin d’éviter les ballonnements et une mauvaise digestion, il convient de manger en premier les aliments qui seront digérés rapidement (crudités, fruits ou légumes) et en dernier les aliments qui prendront davantage de temps (protéines animales, légumineuses et céréales…). Ainsi, les aliments étant digérés rapidement ne seront pas bloqués derrière les aliments nécessitant plus de temps, ce qui leur évite de fermenter, créant des douleurs et des ballonnements. Commencer chaque repas par un peu de crudités permet également d’activer les enzymes digestives qui permettront à la nourriture d’être bien assimilée. Retour

Bien combiner les aliments

Ce deuxième point découle du premier. Nous avons vu que les catégories d’aliments se digèrent différemment (temps de digestion, degré d’acidité…). Bien les combiner permet non seulement à la digestion de bien se faire mais également aux nutriments d’être correctement assimilés.
Je vous renvoie vers un article de Catherine Pouchous sur Prévention Santé pour en savoir plus sur les bonnes combinaisons alimentaires.

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Bien s’hydrater

En demandant aux personnes qui m’entourent quelle quantité d eau elles consomment, je me suis rendu compte que la majorité ne savait pas. Pourtant, beaucoup de personnes souffrent de constipation chronique, une des causes des ballonnements, simplement parce qu’elles ne s’hydratent pas suffisamment.
Attention, ne vous jetez pas encore sur les 3 bouteilles d’eau ou le jus de fruits ! L’eau est certes essentielle au bon fonctionnement du corps mais en consommer trop peut aussi avoir un effet néfaste. De nombreuses études préconisent une certaine quantité d’eau mais en réalité, votre consommation idéale dépendra de nombreux facteurs : votre état de santé, votre poids, votre activité physique ou même le climat dans votre région ! En règle générale, il est conseillé de consommer entre 1.5 L et 3 L, les derniers étant surtout destinés aux sportifs ou réservés aux périodes de canicule.

Toutefois il ne s’agit pas uniquement de s’hydrater mais de s’hydrater intelligemment ! Par exemple, avaler deux verres d’eau à la fin de son repas empêche la digestion de se faire correctement, car les aliments sont noyés dans tout ce liquide. Ne pas boire de la journée et finir par un litre d’eau en une seule fois n’est pas non plus idéal. Consommer beaucoup de jus de fruits, de sodas ou d’alcool ne remplacera pas l’eau. Alors comment bien d’hydrater ?

Pour que le corps soit hydraté tout au long de la journée, il est idéal de boire régulièrement, en commençant le matin avant votre petit-déjeuner si vous en prenez. Un ou deux verres d’eau à température ambiante, à jeun, réveillera toutes les cellules du corps, activera l’intestin et vous mettront en marche pour la journée. Une astuce est de conserver une bouteille d’1.5 L d’eau avec soi et d’en boire tout au long de la journée. L’eau permettra d’accompagner parfaitement la digestion si elle est bue en dehors des repas, ou un peu avant. Si votre alimentation est riche en fibres, par exemple en fruits et légumes, en céréales complètes, boire suffisamment d’eau sera d’autant plus important que les fibres ont un effet constipant si elles ne sont pas accompagnées d’assez d’eau pour les faire gonfler et ainsi avancer dans l’intestin. Les soupes, comme tout type de liquide ou de boisson, devront être bues seules ou en début de repas en petite quantité. Prises le soir avant le coucher elles risqueront de créer des brûlures d’estomac, comme toute consommation excessive de liquide avant de s’allonger. Retour

Bien mâcher et manger en pleine conscience

Lorsque j’ai entamé un régime d’élimination avec mon médecin il y a plusieurs années, il me demandait à chaque rendez-vous si je mâchais bien. Cette question m’agaçait et je répondais : « Evidemment ! », comme si c’était inconcevable que cela soit la raison de mes maux de ventre. Et pourtant…En y repensant après un de mes rendez-vous, j’ai pris conscience que je mangeais très rapidement et que la nourriture était avalée bien avant d’être entièrement mastiquée. J’ai tenté de faire attention aux repas suivants et j’ai rapidement doublé le temps de mon repas. Je vous avoue que c’était assez agaçant au début, de réapprendre à manger comme un bébé. Pourtant, j’ai rapidement constaté une différence importante dans ma digestion. Bien mâchés, les aliments continuent tranquillement leur parcours dans le tube digestif et sont assimilés correctement. Ce qui conduit également à moins ou pas de ballonnements ou de douleurs.

Au-delà du « bien mâcher », prendre le temps de savourer son assiette dans le calme est tout aussi important. La digestion est très étroitement liée à la respiration. Par exemple, quand on souffre de crises de spasmophilie, faire des exercices de respiration profonde aide à espacer les spasmes. Lorsqu’on mange seul, on a souvent le réflexe de lire, de regarder la télé ou de passer un coup de téléphone : en faisant cela, on finit par manger trop vite et le message de satiété n’est pas envoyé au cerveau correctement. Retour

Manger quand on a faim, s’arrêter à satiété

Un conseil qui parait être du bon sens mais qui est rarement mis en pratique. Entre le petit-déjeuner que l’on se force parfois à prendre le matin parce qu’on nous a inculqué que c’était le repas le plus important de la journée, l’assiette que l’on se force à finir par politesse, les biscuits devant la télé parce que se détendre est devenu synonyme de consommation de sucre, les repas gargantuesques entre amis ou en famille…le mode de vie moderne nous encourage à manger sans écouter nos sensations de faim. Lorsque mon médecin m’a encouragée à sauter le petit-déjeuner parce que je n’avais pas faim au réveil, j’ai tenté l’expérience. Rapidement, je me suis rendu compte que la faim se faisait sentir vers 9h30/10h. C’est là que je prenais un petit-déjeuner au bureau. Lorsque je n’avais plus faim, je m’arrêtais et je rangeais mon snack, même s’il en restait. J’ai fonctionné ainsi jusqu’à ce que cela devienne une habitude. Les douleurs et surtout l’inconfort que je ressentais souvent après les repas ont disparu rapidement car je respectais le rythme de mon corps. En raisonnant ainsi, le poids est également régulé de manière naturelle. Retour

Limiter les aliments dits FODMAPs

Jusqu’à récemment, la majorité des gastro-entérologues posaient le diagnostic de « côlon irritable » à défaut de trouver des pathologies connues, des maladies digestives, des problèmes organiques (un intestin trop long, par exemple) ou de motricité. Il n’y avait pas de ‘solution’. Le patient devait apprendre à vivre avec sans espérer d’amélioration.
Aujourd’hui, certains gastro-entérologues proposent à leurs patients un régime pauvre en FODMAPs. C’est le premier régime à se montrer efficace pour soulager les symptômes du soi-disant côlon irritable. J’en ai fait l’expérience moi-même, ainsi que des amis.


FODMAP est un acronyme pour désigner un groupe de glucides présents dans certains aliments qui, mangés en trop grande quantité, créent des ballonnements, des gaz et des douleurs abdominales. Le lactose et le gluten sont les principaux coupables, ainsi que des nombreux fruits et légumes. Vous trouverez de nombreuses listes de FODMAPs en ligne sur internet, mais je vous conseille d’être suivis par un médecin pour entamer ce régime temporaire. Attention : le but n’est pas d’éliminer définitivement ces aliments de votre alimentation mais de les supprimer temporairement et des les réintroduire en petites quantités afin de déterminer votre degré de tolérance. Retour

Déterminer les allergies ou les intolérances

En fin de compte, même en suivant tous ces conseils, votre digestion peut ne pas se rétablir si vous continuez à consommer un ou plusieurs aliments auxquels vous êtes intolérants ou allergiques. Pour connaître vos allergies, n’hésitez pas à faire appel à un allergologue qui vous fera un bilan. De mon côté, j’ai découvert que j’étais allergique au cacao et aux petits pois, ce qui expliquait mes douleurs quasi-quotidiennes. 
Concernant les intolérances, les tests que l’on peut faire en laboratoire aujourd’hui sont très discutés, mais ils peuvent être utiles. J’ai moi-même fait un test qui m’a diagnostiqué une intolérance élevée au riz. Mes symptômes n’étaient pas uniquement digestifs et je n’aurais pas su faire le lien avec le riz. Effectivement, après avoir évité le riz pendant quelques semaines, mes symptômes ont disparu. Retour

Je vous remercie de m’avoir lue et je vous rappelle que je ne suis pas une professionnelle de la santé mais que mes conseils sont fondés sur mon expérience personnelle. 

Crédit image : Pauline Pied

 

 06.11.2018 : 588. Fin des semences libres en France !

 

COUP DE GUEULE :

 

 Dictature à la Française : encore une fausse victoire pour les semences libres !

 

23 articles de la loi EGALIM, dont l'article 78 ont été supprimés :

 

Pour ceux qui nourrissaient encore quelques illusions sur l’état de notre démons-cratie, le Conseil constitutionnel vient de nous offrir une magnifique leçon du fonctionnement d’une bonne vieille dictature. En effet, en date du 25 octobre, les “sages” ont tout simplement et sans la moindre justification, supprimé 23 articles de la loi EGALIM ! Bien évidemment, l’article 78 autorisant la “cession à titre onéreux de variétés de semences relevant du domaine public destinées aux utilisateurs non professionnels ne visant pas une exploitation commerciale”  a été lapidé au même titre que les autres sous prétexte qu’il n’a aucun lien, même indirect, avec le projet de loi. Évidemment, les semences n’ont aucun lien avec l’agriculture, c’est bien connu !

Du jamais vu dans la jurisprudence du Conseil constitutionnel :

 

Cette censure représente un camouflé insensé pour la démocratie représentative et le droit d’amendement des élus de la République. Du jamais vu dans la jurisprudence du Conseil constitutionnel, qui se permet ainsi de mettre sous tutelle les parlementaires, pourtant élus, au profit des desiderata du gouvernement, quant à lui non élu.

Il est donc plus que très clair que le Conseil Constitutionnel opère en toute opacité, sous la pression habituelle des lobbys de l’agro-toxico-pharmaco-pétro-industrie et qu’il faut que ce cirque cesse !

Dès demain, nous ferons circuler un communiqué de presse dans le but de diffuser le plus largement ce scandale. Dès aujourd’hui, partagez un maximum cette information : nous devons ouvrir les yeux au plus vite, l’avenir des semences, de l’agriculture et plus largement de la “démocratie” en en jeu !

Cet article a été posté dans Nos Actualités le 5 novembre 2018 par .

 

 

 22.10.2018 : 587. Le jeûne: simple, naturel et efficace?

par  | 21 Oct 2018 | 1 commentaire

Le jeûne: simple, naturel et efficace?

En écartant le florilège commercial des conseils de santé qui nous promettent jeunesse et forme physique, le Dr Jacques Rouillier propose un moyen simple et accessible à tous de préserver vitalité et santé. Depuis plusieurs années, il a expérimenté lui même le jeûne périodique, choisi, associé à un exercice physique doux. Les résultats sont convaincants. Au-delà de ce qui pourrait paraître une mode, l’abstinence alimentaire temporaire apporte de tels bénéfices qu’il est judicieux de s’y intéresser sérieusement.

 

Nous sommes nombreux à nous poser la question générale de « ce qui est bon pour la santé ».

Cette préoccupation est universelle, même si elle prend plus d’importance avec les années qui passent (et souvent les petits et grands maux de l’existence). Les réponses à cette question sont nombreuses, et disparates. A la mesure de l’étendue d’un marché commercial gigantesque. On se voit proposer ainsi un extrait de graine exotique, une fraction minérale rare, un suc végétal aux vertus inouïes, un médicament « innovant » (ce dernier terme est magique, l’effet l’est souvent beaucoup moins). Toutes ces propositions empreintes d’une apparente prévenance sont le plus souvent entachées de conflits d’intérêt évidents. Car il y a toujours quelque chose à vendre.

La vérité est difficile à dégager dans ce domaine, notamment parce qu’au sein d’une même espèce nous avons nos différences. Comment s’y retrouver ? Que manger, que boire, quel supplément végétal, quel complément de vitamine peut accroître nos chances de vivre en bonne santé physique et mentale, le plus longtemps possible ?

Une réponse se trouve en changeant de paradigme. Plutôt que de chercher la substance magique, l’élixir de jouvence qui nous assurera force, dynamisme et santé, plutôt que d’ajouter quelque chose à notre panoplie alimentaire ou cosmétique, il s’avère bien plus intéressant de retirer, de soustraire, de réduire, de penser « moins » au lieu de « plus ». De réduire nos apports alimentaires. Complètement. Temporairement. En un mot : de jeûner.

L’expérience nous a enseigné que la meilleure manière de rester en bonne santé est de ne pas nous « abîmer » par notre mode de vie. L’abus de nourriture, de sucres, de mauvaises graisses est délétère. La consommation d’alcool ou de tabac est nocive, il ne viendrait à personne l’idée de le contester.

Toute activité du vivant nécessite des phases de repos : pourquoi notre système digestif –et plus généralement notre organisme– échapperait-il à cette règle ? L’attention de la plupart d’entre nous a été attirée sur la composition de notre alimentation par des scandales industriels. La qualité de ce que nous mangeons devient progressivement le principal critère de choix. Allons au-delà, et observons le comportement de la plupart des mammifères pour comprendre les avantages de ne pasmanger, de manière choisie, naturelle, et bien sûr pendant une période limitée.

Le jeûne représente un traitement d’une belle simplicité, qu’un nombre croissant d’études scientifiques valide par des résultats incontestables. Voilà qui devrait dans les prochaines années susciter un intérêt grandissant de la part du monde médical, et bien entendu des patients.

 

Que se passe-t-il lorsque nous cessons de nous alimenter ?

Notre organisme connaît parfaitement la démarche d’adaptation qu’il lui faut suivre. Depuis des millions d’années c’est inscrit dans notre patrimoine génétique. Tout se met en place naturellement, selon une procédure désormais bien connue :

  • Pendant les premières trente heures[1], le corps humain fonctionne sur des réserves immédiatement disponibles, en puisant dans les stocks musculaires et hépatiques de glycogène. La fabrication de glucose est assurée par la glycogenèse, c’est du reste ce qui nous permet habituellement d’avoir une activité physique sans devoir nous alimenter en permanence.
  • Au-delà de ce délai, les réserves de glycogène étant épuisées, une double bascule métabolique se met progressivement en place. D’une part la néoglucogenèse qui va produire du sucre à partir des protéines, et d’autre part la lipolyse, dégradation des graisses qui constituent nos réserves à plus long terme. Celles que nous n’utilisons jamais, puisque pour la plupart d’entre nous l’alimentation est répétée deux à trois fois par jour depuis la naissance.
  • Ensuite, très rapidement (le plus souvent en l’espace d’une douzaine d’heures), l’organisme humain va donner la priorité à l’utilisation des graisses. En effet la consommation de protéines se fait essentiellement aux dépends de la masse musculaire, or le cœur est un muscle. En transformant les graisses corporelles en corps cétoniques, le métabolisme exploite naturellement une source d’énergie qui devient rapidement prépondérante tant qu’aucun apport énergétique extérieur ne survient. L’étude de ce mécanisme, l’autophagie, a valu le Prix Nobel de Médecine en 2016 au chercheur japonais Yoshinori Ohsumi[2]. Des mesures précises de cette adaptation à l’absence d’apport alimentaire confirment qu’il existe des variations selon les espèces, mais qu’elle se produit toujours, selon une progression relativement standardisée.

 

Combien de temps peut se poursuivre un jeûne ?

L’autonomie habituelle d’un être humain en bonne santé, sans surpoids, est de l’ordre de trente jours. Davantage chez les sujets qui ont une masse grasse importante. Au-delà de ce délai qui ne dépasse pas six semaines sans alimentation solide, les études montrent que la néoglucogenèse va reprendre de l’importance, suscitant une alerte métabolique maximale qui va contraindre la reprise alimentaire, faute de quoi l’épuisement et la mort peuvent survenir. L’être humain est loin d’atteindre dans ce domaine les performances du manchot (Aptenodytes patagonicus) qui peut jeûner dans l’Antarctique pendant plus d’une centaine de jours, ce qu’a particulièrement étudié Yvon Le Maho[3], directeur de recherche au CNRS à l’Université de Strasbourg.

 

Quels bénéfices attendre d’un jeûne ?

La science peut nous apporter des points de repère, notamment au plan médical. Sans ignorer que les « études scientifiques » peuvent aussi être grevées par des intérêts commerciaux, de plus en plus d’équipes médicales s’intéressent aux bienfaits du traitement le plus simple qui soit. Le jeûne thérapeutique, pratiqué et même prescrit par des médecins dans certains pays depuis plus d’un siècle, réévalué en permanence par des équipes scientifiques internationales, permet de soigner des maladies aussi différentes que l’hypertension artérielle, l’asthme, le diabète, les affections démyélinisantes[4] ou des maladies inflammatoires chroniques, digestives et articulaires. Des travaux universitaires comme ceux de Valter Longo ont indiqué de façon indiscutable, sur des modèles animaux, que la restriction alimentaire apportait un réel bénéfice pour la longévité en bonne santé, et même dans l’accompagnement de certains traitements anti-cancéreux.

De plus en plus de patients, soutenus par leurs médecins, ont découvert la rémission de maladies réputées incurables grâce au jeûne.

Tous ces résultats ouvrent la voie de l’utilisation du jeûne, sous surveillance médicale, pour traiter des maladies déclarées. En Allemagne, c’est déjà le cas dans plusieurs cliniques et hôpitaux qui reçoivent des milliers de patients chaque année, et où les recherches se poursuivent.

Concrètement, le jeûne s’exerce donc de manière choisie, librement, et de préférence accompagné par une équipe qui en connaît bien le déroulement. On ne jeûne pas seul, du moins pas pour commencer. Cette pratique se prépare, avec une descente alimentaire. Il est souhaitable de pratiquer une activité physique régulière, calme et prolongée, pendant le jeûne. Il existe plusieurs façons de jeûner : en continu pendant une ou deux semaines par an (oui, sans rien manger de solide), sur le mode hydrique (on ne boit que de l’eau), ou plus confortable selon la méthode du Dr Buchinger (avec jus de fruits frais et bouillon de légumes), sur le mode intermittent (un ou deux jours par mois, ou par semaine, ou encore seulement deux repas par jour). Chacun s’essaiera à ce qui lui convient le mieux.

 

Des obstacles petits et grands

On s’attendra sans surprise à nombre de résistances à l’idée de jeûner.

  • Psychologiques tout d’abord. La plupart de nos aïeux ont souffert de la faim dans des périodes éprouvantes de leur vie où se nourrir était difficile. Nos parents nous ont transmis avec la plus grande bienveillance leur souci que nous soyons bien, et régulièrement, nourris. Il y a pourtant une différence fondamentale entre être privé de nourriture et choisir de ne pas en absorber pendant un temps déterminé. Faire l’expérience du jeûne commence par une décision personnelle, avec la liberté de l’interrompre quand on le souhaite. Cette liberté peut nous aider à surmonter nos réticences.
  • Économiques ensuite, et ce n’est pas le moindre obstacle. Non pas que le jeûne représente un coût, mais plutôt qu’il est considéré comme un manque à gagner pour des secteurs influents de notre économie : toute l’industrie agro-alimentaire, des agriculteurs à la grande distribution en passant par les métiers de bouche et leurs sous-traitants. On peut prévoir que si la pratique du jeûne intéresse un nombre significatif de nos contemporains, les lobbies vont se déchaîner pour en exagérer les dangers. N’oublions pas un autre secteur, plus puissant encore, qui va voir ses bénéfices diminuer : l’industrie pharmaceutique. Se soigner, ou simplement améliorer sa santé sans médicament, ne peut pas être vu d’un bon œil par ce secteur dominant. Faisons confiance à l’énorme pouvoir financier des laboratoires pharmaceutiques pour qu’une communication adroite mette en garde les populations contre cette pratique. On sait d’expérience que tous les moyens peuvent être employés pour inquiéter le bon peuple, y compris au travers des nombreux médecins qui sont –en toute bonne foi- sous influence dès leur formation.
  • Médicaux enfin : l’histoire nous a montré à maintes reprises la résistance que montre le corps médical pour accepter des idées nouvelles. Surtout si elles ne viennent pas du sérail. On a déjà lu dans la presse médicale un professeur de nutrition affirmer, au mépris des données d’observation, que l’être humain avait « besoin de manger trois fois par jour ». Admettons qu’on ne dispose pas d’essais cliniques randomisés en double aveugle versus placebo (et comment le pourrait-on dans le cas d’une pratique qui nécessite d’être acceptée ?) pour affirmer les bienfaits du jeûne. Il existe toutefois nombre de travaux universitaires, aux États-Unis[5], en Grande Bretagne et en Allemagne, qui établissent son intérêt. Et les évaluations se poursuivent chez l’être humain, les études sur des modèles animaux ayant déjà confirmé des bénéfices certains. Ce sont sans doute les patients qui montreront la voie aux plus réticents de leurs médecins.

 

Depuis de nombreuses années déjà, les expériences des responsables de centres de jeûne[6] en France sont convergentes : celles et ceux qui ont testé les bénéfices d’un jeûne accompagné d’exercice physique en retirent un tel bénéfice qu’ils ou elles renouvellent cette expérience enrichissante. Et parlent du plaisir qu’ils ont éprouvé à jeûner, du réel bien-être qui est ressenti au travers de ce qui n’est pas une épreuve, mais une pause reposante et énergétique.

En tant que médecin, c’est tout le bien que l’on peut souhaiter à nos patients…

 

Pour en savoir plus, on peut lire :
Dr Françoise WILHELMI DE TOLEDO, L’art de jeûner, Jouvence Ed., 2015
Dr Jason FUNG, Le Guide complet du jeûne, Thierry Souccar Ed., 2017
Dr Lionel COUDRON, Le guide pratique du jeûne, Terre Vivante Ed., 2017

Sources et renvois
[1] Ce délai peut varier entre 24 et 36 heures, notamment selon la masse musculaire.
[2] https://www.larecherche.fr/search/node/Yoshinori Ohsumi
[3] Lignot J.-H., Le Maho Y., (2012), A History of Modern Research into Fasting, Starvation, and Inanition in  Comparative Physiology of Fasting, Starvation and Food Limitation, McCue Marshall D., Ed.1 Berlin-Heidelberg Springer
[4] Choi, I.Y., et al., A Diet Mimicking Fasting Promotes Regeneration and Reduces Autoimmunity and Multiple Sclerosis Symptoms. Cell Rep, 2016. 15(10) : p. 2136-2146.
[5]  Valter D. Longo, Mark P. Mattson, Fasting : Molecular Mechanisms and Clinical Applications, Cell Metabolism, Vol.19, Issue 2, 4 Feb 2014, pp 181-192
[6] Notamment ceux de la Fédération Francophone Jeûne et Randonnée (FFJR), une structure qui garantit la formation et le sérieux des accompagnateurs, et l’indépendance vis à vis de toute obédience mystique ou religieuse. www.ffjr.com

 

 

 20.10.2018 : 586. VitD et magnésium :

Thérapeute magasine.

Vous êtes peut-être de ceux que les crampes aux jambes réveillent pendant la nuit. D’après les statistiques, jusqu’à 60 % des adultes déclarent avoir ressentis des crampes aux jambes pendant la nuit (étude réalisée en 2012 par American Family Physician). Ces crampes affectent généralement le mollet et le pied, bien que ces derniers peuvent aussi frapper les ischio-jambiers. Ces crampes touchent tout le monde mais semblent être plus fréquentes après 50 ans (selon une étude réalisée en 2017 dans le cadre de BMC Family Practice) et une enquête anglaise évalue à 50 % les plus de 65 ans qui en souffrent au moins une fois par semaine.

Quelles sont les causes des crampes aux genoux ?

Un ou plusieurs des facteurs ci-dessous, combinés à votre physiologie, pourraient expliquer pourquoi vous vous réveillez au milieu de la nuit dans la douleur.

Vous ne vous étirez jamais

Certains chercheurs ont émis l’hypothèse que notre mode de vie moderne est à blâmer. Alors que nos ancêtres passaient beaucoup de temps à s’accroupir – une position qui étire les tendons des jambes et les muscles – la vie contemporaine a en grande partie éliminée le besoin d’une telle position. Il est également prouvé que notre mode de vie principalement sédentaire (passer beaucoup de temps assis ou sans bouger) diminue la longueur des muscles et des tendons, ce qui peut entraîner des crampes.

 

Vous dormez dans une mauvaise position

D’autres experts ont observé que, couché face contre terre, le pied est souvent en « flexion plantaire », ce qui veut dire que les pointes des orteils sont étirées, ce qui raccourcit les muscles du mollet. Lorsque le pied repose dans cette position pendant de longues périodes, même de petits mouvements des pieds peuvent déclencher une crampe. Dormir sur le côté, les pieds en dehors du lit ou dans une autre position qui maintient vos orteils neutres – et non pointés vers l’extérieur – peut être une meilleure position pour ces muscles.

 

Le changement de saison

Les recherches du Dr Garrison, professeur de médecine et chercheur, ont montré que les crampes nocturnes sont plus fréquentes en été qu’en hiver.

Bien que ce fait ne soit pas le cas pour tout le monde, la fréquence de ces crampes a tendance à culminer à la mi-juillet et être au plus bas à la mi-janvier. Il est important de comprendre que ces crampes musculaires sont causées par des problèmes nerveux et non par des troubles musculaires, explique le Dr Garrison. Les tests d’électromyogramme ont montré que les nerfs allant de la colonne vertébrale jusqu’au mollet déclenchent ces crampes.

 

Alors pourquoi l’été ?

« La croissance et la réparation des nerfs pourraient être plus actives en été en raison des niveaux plus élevés de vitamine D « , avance le Dr Garrison. Votre corps produit de la vitamine D à partir de l’exposition au soleil. Ainsi, en été, lorsque vos niveaux de D sont à leur maximum, votre corps peut s’engager dans une réparation neuronale « accélérée », ce qui pourrait déclencher ces crampes.

 

Déshydratation

Certains éléments prouvent que la déshydratation favorise les crampes nocturnes. « Il y a une tendance saisonnière claire dans la fréquence des crampes musculaires, avec des cas plus élevés en été et plus faibles en hiver », d’après Michael Behringer, médecin et professeur de sciences du sport à l’Université Goethe en Allemagne.

« Cela suggère que la chaleur et peut-être aussi l’équilibre des fluides ont une influence sur le développement des crampes. » La déshydratation peut favoriser des déséquilibres électrolytiques dans le sang, ce qui pourrait être un déclencheur de crampes.

Les autres causes possibles

§  Mauvaise circulation sanguine dans les jambes

§  Travail musculaire trop intensif et/ou fatigue musculaire

§  Carence en magnésium et/ou potassium

§  Lésion de la moelle épinière ou pincement du nerf dans le cou ou le dos.

§  Grossesse: les crampes surviennent naturellement lors de la grossesse

Les crampes musculaires sont aussi un effet secondaire fréquent de certains médicaments.

Les diurétiques, en particulier, ont pour objectif d’aider l’organisme à se débarrasser d’un trop plein d’eau via la vessie et les urines. Leur utilisation à long terme fait perdre du potassium, du magnésium et du calcium.
Hors, les crampes surviennent notamment en cas de perte d’eau et de déshydratation, mais surtout en cas d’insuffisance de potassium.

 

On note aussi les médicaments utilisés dans les cas suivants: médicaments pour traiter la maladie d’Alzheimer, médicaments utilisés pour la myasthénie grave, médicaments utilisés contre l’angine et l’hypertension artérielle, certains médicaments contre l’ostéoporose, contre l’asthme (ex: ventoline), contre la maladie de Parkinson, mais aussi les statines.

Quand consulter un médecin ?

Les crampes musculaires disparaissent généralement d’elles-mêmes et sont rarement assez graves pour nécessiter des soins médicaux. Cependant, il faut consultez votre médecin si vous avez des crampes qui provoquent :

§  Un inconfort grave

§  Sont associées à un gonflement des jambes, des rougeurs ou des changements cutanés.

§  Sont associées à une faiblesse musculaire

§  Sont fréquentes

§  Ne s’améliorent pas en prenant soin de vous-même

§  Ne sont pas associés à une cause évidente, comme l’exercice physique intense

Traitement des crampes aux jambes

La plupart des crampes aux jambes peuvent être soulagées par l’étirement des muscles affectés. Effectués pendant la journée, les étirements vous aideront souvent à réduire la fréquence de vos crampes.

Étirements

Pour étirer les muscles du mollet, il existe 2 méthodes efficaces:

Méthode 1:

Tenez-vous debout avec la moitié avant de vos pieds sur une marche, les talons suspendus au bord. Abaissez lentement vos talons pour qu’ils soient en dessous du niveau de la marche. Maintenez cette position pendant quelques secondes avant de soulever vos talons jusqu’à la position de départ. Répétez plusieurs fois.

Méthode 2:

Vous commencez debout, pieds parallèles et légèrement écartés, puis vous allez descendre le haut du corps pour finir par placer vos mains à plat, par terre devant vous, tout en restant pieds au sol. Pour illustrer, votre corps fait un A.

Vous rentrez la tête à l’intérieur, et vous commencez à amener vos mains vers vos pieds. la distance entre vos pieds et vos mains – sur le sol – devient plus courte. Essayez de garder les talons au sol. Vous allez alors sentir que ça tire sur les mollets.

Médicaments

Les médicaments ne sont généralement nécessaires que dans les cas les plus persistants où les crampes ne diminuent pas malgré les étirements. Les crampes aux jambes qui surviennent pendant la grossesse devraient passer après la naissance du bébé. Il peut être plus difficile de traiter les crampes causées par une maladie hépatique grave. Votre traitement peut inclure des médicaments tels que des relaxants musculaires.

Appliquez du chaud ou froid

Utilisez une serviette chaude ou un coussin chauffant sur les muscles tendus ou tendus. Prendre un bain chaud ou diriger le jet d’une douche chaude sur le muscle concerné peut également vous soulager.

A l’inverse, vous pouvez aussi masser le muscle avec de la glace pour soulager la douleur.

Vitamine B

Il est souvent suggéré de prendre des suppléments de vitamine B.

 

Prévenir les crampes aux jambes

Si vous avez souvent des crampes aux jambes, la meilleure prévention reste encore l’étirement régulier des muscles de la partie inférieure de vos jambes.

Il sera utile d’étirer vos mollets avant d’aller au lit chaque soir (voir plus haut).

Quelques conseils pour la nuit

§  Si vous êtes allongé sur le dos, assurez-vous que vos orteils pointent vers le haut – placez un oreiller sur le côté à l’extrémité de votre lit, avec la plante de vos pieds appuyés contre l’oreiller pour aider à garder vos pieds dans la bonne position.

§  Si vous êtes allongé sur le ventre, laissez vos pieds à l’extrémité du lit, ce qui vous permettra de garder vos pieds dans une position détendue et d’empêcher les muscles de vos mollets de se contracter.-- 

Synergie Naturopathie Paca. Maria-Luisa Weecksteen P: 06 19 55 89 95
Naturopathe, conseillère en fleurs de Bach.
 

 

 05.09.2018 : 585. "Nourrir la DETTE" !!! :

Une nouvelle crise majeure menace l’Europe. Elle pourrait être déclenchée par l’Italie ou les banques espagnoles, très exposées aux pays émergents.

Par Simone Wapler. Contrepoints.

En Europe, la prochaine crise pourrait être déclenchée par l’Italie ou les banques espagnoles, très exposées aux pays émergents.

En Italie, le budget du nouveau gouvernement est attendu avec fébrilité, mais il a juré la main sur le cœur qu’il respecterait les critères budgétaires (ce que ne fait pas la France).

Le taux d’emprunt à 10 ans du pays dépasse maintenant 3 %, un niveau qui ferait exploser les finances publiques françaises, preuve malgré tout d’un certain scepticisme.

L’Italie doit encore emprunter 63 Md€ d’ici à la fin de l’année pour « rouler sa dette » et financer son déficit.

LES BANQUES EN ESPAGNE

Côté Espagne, les banques sont très impliquées avec les pays émergents (Turquie, Argentine, Brésil), eux-mêmes empêtrés dans leur dette américaine du fait de la hausse du dollar.

Selon la Banque des règlements internationaux, les banques espagnoles sont impliquées à hauteur de 82,3 Md$ avec la Turquie ce qui est plus que l’exposition de la France, des États-Unis et du Royaume-Uni qui est au total de 75 Md$. Pour mémoire, le récent sauvetage de l’Espagne lors de la crise de la dette en euro avait nécessité l’injection de 100 Md$.

Voilà deux bonnes raisons pour que Mario Draghi fasse encore « tout ce qu’il faudra »… pour nous ruiner.

Pour le moment, malgré ces petits nuages, l’humeur des marchés reste au beau fixe et tout le monde s’extasie sur la croissance américaine, feignant d’oublier qu’elle est largement inférieure à la croissance de la dette américaine.

LA DETTE COMME ÉLÉPHANT DE COMPAGNIE

Pourtant, comme le dit Bill Bonner :

« La dette est comme un éléphant de compagnie. Il faut la nourrir. Elle est peut-être engendrée par l’industrie financière, mais c’est le reste de l’économie qui doit porter le fourrage et nettoyer la cage »

Dur, dur, de nourrir un éléphant qui n’en finit pas de grandir à une vitesse vertigineuse.

Que faudrait-il faire pour maîtriser le problème de la dette ? Le FMI, la BCE, la Commission européenne prétendent avoir des idées mais finalement, aucune ne marche. En fait, la seule solution serait de réduire le gouvernement et donc les dépenses.

                Aucun texte alternatif disponible.

 

23.08.2018 : 584. Noix de cajou :

 Les noix de cajou sont l’un des aliments les plus sains dans le monde. Malheureusement, peu d’entre vous ne connaissent les nombreux avantages qu’ils offrent.

Afin de se développer, les noix de cajou ont besoin d’un climat humide et chaud, c’est la raison pour laquelle quelques pays, tels que la Tanzanie, le Nigéria, le Brésil et le Mozambique, sont les plus grands producteurs de noix de cajou dans le monde.

5 Avantages pour la santé des noix de cajou :

#1. Ces noix contiennent énormément de calories. Pour être précis,  50 grammes de ces noix contiennent 275 calories. En plus de cela, elles sont riches en vitamines, minéraux, fibres diététiques solubles et de nombreux composés phytochimiques qui préviennent des maladies graves, y compris les cancers.

#2. Les noix de cajou sont également pleines d’acides gras mono-insaturés, comme les acides palmitoléique et oléique, qui sont bons pour la santé du cœur. Ils appartiennent au groupe des acides gras essentiels qui peuvent diminuer le niveau de mauvais cholestérol(LDL) et également augmenter le niveau de bon cholestérol (HDL) dans le sang.

Des études scientifiques ont prouvé que le régime méditerranéen qui est basé principalement sur les acides gras mono-insaturés, peut aider l’organisme à se protéger contre la maladie coronarienne et les accidents vasculaires cérébraux en soutenant le profil lipidique sanguin.

#3. Ces noix savoureuses sont également riches en minéraux essentiels. Certains des minéraux les plus utiles qui peuvent être trouvés dans les noix de cajou sont le potassium, le magnésium, le cuivre, le zinc, le sélénium et le fer.

En consommant seulement une poignée de noix de cajou quotidiennement vous allez fournir à votre organisme la quantité nécessaire des minéraux mentionnés ci-dessus et vous protéger contre les maladies carentielles.

Le sélénium est un oligo-élément très important et il sert de co-facteur pour les enzymes antioxydantes, comme le glutathion peroxydase, qui est connu comme l’un des antioxydants les plus puissants dans le corps humain.

Le cuivre agit aussi comme un cofacteur de nombreuses enzymes importantes telles que le cytochrome c-oxydase et la superoxyde dismutase.

 

Le zinc, d’autre part, joue le même rôle avec les enzymes responsables de la régulation du processus de digestion, de la synthèse de l’ADN et de la fonction des gonades.

#4. Les noix de cajou peuvent être très utiles en raison de leurs nombreuses vitamines essentielles, telles que la pyridoxine (vitamine B6), l’acide pantothénique (vitamine B5), la thiamine (vitamine B11) et la riboflavine. Seulement 100 grammes de ces noix fournira environ 30% de l’apport journalier recommandé en vitamine B6 (soit environ 0,147 mg). La B6 peut réduire considérablement les chances de développer l’homocystinurie et l’anémie sidéroblastique.

D’autre part, la niacine améliore la protection contre la dermatite ou la pellagre. De plus, les vitamines mentionnées ci-dessus sont cruciales pour le métabolisme des graisses, des protéines et des glucides au niveau cellulaire.

#5. En outre, les noix de cajou contiennent également une petite quantité d’un pigment très important d’antioxydants flavonoïdes, appelée la zéaxanthine, qui est sélectivement absorbée à l’intérieur de la macula de la rétine. Ce pigment fournit des fonctionnalités de filtrage et de protection des rayons UV, et protège également contre la DMLA ou la dégénérescence maculaire liée à l’âge chez les personnes âgées.

En plus de tous les avantages mentionnés ci-dessus des noix de cajou, elles sont aussi considérées comme l’un des meilleurs traitements alternatifs pour la dépression.

Comment traiter la dépression naturellement :

Un guide de base sur la valeur nutritive des noix de cajou !

Les noix de cajou sont une très grande source de tryptophane, un acide aminé essentiel pour notre corps. Cet acide aminé aide les petits enfants à se développer, réguler leur l’humeur, équilibrer notre comportement, améliorer le sommeil et peut, de manière significative, abaisser le niveau d’inquiétude et de dépression. C’est également le cas pour les adultes.

Juste deux poignées de noix de cajou contiennent entre 1 000 et 2 000 mg de tryptophane. Il s’est avéré que ce composé est plus fiable que les antidépresseurs de prescription. La meilleure chose en ce qui concerne le fait de traiter la dépression avec des noix de cajou est que vous allez sûrement éviter les effets secondaires qui sont habituellement causés par les antidépresseurs.

Selon David Adams le commissaire adjoint de la FDA, qui faisait partie de la réunion annuelle de la Drug Information Association en 1993, nous devons accorder une attention particulière aux choses qui se passent autour de l’arène juridique et des compléments alimentaires.

Si les producteurs de remèdes naturels arrivent à obtenir leur appui, il y aura très probablement une toute nouvelle catégorie de produits, qui seront en concurrence avec les médicaments déjà existants. C’est la raison pour laquelle nous avons besoin d’une loi spéciale qui aura la fonction de réglementer les suppléments.

En outre, en 1993, la FDA a publié un rapport disant que la vente et l’existence de compléments alimentaires ne compromettraient pas les efforts pour créer de nouveaux médicaments.

Comme vous le savez sans doute maintenant, le marché pharmaceutique est une entreprise énorme. Cependant, il y a des traitements naturels de la dépression beaucoup plus efficaces qu’ils veulent cacher aux gens au risque de perdre beaucoup d’argent.

Une introduction à l’allergie aux noix de cajou :

À côté des allergies causées par la consommation de noix, d’amandes et quelques autres, les noix de cajou provoquent des allergies chez les adultes et les enfants et c’est l’une des allergies alimentaires les plus courantes. Comme les arachides, les noix de cajou peuvent conduire à l’apparition de certaines réactions allergiques très graves, même si l’individu a consommé juste une petite quantité de noix de cajou.

Les noix saines auxquelles nous dédions cet article sont un ingrédient caché dans de nombreux aliments courants tels que la crème glacée, les gâteaux et les plats asiatiques. Quoi qu’il en soit, si vous éprouvez des symptômes d’allergie aux noix de cajou, il est nécessaire d’aller voir un spécialiste.

Source: www.healthyfoodstar.com

Traduit et adapté par: aidersonprochain.com

 

20.08.2018 : 583. Lettre de Michel DOGNA :

Fruits et légumes séduisants des étals... un ami m’a fait suivre cette lettre :

 

Ma cousine a épousé un arboriculteur-maraîcher qui a sa grande propriété dans la vallée du Rhône. Il cultive sur plusieurs hectares des choux fleurs et d'autres légumes, et également sur plusieurs hectares des citrouilles qu'il vend uniquement à des confituriers.
Vous vous demandez pourquoi les confituriers achètent des citrouilles, eh bien pour en faire de la confiture mélangée avec des abricots !... et ils peuvent écrire en toute légalité sur les pots "pur sucre, pur fruit "...

Mon cousin cultive aussi des pêchers d'une espèce particulière dont les fruits sont achetés par les confituriers (toujours eux) pour fabriquer les "pêches au sirop”, que vous trouvez dans toutes les épiceries et grandes surfaces.
Dans les boîtes, les pêches sont partagées en deux et évidemment pelées ; mais comment faire pour peler des tonnes de pêches ? C'est très simple : on les trempe dans de l'acide et une fois la peau détruite, on rince bien !…
Mon cousin qui m'a raconté cela, était un peu choqué par les méthodes de ses clients, mais après tout, il n'est pas responsable de la façon dont ses productions sont traitées après la vente...

Pour donner de la véracité à ce qui suit, il faut savoir que pour faire blanchir le cœur d’une salade, il faut le cacher de la lumière. Les vrais jardiniers utilisent, un pot de fleur, une planchette, une coupelle, une assiette. Imaginez un maraîcher qui a 2.000 salades à vendre en même temps ! Comment fait-il ? On marche sur la tête, vraiment. 

Suite à ce que m'a dit une personne aujourd'hui concernant le fait de verser du désherbant pour blanchir les salades, je ne l'ai crue qu’à moitié et après une rapide recherche sur Google, je suis tombé sur le cul !
Quelle est cette belle scarole au cœur jaune-blanc que l’on trouve au rayon des légumes ! Pourtant, les jardiniers savent que ce n’est pas facile d’obtenir ce cœur clair, même en retournant un pot de fleur sur la salade une semaine avant la cueillette pour que l’absence de lumière la blanchisse.
Un ami qui travaille chez un maraîcher raconte : "La solution de ce maraîcher pour blanchir la scarole est simple : un léger coup de désherbant sur la salade juste au moment de la commercialisation". Oui, vous avez bien lu : un désherbant ! Et si cette pratique était courante ?

En en parlant autour de moi, je me suis rendu compte que les producteurs de pommes de terre de mon secteur faisaient une opération similaire : au lieu de s’embêter à faucher les fanes qui poussent avec les pommes de terre, ils traitent le champ avec un "défanant" - qui n’est autre qu’un désherbant - une semaine avant la récolte.
Et tous les résidus se retrouvent dans notre assiette (beurk !). Pourtant, les légumes qui sont à l’étalage ont l’air bien honnêtes, bien mignons et bien proprets. Bien rassurants en tout cas.

Les cancérologues de Besançon conseillent de ne manger que des légumes de son jardin ou des légumes de provenance directe. La profession médicale doit certainement savoir des choses…
Nul doute que l’utilisation de produits phytosanitaires est une bombe à retardement et que tout ça est en train de nous sauter en pleine figure, comme le montre l’exemple des bananes de la Martinique. Cela me fait penser à un propos de Pierre Rabhi lors de sa conférence à Besançon : "Et si, avant un repas, au lieu de se dire "Bon Appétit", on se disait plutôt "Bonne Chance" !!! ???

 

 19.08.2018 : 582. Cuisiner, une alchimie qui laisse des traces !!! :

« La qualité de l’alimentation préoccupe de plus en plus nos contemporains. Ils recherchent des produits sains, et il est en effet extrêmement souhaitable que la nourriture ne soit pas polluée par des engrais ou des pesticides. Mais il faut qu’ils soient aussi conscients qu’en passant entre les mains de ceux qui les préparent, les aliments s’imprègnent de leurs émanations et les transmettent à tous ceux qui les mangeront. Car les mains sont des agents magiques : elles transmettent toujours quelque chose de l’état intérieur des êtres.
Les cuisiniers, les boulangers, les pâtissiers, ainsi que les personnes qui font chaque jour la cuisine pour les membres de leur famille, doivent connaître cette loi. Ainsi, ils s’habitueront à toucher les aliments en pensant que par leur travail ils contribuent à l’édification du corps d’êtres humains proches ou lointains, connus ou inconnus. C’est là une immense responsabilité. Il est donc important de préparer la nourriture dans le meilleur état intérieur, avec des pensées de santé, de paix et de lumière pour tous ceux à qui elle est destinée. »


Omraam Mikhaël Aïvanhov
 

 

 05.08.2018 : 581. Vitamine N :

Source : https://www.csbs.fr/sante-pratique/derniers-articles-sante/129-vitamine-n-comme-nature?showall=&start=4


 

Vitamine N (comme Nature)

Sources de vie.


La connexion entre l’esprit, le corps et la nature

Le temps passé dans la nature peut nous aider à fortifier notre santé physique, émotionnelle et familiale. La connexion entre l’esprit et le corps est, naturellement, une notion bien connue, mais les recherches et le sentiment commun suggèrent un nouveau concept : la connexion entre l’esprit, le corps … et la nature. Il y a plus de deux mille ans les taoïstes chinois créèrent des vergers et des serres pour améliorer la santé humaine.
En 1699, le livre English Gardener conseillait au lecteur de
passer son « temps libre dans le jardin que ce soit à creuser, à planter ou à désherber ; il n’y a pas de meilleure manière de préserver la santé ». Et il y a un siècle, le naturaliste John Muir écrivait : « des milliers de personnes fatiguées à bout de nerfs et hyper civilisées sont en train de découvrir qu’aller à la montagne c’est comme rentrer à la maison ; que le contact avec la nature est une nécessité ; et que les parcs et les réserves naturelles sont utiles non seulement comme des sources de bois et d’eau pour arroser, mais également comme source de vie. »

Actuellement la croyance traditionnelle selon laquelle la nature exerce un effet positif direct sur la santé humaine passe de la théorie à l’essai, et de l’essai à la pratique.
Certaines recherches sont parvenues à des conclusions si convaincantes que certains professionnels et organismes sanitaires conventionnels ont commencé à recommander la thérapie de la nature pour le traitement et la prévention de diverses maladies. Et beaucoup d’entre nous sans lui avoir mis de nom, nous utilisons le tonique de la nature. C’est-à-dire que nous nous soignons nous-même en alternative aux médicaments, et de manière peu couteuse et idéale.
Appelons ça la Vitamine N (comme Nature).

Des recherches récentes soutiennent l’idée que la thérapie de la nature aide à contenir la douleur et le stress négatif/indésirable ; et pour les personnes souffrant/atteintes de maladies cardiaques, de démence, ou d’autres affections, le soin par la nature comporte des bénéfices qui peuvent surpasser les résultats prévisibles des exercices en plein air.

Le pouvoir tonifiant du monde naturel peut aider à nous soigner, même à distance. Dans les étages postopératoires d’un hôpital de deux cents chambres de la banlieue de Pennsylvanie, il y a des chambres qui donnent sur une foret d’arbres à feuilles caduques, alors que d’autres donnent sur un mur de briques marron.
Une
étude a révélé que, comparés aux patients des chambres côté mur, ceux qui avaient la vue sur la forêt restaient hospitalisés moins longtemps (quasiment un jour de moins en moyenne), avaient besoin de moins d’analgésiques, et étaient l’objet de moins de rapports négatifs dans les notes des infirmiers.

Dans
une autre étude, un groupe de patients qui devaient subir une bronchoscopie (une technique d’exploration qui consiste à intuber une fibre optique dans les poumons) ont été séparés de façon aléatoire en deux groupes : à l’un d’eux on a administré des sédatifs, alors qu’à l’autre groupe, en plus des sédatifs, on les a rapprochés de la nature (dans ce cas grâce à un poster qui représente un ruisseau en montagne dans une prairie printanière, et une diffusion continue de sons naturels : le murmure de l’eau, des gazouillements d’oiseaux…) . Les patients du second groupe ont supporté notablement mieux leur douleur.

Etre à proximité de la nature peut être l’antidote contre l’obésité.

Une étude publiée en 2008 dans le American Journal of Preventive Medecine concluait que plus un quartier était aménagé en espaces verts, plus était bas l’indice de masse corporelle des enfants.

 

« Notre nouvelle étude, réalisée sur plus de 3 800 enfants de zones urbaines déprimées, a révélé que vivre dans un quartier fleuri et vert a des effets positifs à long terme sur le poids, et par voie de conséquence, sur la santé », a affirmé le docteur Gilbert C. Liu, directeur de la recherche. Et s’il ne démontre pas qu’il existe une relation directe de cause à effet, il a tenu compte de nombreuses variables, telles que la densité de population des quartiers.
Ses résultats confortent ceux qui croient que
changer l’environnement urbain de ces enfants est aussi important que de vouloir changer le comportement de leurs familles.

S’il est vrai qu’une exposition excessive aux rayons solaires peut provoquer des mélanomes, passer très peu de temps à l’air libre peut aussi avoir des effets négatifs sur la santé.

Selon une autre étude, pas moins des
trois quarts de la population adolescente et adulte des Etats Unis est carencé en vitamine D, qui s’obtient de façon naturelle par le soleil et grâce à certains aliments, ou alors par des compléments alimentaires.
Les
afro-américains sont les plus exposés au risque, explique un chercheur dans le Scientific American, puisqu’ « ils ont plus de mélanine ou pigment dans la peau, ce qui freine l’absorption et l’utilisation par le corps des rayons ultraviolets du soleil pour synthétiser la vitamine D ».

Certains scientifiques remettent en cause le pourcentage annoncé de nord-américains en situation de risque ( qui serait plus proche de la moitié que des trois quarts), mais tous sont d’accord sur le fait que le niveau de vitamine D dans le sang est en baisse et que sa carence est liée à un grand nombre de maux, dont le cancer, l’artériosclérose chez les adolescents afro-américains, le diabète de type II, la tendance à la dépression hivernale, le manque de vigueur chez les jeunes et la dysfonction pulmonaire chez les enfants asthmatiques. On a pu établir que la vitamine D aide à réduire le risque de contracter certaines maladies infectieuses, auto-immunes et parodontales.

Plus d’
études ont été menées sur les bienfaits de la nature sur la santé mentale que sur la santé physique ; mais les deux domaines (avec l’acuité mentale) sont intimement liés. La science n’est pas très impliquée dans ces sujets, et les preuves dont nous disposons ne sont pas nombreuses. Dans leur majorité elles sont complémentaires, pas causales. Cependant, à travers une lecture honnête de la littérature scientifique, on peut tirer certaines conclusions prudentes.

Différents rapports, ainsi qu’une minutieuse analyse de la bibliographie menée par des chercheurs de l’université Deakin de Melbourne, en Australie, détaille ce que nous savons jusque-là.

Selon cette dernière étude, chaque bénéfice consécutif pour la santé, entre autres, a été confirmé par des recherches spéculatives, théoriques et empiriques :

- L’exposition a un environnement naturel, comme des parcs, améliore la capacité à
surmonter le stress et à se remettre de maladies.
- Les méthodes connues de thérapie de la nature (telles celles basées sur la nature sauvage, l’horticulture ou le contact avec les animaux) obtiennent de bons résultats auprès de patients affligés de d’
affections émotionnelles ou physiques particulières, et qui n’avaient jusque-là réagit à aucun traitement.
- Les gens acquièrent une
attitude plus positive face à la vie et semblent plus satisfaits de leur existence quand ils sont proches de la nature, surtout pour les zones urbaines.

Source: GEA Asociación de Estudios Geobiológicos n° 85 verano 2014 / Extrait du libre “Volver a la naturaleza. Como aprovechar el poder del mundo natural para nuestra salud física, emocional y familiar”, RBA.2013 de Richard Louv
 

 

 11.07.2018 : 580. Menaces (vaines) des États-Unis contre une résolution de l’OMS sur l’allaitement maternel"

Pierrick Tillet

Les États-Unis ont tenté, en vain, de boycotter une résolution de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui promeut l’allaitement maternel et limite le lait artificiel.

Dans sa résolution, l’OMS rappelle les bienfaits du lait maternel sur le développement neuro-comportemental des nouveaux nés et sur la réduction des risques d’exposition aux maladies. À l’inverse, elle souligne les gros inconvénients des produits de substitution, surtout dans les pays du tiers-monde où ces produits nécessitent l’usage d’une eau souvent contaminée.

Branle-bas de combat chez les producteurs américains de lait artificiel qui ont poussé au cul l’administration US à l’ONU pour qu’elle étouffe au plus vite cette insupportable hérésie commerciale.

Comme cela risquait de ne pas suffire, les représentants américains en sont même venus aux menaces directes contre certains pays dudit tiers-monde, évoquant la possibilité d’une coupure de leurs aides financières s’ils votaient la résolution sacrilège de l’OMS.

Un autre signe de la perte d’influence américaine sur le monde

 

Dans un premier temps, l’artillerie lourde US est parvenue à retourner certains pays comme l’Équateur et à en ébranler une bonne douzaine d’autres parmi lesquels des pays d’Afrique et d’Amérique latine, comme le Mexique et l’Uruguay.

Patti Rundall, directrice du groupe britannique Baby Milk Action, n’en est pas revenue :

« Ce qui s’est passé est l’équivalent d’un chantage, les États-Unis tenant le monde en otage et essayant de gommer près de 40 ans de consensus sur la meilleure façon de protéger la santé des nouveaux-nés et des enfants. »

Mais la morale de cette histoire est sauve, illustrant là encore la perte d’influence du Maître de l’univers sur les pays vassaux. Présentée par la Russie, la résolution de l’OMS a été adoptée et les États-Unis ont dû ravaler leurs menaces.

L’affaire a été rapportée par le New York Times, mais c’est sur le webmagazine Cubadebate que je l’ai découverte, ainsi que la jolie photo qui illustre ce billet. Je me garderai bien d’interférer dans le choix des mères quant à la façon dont elles décident de nourrir leurs bébés, mais avouez que ce téton généreux est autrement plus bouleversant qu’une vulgaire tétine de caoutchouc (cf. ci-dessous l’illustration symptomatique choisie par le New York Times pour le même sujet 

 

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