B. Environnement 577

 

                                                                                    

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14.06.2018. : 577. Très bonne video sur le nucléaire ! :

https://youtu.be/1en7Gpbs-DY

 

08.06.2018 : 576. Bayer mise sur l’agriculture intensive en croquant Monsanto

 

bayer monsanto

Les logos des entreprises Bayer et Monsanto
© AFP/Archives Patrik STOLLARZ, John THYS

Berlin (AFP) – L’allemand Bayer doit se muer jeudi en géant mondial des pesticides, engrais et OGM en bouclant le rachat du spécialiste américain Monsanto, pour fournir une agriculture toujours plus stimulée par les biotechnologies.

Cette emplette à 63 milliards de dollars (54 milliards d’euros), la plus grande jamais réalisée à l’étranger par un groupe allemand, « comporte un risque élevé pour la réputation, mais des opportunités de marché énormes », résume le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung.

Bayer s’est efforcé lundi de dissiper le parfum sulfureux de sa cible en enterrant le nom « Monsanto », synonyme pour ses détracteurs des dérives de l’agrochimie, et associé à une cascade de procédures judiciaires.

Mais l’opération est purement cosmétique: les marques de la firme de Saint-Louis seront vendues à l’identique, de Dekalb (semences de maïs et colza) à De Ruiter (semences potagères) en passant par le célèbre Round up, herbicide au glyphosate mis en cause pour ses effets cancérogènes.

Car Bayer, qui a poursuivi Monsanto de ses assiduités avant d’arracher son accord en septembre 2016, table sur le boulevard commercial qui s’ouvre au futur mastodonte face à la nécessité de produire plus sur des surfaces restreintes.

« Nourrir une population mondiale croissante est un défi à long terme, auquel nous voulons contribuer », annonçait mardi dans le quotidien Handelsblatt le patron de Bayer, Werner Baumann.

En lançant l’opération, Bayer avait détaillé sa vision de la planète à l’horizon 2050, faite de dix milliards de bouches à nourrir, sur des terres arables limitées et perturbées par le réchauffement climatique.

Avec 115.000 salariés, 45 milliards d’euros de revenus combinés annuels dont 19,7 milliards pour la seule activité agrochimique, le futur ensemble s’apprête à prendre la tête d’un secteur en pleine concentration.

L’an dernier déjà, l’américain Dow Chemical avait épousé son compatriote DuPont puis le chinois ChemChina avait racheté le suisse Syngenta pour 43 milliards de dollars, deux mégafusions qui avaient alarmé les défenseurs de l’environnement.

Par ricochet, ces grandes manoeuvres ont fait grossir l’américain FMC, qui récupère des herbicides et insecticides de DuPont, et l’allemand BASF, qui va mettre la main sur quelque 7,7 milliards d’euros d’activités cédées par Bayer pour amadouer les autorités de la concurrence.

Bayer mise sur la complémentarité entre ses produits phytosanitaires et l’avance de Monsanto dans « les biotechnologies des plantes », selon Werner Baumann, deux domaines qui nécessitent de tels efforts de recherche et développement que les positions acquises sont cruciales.

« Les trois nouveaux conglomérats », DowDupont, ChemChina-Syngenta et Bayer, « devraient contrôler plus de 60% du marché des semences et de l’agrochimie », « fournir la quasi-totalité des OGM » et « détenir la majorité des brevets sur les plantes », soulignait l’an dernier la Fondation Heinrich Böll, proche des Verts allemands.

Comme nombre d’associations écologistes, cette structure redoute que Bayer et ses deux concurrents ne « dictent les produits, les prix et les standards de qualité », tout en pesant en coulisses sur les décisions politiques.

« Nous écouterons nos critiques et travaillerons ensemble là où il y a un terrain d’entente », promet de son côté le patron de Bayer, tout en estimant que l’agriculture « est un sujet trop important pour que des divergences idéologiques empêchent le progrès ».

Du sort du glyphosate, sur la sellette en Europe, à celui des organismes génétiquement modifiées, l’avenir du secteur dépend largement des futures politiques environnementales et de sécurité alimentaire, avec de fortes différences géographiques.

« Les continents en plein développement sont l’Afrique et l’Amérique latine », tandis que les Etats-Unis et l’Asie « continuent de développer leur agriculture avec des préoccupations environnementales », alors que l’Europe se distingue par son hostilité aux OGM, résumait lundi le président de Bayer France, Franck Garnier, auprès de l’AFP.

© AFP

 

06.06.2018 : 575. Distribution de l'électricité : adapter l'offre à la demande :

Une voie à explorer est le stockage d’électricité à grande échelle.

C’est l’un des défis majeurs du futur : découvrir comment stocker, en grande quantité, l’électricité produite à un moment précis et la renvoyer sur le réseau lorsqu’on en a besoin. À l’heure actuelle, la production d’électricité est adaptée en continu à la demande réelle. Le recours de plus en plus important au solaire ou à l’éolien, deux sources de production inconstantes, demande à l’avenir de mettre en place un système plus intelligent, capable de stocker l’électricité excédentaire produite à un moment et la restituer quand elle vient à manquer.

Les géants du secteur énergétique ont des projets concrets. On parle notamment de conversion d’électricité en… gaz mais aussi de batteries géantes. Le premier procédé, appelé “Power to Gas”, consiste à fabriquer du gaz avec de l’électricité excédentaire, gaz qui sera ensuite brûlé en temps utile pour recréer de l’énergie. Plusieurs projets tournent déjà. Exemple avec une centrale hybride d’Engie en Allemagne : l’électricité des éoliennes qui n’est pas consommée sert à fabriquer de l’hydrogène, qui est lui-même réutilisé plus tard comme carburant pour voiture ou combustible pour centrale électrique. On vous passe les détails scientifiques mais le procédé de “Power to Gas” consiste à utiliser de l’électricité excédentaire pour une électrolyse de l’eau, ce qui permet de créer de l’hydrogène. On peut aussi fabriquer du méthane de synthèse lors d’un procédé similaire.

 

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La seconde idée de stockage dans des batteries géantes au lithium-ion est mise à l’épreuve un peu partout dans le monde, notamment par Tesla, qui commercialise déjà des batteries XXL pour les entreprises (appelées Powerpacks) et va construire un accumulateur géant couplé au parc éolien de Horsdale, en Australie. Cette méga-pile rechargeable aura une capacité de 126 MWh, de quoi alimenter 30.000 foyers durant une pénurie d’électricité. L’idée des batteries géantes est aussi testée en Belgique, à Drogenbos. Ce projet belge a été mis en lumière de manière accidentelle, le 11 novembre dernier, lorsqu’un incendie a détruit un container de batteries au lithium sur le site d’Engie Electrabel le long du ring de Bruxelles, dégageant des fumées qui ont contraint les Bruxellois à se calfeutrer chez eux. Depuis quelques semaines, Engie testait là un système de stockage d’électricité à taille industrielle. L’incendie, qui a détruit un seul des six conteneurs de batteries sur le site, ne remet pas en cause la suite des opérations, expliquait-on la semaine dernière chez Engie, qui croit fermement à cette option de stockage. Les tests en cours, les premiers jamais menés en Belgique, concernent différents types de batteries de différents fournisseurs. Une capacité de 6 MWh était testée au moment de l’incident. La volonté est de passer progressivement à une capacité de 20 MWh. Ce n’est pas énorme, mais un bon début tout de même. « Une telle capacité pourrait déjà aider Elia, le gestionnaire du réseau, à accroître la stabilité et la fiabilité de l’approvisionnement », assure Engie.

En France : 

Plus grosse que celle de Tesla : Hydrogène de France (HDF Energy) va construire en Guyane la plus grosse centrale du monde de production et stockage d'électricité renouvelable. Son parc de panneaux photovoltaïques de 55 MW sera couplé avec une capacité de stockage de 120 MWh à base d'hydrogène, plus un stockage d'appoint par batteries lithium-ion de 20 MWh. Soit 140 MWh au total, contre 129 MWh pour celle de Tesla, située en Australie.

« L'alliance de deux technologies de stockage permet de profiter des avantages de chacune,détaille Sylvain Charrier, le directeur du développement de HDF pour l'Outre-mer. L'hydrogène stocke l'énergie sur de longues périodes, tandis que les batteries sont capables de restituer l'électricité très rapidement, dans la milliseconde. » L'électricité solaire sert à hydrolyser de l'eau, produisant de l'hydrogène (et de l'oxygène), stocké sous forme de gaz comprimé dans de grands conteneurs de 12 mètres de long. L'opération inverse produit de l'électricité dans une pile à combustibles. Ainsi, « la centrale ne rejettera que de l'oxygène et de la vapeur d'eau », assure Sylvain Charrier.

L’électricité solaire est stockée sous forme de gaz comprimé dans des bouteilles empilées à l'intérieur de conteneurs de 12 mètres de long. © HDF Energy

L’électricité solaire est stockée sous forme de gaz comprimé dans des bouteilles empilées à l'intérieur de conteneurs de 12 mètres de long. © HDF Energy 

Avec le stockage, le taux de disponibilité atteint 85 %

La Centrale électrique de l'Ouest guyanais (CEOG) pourra alimenter l'équivalent de 10.000 foyersen énergie verte à raison de 10 MW en journée (en tenant compte du pic de consommation de fin de journée) et 3 MW la nuit, en heures creuses. Pour Sylvain Charrier, cette future centrale électrique s'apparente donc plus à une production par gaz ou nucléaire, capable de fournir du courant de façon continue. « Notre taux de disponibilité (le pourcentage du temps durant lequel la centrale est effectivement opérationnelle) est supérieur à 85 %, contre 83 % pour le thermique, 82 % pour le nucléaire, ou 18 % à 20 % pour le solaire. »

Le projet, qui a coûté 90 millions d'euros, n'a nécessité aucune subvention publique. « Nous sommes la preuve concrète que la production et le stockage à partir d’énergies renouvelablespeuvent être économiquement rentables », se félicite Sylvain Charrier. « CEOG démontre que la Guyane peut tendre vers l'autonomie énergétique », a également loué le président de la Collectivité territoriale de Guyane Rodolphe Alexandre.

HDF a réalisé en 2018 une autre première mondiale avec l'installation en Martinique d'une pile à combustibles de 1 MW valorisant l'hydrogène coproduit par la raffinerie de la Sara (Société anonyme de la raffinerie des Antilles). « Le gaz était jusqu'ici perdu ou brûlé dans des torchères », appuie Sylvain Charrier. L'entreprise a d'autres projets de batteries de stockage en France métropolitaine et elle est par ailleurs en train de construire sa propre usine de piles à combustibles en Aquitaine, qui devrait être opérationnelle en 2019.

 

Et les batteries pour particuliers ?

Pour les propriétaires de panneaux solaires, la tentation est grande de se tourner vers les nouvelles batteries domestiques. L’idée est formidable : l’électricité excédentaire produite par les panneaux lors d’une journée ensoleillée est stockée dans une batterie dans la maison, et cette énergie est utilisée lorsque la production des panneaux est nulle, le soir (ou la nuit pour recharger une voiture électrique, par exemple). L’intérêt de ces batteries domestiques est aussi de prendre le relais du réseau en cas de panne de secteur, d’alimenter directement toute la maison en cas de black-out. Mais le prix reste un écueil sérieux. Comptez près de 6.880 euros pour une batterie Tesla Powerwall de 14 kWh, plus 900 à 2.300 euros de frais d’installation (chiffres émanant du site de Tesla, leader du marché dont les batteries sont commercialisées en Belgique par Eneco), une batterie garantie dix ans. Pour beaucoup de particuliers, ce n’est donc pas encore très rentable, d’autant plus que beaucoup de propriétaires de panneaux solaires peuvent encore utiliser sans frais le réseau comme une grosse batterie (le compteur tourne à l’envers). Ce qui va changer avec la nouvelle redevance réseau. Déjà appliquée en Flandre, elle arrive à Bruxelles l’an prochain et en 2019 en Wallonie). Elle pénalisera l’usage du réseau lorsqu’on réinjecte l’électricité que l’on a produite soi-même. On estime le coût à 400 euros par an en moyenne en Wallonie. On pourra éviter cette redevance, au moins en partie, avec une batterie domestique et un compteur bidirectionnel (qui mesure l’usage réel du réseau).

 

27.04.2018 : 574. 32 ans de TCHERNOBYL et 7 ans de FUKUSHIMA :

https://youtu.be/i-ikhu1uzUQ

 

25.04.2018 : 573. Le Mexique regarde vers le soleil pour produire de l’électricité.

mexique

Le parc photovoltaïque de Villanueva dans l’état de Coahuila au Mexique, le 20 avril 2018.
© AFP Alfredo ESTRELLA

Viesca (Mexique) (AFP) – A distance, on dirait un océan au milieu du désert. Il ne s’agit pourtant pas d’un mirage mais du plus grand parc solaire du continent américain, situé dans l’État de Coahuila au nord du Mexique.

Les 2,3 millions de panneaux sont disposés par rangées sur le sable et suivent la trajectoire du soleil du lever du jour jusqu’à la nuit, comme des tournesols.

Ils couvrent une surface équivalente à 2.200 terrains de football. Au niveau mondial, seuls des projets en Chine et en Inde le dépassent actuellement par leur taille.

Construit par l’Italien Enel, le projet a coûté 650 millions de dollars et répond à la stratégie du gouvernement mexicain de produire 43% de son électricité grâce aux énergies propres d’ici 2024.

Une fois entièrement opérationnel d’ici la fin de l’année, ce parc solaire devrait produire 1.700 gigawatts/heure, et ainsi répondre aux besoins énergétiques d’environ 1,3 million de ménages mexicains.

Le Mexique a reçu les éloges des écologistes en 2015, quand il est devenu le premier pays émergent à annoncer un objectif ambitieux de réduction des gaz à effet de serre de 30% d’ici 2020, et de 50% d’ici 2050.

Les autorités ont attribué aux enchères trois projets de parcs solaires qui ont généré des investissements estimés à 8,6 milliards de dollars.

Outre Enel, l’Américain Recurrent Energy et le Néerlandais Alten, qui construit un parc solaire dans l’état d’Aguascalientes (centre), ont décroché ces marchés.

L’énergie produite devrait répondre aux besoins de 6,5 millions de foyers du pays, selon les chiffres officiels.

Il s’agit d’un pan essentiel de la réforme énergétique mexicaine approuvée fin 2013, qui a ouvert au privé le secteur de l’énergie pour la première fois en un peu plus de 70 ans.

© AFP

 

18.04.2018 : 572. 

Des scientifiques créent par hasard une enzyme dévoreuse de plastique

 

 

Des chercheurs américains et britanniques ont conçu par hasard une enzyme capable de détruire du plastique, ce qui pourrait contribuer à résoudre le problème mondial lié à ce type de pollution
© AFP/Archives Thomas WATKINS

Tampa (Etats-Unis) (AFP) – Des chercheurs américains et britanniques ont conçu par hasard une enzyme capable de détruire du plastique, ce qui pourrait contribuer à résoudre le problème mondial lié à ce type de pollution, selon une étude publiée lundi.

 

Plus de huit millions de tonnes de plastiques aboutissent dans les océans de la planète chaque année, faisant croître les inquiétudes sur la toxicité de ce dérivé du pétrole et sur son impact sur la santé des générations futures et de l’environnement.

Malgré des efforts en matière de recyclage, la grande majorité de ces plastiques peut perdurer pendant des centaines d’années. Les scientifiques cherchent un moyen de mieux les éliminer.

Des scientifiques de l’université britannique de Portsmouth et du laboratoire national des énergies renouvelables du ministère américain à l’Energie ont concentré leurs efforts sur une bactérie découverte au Japon il y a quelques années: l’Ideonella sakaiensis.

Elle se nourrit uniquement d’un type de plastique, le polytéréphtalate d’éthylène (PET) qui entre dans la composition de très nombreuses bouteilles en plastique.

Les chercheurs japonais pensent que cette bactérie a évolué assez récemment dans un centre de recyclage, car les plastiques n’ont été inventés que dans les années 1940.

L’objectif de l’équipe américano-britannique était de comprendre le fonctionnement de l’une de ses enzymes appelée PETase, en découvrant sa structure.

« Mais ils ont été un peu plus loin en concevant par accident une enzyme qui est encore plus efficace pour désagréger les plastiques PET », selon les conclusions publiées lundi dans les Comptes-rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS).

Des scientifiques de l’université de South Florida et de l’université brésilienne Campinas ont également participé aux expérimentations qui ont débouché sur la mutation par hasard d’une enzyme beaucoup plus efficace que la PETase naturelle.

Les scientifiques s’activent désormais à en améliorer les performances dans l’espoir de pouvoir un jour l’utiliser dans un processus industriel de destruction des plastiques.

« La chance joue souvent un rôle important dans la recherche scientifique fondamentale et notre découverte n’y fait pas exception », a commencé John McGeehan, professeur à l’école de sciences biologiques à Portsmouth.

« Bien que l’avancée soit modeste, cette découverte inattendue suggère qu’il y a de la marge pour améliorer davantage ces enzymes, pour nous rapprocher encore d’une solution de recyclage pour la montagne en constante croissance de plastiques mis au rebut », a-t-il poursuivi.

© AFP

 

 

21.03.2018 : 570. Les oiseaux des campagnes en déclin « vertigineux », Muséum et CNRS sonnent l’alarme !

oiseaux

Un moineau sur une branche d’un arbre des jardins du Palais Royal à Paris le 7 août 2016
© AFP/Archives ALAIN JOCARD

Paris (AFP) – Moins 60% de moineaux friquet depuis 10 ans, un tiers d’alouettes des champs disparues en 15 ans… Les oiseaux des campagnes françaises sont victimes d’un déclin « vertigineux », qui s’est encore intensifié depuis deux ans, selon de nouveaux recensements.

« Le printemps 2018 s’annonce silencieux dans les campagnes françaises », s’alarment le CNRS et le Muséum national d’histoire naturelle dans un communiqué commun, mardi, en estimant que « ce déclin atteint un niveau proche de la catastrophe écologique ».

En zones agricoles, les populations d’oiseaux ont perdu en moyenne un tiers de leurs effectifs en 15 ans, montrent les relevés conduits depuis 1989 par le « Suivi Temporel des Oiseaux Communs » (Stoc), qui, au sein du Muséum, surveille aussi la situation dans les villes et les forêts.

« On ne prend pas de grands risques en disant que les pratiques agricoles sont bien à l’origine de cette accélération du déclin », a dit à l’AFP Grégoire Loïs, directeur-adjoint de Vigie-Nature, qui chapeaute le Stoc, car les oiseaux ne déclinent pas au même rythme dans d’autres milieux.

« Il y a un déclin léger sur le reste du territoire, mais rien à voir en termes d’amplitude », ajoute-t-il.

En zones agricoles, des espèces comme l’alouette des champs, la fauvette grisette ou le bruant ortolan, ont perdu en moyenne un individu sur trois en quinze ans. En Ile-de-France, la tourterelle des bois approche -90%.

Une autre étude, menée par le CNRS depuis 1995 dans les Deux-Sèvres, sur 160 zones de 10 ha d’une plaine céréalière typique des territoires agricoles français, enfonce le clou.

« Les populations d’oiseaux s’effondrent littéralement dans les plaines céréalières », constate Vincent Bretagnolle, écologue au Centre d’études biologiques de Chizé. « Les perdrix se sont presque éteintes dans notre zone d’étude… »

Selon ces recherches, en 23 ans, l’alouette a perdu plus d’un individu sur trois (-35%), la perdrix grise huit individus sur dix…

« Ce qui est alarmant, c’est que tous les oiseaux du milieu agricole régressent à la même vitesse. Cela signifie que c’est la qualité globale de l’écosystème agricole qui se détériore », analyse le chercheur.

Grosses ou petites, migratrices ou pas, toutes les espèces sont concernées, probablement du fait de l’effondrement des insectes.

« Il n’y a quasiment plus d’insectes, c’est ça le problème numéro un », souligne M. Bretagnolle.

Car même les volatiles granivores ont besoin d’insectes à un moment dans l’année, pour leurs poussins.

Cette disparition massive est concomitante à l’intensification des pratiques agricoles ces 25 dernières années, plus particulièrement depuis 2008-2009, période qui correspond à la fin des jachères imposées par la Politique agricole commune, à la flambée des cours du blé, à la reprise du recours massif au nitrate et à la généralisation des insecticides néonicotinoïdes, ajoutent le CNRS et le Muséum dans leur communiqué.

Selon M. Loïs, le constat est similaire en Europe, notamment dans l’ouest du continent.

Selon deux études récentes, l’Allemagne et l’Europe ont perdu 80% d’insectes volants et 421 millions d’oiseaux en 30 ans.

Les scientifiques français s’interrogent sur les raisons de « l’accélération très forte » de ce déclin constatée en 2016 et 2017, et à ce stade largement inexpliquée. Ce qui les a conduits à diffuser ce communiqué commun mardi, sans attendre de voir leurs études publiées dans une revue scientifique.

« On a l’impression qu’il y a une forme d’effondrement en train de se produire sous nos yeux », dit M. Loïs. « Cette accélération est-elle liée à la multiplication des facteurs? A une nouvelle pratique agricole dommageable qu’on n’aurait pas encore identifiée? A-t-on franchi un seuil? »

De quoi redouter un « printemps silencieux », comme le « silent spring » prédit par la célèbre écologue américaine Rachel Carson il y a 55 ans à propos du DDT, finalement interdit?

« Si cette situation n’est pas encore irréversible, il devient urgent de travailler avec tous les acteurs du monde agricole, et d’abord les agriculteurs, pour accélérer les changements de pratiques », appellent le Muséum et le CNRS.

© AFP

 

19.03.2018 : 569.« Pacte finance climat-européen » : nous payons, ils dépensent !Global warming by Shenghung Lin(CC BY-NC-ND 2.0)

Lancement d’un « pacte finance-climat » : mais de quoi s’agit-il ?

 

Par Rémy Prud’homme1.

Messieurs Larrouturu et Jouzel lancent, à grand renfort de flon-flons médiatiques, à l’UNESCO s’il vous plait, un « pacte finance-climat européen ». Ce titre a le mérite de la clarté : il met la finance en premier, pour bien souligner que le climat est au service de la finance plutôt que l’inverse. Mais le texte a au moins trois gros défauts.

Tout d’abord, le tableau apocalyptique qu’il dresse pour nous pousser à mettre la main à la poche repose sur du vent.

« LA MULTIPLICATION DES ÉVÉNEMENTS CLIMATIQUES EXTRÊMES » ?

Une fake news, comme on dit pour faire moderne : le GIEC lui-même  dans un rapport de 2012 sur ce thème (pp. 119-120) reconnait avoir une « confiance faible » dans cette aggravation.

Les « millions de réfugiés » climatiques déjà sur les routes ? Ce chantage au réfugié est peut-être habile (beaucoup diront : méprisable), mais il ne rime à rien. L’Agence des Nations Unies pour les Réfugiés, dans ses rapports annuels, recense les réfugiés politiques et les réfugiés économiques, mais ne mentionne aucun réfugié climatique.

Les famines climatiques, que brandit également le texte du Pacte ? Elles n’existent plus, sauf dans les pays en guerre. Les annuaires de la FAO montrent que la production agricole par habitant n’a jamais augmenté aussi vite qu’au cours des vingt dernières années (même si beaucoup reste à faire bien sûr).

DES PROPOSITIONS DÉLIRANTES

Ensuite, les propositions économiques du Pacte sont délirantes et irréalisables. Elles consistent à donner aux Etats ou aux banquiers européens beaucoup d’argent à dépenser pour « sauver le climat » – en plus de celui que nous donnons déjà, et de celui que nous avons déjà promis de donner aux pays pauvres. Cet argent proviendra soit d’impôts supplémentaires (trois sont proposés), soit de la réaffectation de dépenses publiques (plus pour les éoliennes, moins pour la Justice ou la santé ou la sécurité ou l’éducation – cela n’est pas précisé).

Trois chemins sont prévus pour y parvenir : la transformation de la BEI (Banque Européenne d’Investissement), la mise à contribution de la BCE (Banque Centrale Européenne), l’augmentation du budget de l’Union Européenne. Ils sont bizarres et impraticables.

Un mot sur le dernier, qui l’est plus encore que les deux autres. Dans presque tous les pays d’Europe, les peuples, à tort ou à raison, ne supportent plus les bureaucrates et les politiciens de Bruxelles. C’est le moment choisi par le Pacte pour proposer une augmentation tout entière allouée à la finance climatique et surtout considérable (d’au moins 70%) du budget de l’Union Européenne). On se demande dans quel monde vivent les signataires de ce Pacte.

UNE PROBLÉMATIQUE DU CLIMAT ERRONÉE

Tout cela pour rien, pour un objectif illusoire. Le Pacte vise explicitement à diviser par 4 d’ici 2050 les rejets de CO2 de l’Europe dans le but de réduire de moitié les rejets de CO2 du globe (la seule grandeur qui compte). Même si les dépenses prévues réduisaient par 4 nos rejets de CO2 comme voulu (hypothèse très douteuse), cela ne servirait pas à grand chose.

Il faut cesser de croire que l’Europe est le centre du monde : elle ne cause actuellement que 10% des rejets mondiaux de CO2 (et la France 1%). La seule Chine rejette presque trois fois plus que toute l’Union Européenne. L’évolution des rejets mondiaux dépendra à 95% de ce qui se passera hors de l’Europe, et en particulier dans les pays pauvres.

La priorité de ces pays, c’est le développement, pas la réduction du CO2. Au mieux, leur efficacité en carbone augmentera un peu plus vite que leur production, et leurs rejets de CO2 se stabiliseront et/ou déclineront légèrement. C’est d’ailleurs ce que des pays comme l’Inde et la Chine ont, fort honnêtement, annoncé lors de la COP 21. En tout état de cause, la teneur en CO2 de l’atmosphère terrestre en 2050 ne dépendra pratiquement pas de l’Europe.

Un Pacte est un engagement entre des parties antagonistes (Pacte germano-soviétique) ou en concurrence (Pacte d’actionnaires). Quelles sont ici les deux parties invitées à contracter ? Les citoyens et les financiers : nous payons, et ils dépensent. Le Pacte finance-climat cherche à nous convaincre de nous flageller pour sauver le monde. En réalité, le climat n’est qu’un prétexte, et on nous propose de nous flageller pour rien, si ce n’est asseoir le pouvoir et les revenus de banquiers et de bureaucrates.

  1.  Professeur d’économie émérite à l’université Paris-Est. 

 

 

03.03.2018 : 568. Nouvelle vague de froid et de neige !!!

Une grande partie de la France était sous la neige, dans un froid vif avec des gens pris au dépourvu malgré les alertes qui avaient eu lieu. Rien de vraiment étonnant en fait quand on pense que les médias passent leur temps à lessiver le cerveau des gens avec un faux problème de réchauffement climatique. Réchauffement climatique qui, au passage, serait une bénédiction.

Quand on voit que la production d’électricité a du mal à suivre on peut se demander ce qui arriverait lors d’un hiver avec un froid persistant. Sans électricité plus rien ne fonctionne. Il ne reste alors plus qu’à compter sur l’isolation de la maison, le chauffage au bois ou au charbon, ou au pire sur un petit poêle d’appoint au pétrole.

Et puis, si vous suivez Sott, vous savez que les hivers sont de plus en plus rigoureux et ceci tout autour du globe : Résumé SOTT des changements terrestres – Janvier 2018

Alors n’écoutez pas les « fake news » et préparez-vous, les changements climatiques peuvent êtres brutaux et pas dans le sens que l’on nous vend.

 

25.02.2018 : 567. Livre "Les changements terrestres et la connexion anthropocosmique : L'histoire secrete du monde" :

de Pierre Lescaudron  (Auteur),‎ Laura Knight-Jadczyk (Avec la contribution de).

Errements du Jet Stream, ralentissements du Gulf Stream, ouragans, tremblements de terre, éruptions volcaniques, bolides météoriques, tornades, déluges, dolines et nuages noctulescents sont en augmentation depuis le passage au XXIe siècle.

La vision des partisans du réchauffement planétaire anthropique s avère-t-elle juste ou est-ce que quelque chose d autre, quelque chose de bien plus important, se déroule sur notre planète ?

Alors que pour la science conventionnelle ces changements terrestres n ont aucun rapport entre eux, Pierre Lescaudron applique les conclusions du paradigme de l Univers électrique et les découvertes de la physique des plasmas pour suggérer qu ils pourraient en réalité être intimement liés et dériver d une seule cause commune : le rapprochement du « jumeau » de notre Soleil et de l essaim cométaire qui l accompagne.

Grâce aux archives historiques, l auteur dévoile une forte corrélation entre périodes d oppression autoritariste et désastres naturels catastrophiques d origine cosmique.

De par ses références aux recherches métaphysiques et à la théorie de l information, Les changements terrestres et la connexion anthropocosmique tente de manière innovante de réconcilier la science moderne avec la compréhension ancestrale que l esprit humain et les niveaux d expérience humaine collective peuvent influencer les phénomènes cosmiques et terrestres. Abordant un vaste registre de domaines scientifiques et comportant plus de 250 illustrations et de 1 000 sources, Les changements terrestres et la connexion anthropocosmique s offre sous un format accessible à tous ceux qui souhaitent comprendre les signes de nos temps.

Video pour illustrer cette vague de froids et de changements : https://youtu.be/fdDfySDS-B8

 

16.02.2018 : 566. 

Un état de catastrophe pas si naturelle que ça

Publié le :Last updated:

catastrophes naturelles

Restaurant inondé entre Lux et Saint Loup de Varennes, Saône-et-Loire, France (46°44’ N – 4°53’ E). © Yann Arthus-Bertrand

 France Nature Environnement réagit après la crue de la Seine et les inondations qui ont touché la France début 2018. L’association plaide pour la prévention plutôt que de toujours considérer ces catastrophes comme seulement naturelles grâce à  une remise en cause de l’urbanisation, un verdissement des villes et une meilleure information des populations aux risques. Nous republions ici leur appel.

Un état de catastrophe pas si naturelle que ça

Le gouvernement vient de décréter l’état de catastrophe naturelle pour 275 communes suite aux récentes inondations. Une situation qui se répète d’année en année, sans qu’aucune leçon n’en soit tirée. France Nature Environnement rappelle que ces dégâts pourraient pourtant être en grande partie évités, à condition de revoir notre politique d’aménagement du territoire pour permettre à la nature de jouer son rôle de régulateur.

Des phénomènes naturels aux dégâts dus à notre gestion du territoire

L’inondation est la première cause de déclaration d’état de catastrophe naturelle en France : près de la moitié des communes françaises sont concernées par ce risque. Si la pluie et les crues sont des phénomènes naturels, le fait qu’ils génèrent de telles inondations et de tels dégâts est dû pour l’essentiel à notre façon d’aménager le territoire.

L’imperméabilisation des sols, la construction sur de nouvelles zones à risques, l’édification systématique de digues, la destruction de zones naturelles et agricoles qui permettent de réguler les inondations… ne sont plus acceptables. Il est urgent de modifier notre mode d’aménagement du territoire et de s’appuyer sur des solutions fondées sur la nature pour éviter d’en arriver à de telles catastrophes :  il est nécessaire que tous les territoires à risque inondation soient couverts par un plan de prévention des risques, annexé sans délai au plan local d’urbanisme et opposé avec rigueur aux permis de construire.

Des sols urbains et agricoles qui n’infiltrent plus l’eau

L’infiltration de l’eau de pluie dans le sol est essentielle pour réguler les risques d’inondations. Or, les sols sont imperméabilisés en ville mais également sur les terres agricoles : résultat, 90% de l’eau ruisselle et 10% seulement s’infiltre dans les sols. Parmi les causes, l’agriculture conventionnelle appauvrit les sols, les assèche sans aucune prise en compte des impacts et conduit à leur imperméabilisation. De leur côté, béton et bitume continuent de coloniser les espaces agricoles et forestiers, empêchant les eaux pluviales d’être retenues par les obstacles naturels (talus, haies, fossés, …) et absorbées par les sols.

L’Etat et les collectivités doivent agir : les arrêtés de catastrophe naturelle ne peuvent pas être la seule réaction face à de tels événements. Pour Christian Garnier, responsable des questions urbaines à France Nature Environnement, « il est urgent de remettre de la nature en ville, de rétablir les talus, brise-vents, prairies et boisements en milieu rural et de réinventer une véritable ingénierie écologique et paysagère des territoires ».

Apprendre des inondations passées en conservant une mémoire du risque

Il existe de multiples outils en matière de prévention des inondations, de l’échelle communale à l’échelle nationale. La prise en compte de la culture du risque inondation dans ces outils est un levier essentiel de la prévention des risques d’inondations. Pour Philippe Lagauterie, du réseau Eau et Milieux Aquatiques de France Nature Environnement, « Il faut aider les populations à mieux connaitre le phénomène de crue pour le prévenir et s’adapter. Les assurances ont le tort d’aider, voire d’encourager, la remise en l’état à l’identique. Dans certains endroits, il vaudrait mieux abandonner les constructions et permettre aux riverains de se reloger et laisser les terrains gagnés pour l’expansion de crue. »

Ainsi, France Nature Environnement propose que lorsqu’une commune est concernée pour la seconde fois par un état de catastrophe naturelle, les discussions portent sur la reconstruction du bâti dans une zone qui ne soit pas à risque, et non sur une reconstruction à l’identique.

Un état de catastrophe pas si naturelle que ça
France Nature Environnement
Février 2018

 

12.02.2018 : 565. Géopolitique :

Les guerres occidentales modernes sont caractérisées par le fait que chacune d’entre elles est en réalité double : une guerre artificielle associée à une vraie guerre de fond. C’est généralement la guerre artificielle qui est analysée et commentée par les spécialistes qui oublient assez rapidement que les acteurs jouent plus ou moins un scénario comme dans un match de catch, avec les djihadistes dans le rôle des méchants, et l’OTAN/US dans celui de justicier. La guerre de fond, la vraie, se déroule en parallèle de la guerre artificielle qui lui permet de se positionner et de déployer progressivement sa stratégie.

Les pays-cibles de cette guerre de fond, la Chine et la Russie, ne s’y trompent pas. Elles font semblant de jouer le jeu artificiel, mais prennent leurs dispositions sur le fond. La Chine, par exemple, renforce sa présence militaire en Afghanistan et ne peut que sourire quand les Etats-Unis annoncent à grands cris qu’ils ont bombardé des terroristes Ouigours le long de la frontière chinoise (ils auraient presque sauvé la Chine !). La Russie a adopté une stratégie différente mais complémentaire. Partant du fait qu’une guerre de fond ne pourrait avoir lieu sans l’existence des groupes de terroristes incontrôlables, elle a pris le parti de les éradiquer, soit en les bombardant et en cassant leur structure comme en Syrie, soit en les sortant de la condition de hors-la-loi et en les intégrant dans les structures de l’Etat, privant ainsi l’OTAN/US de toute raison « légale » de mobiliser ses forces contre eux. Ayant cela à l’esprit, on comprend mieux pourquoi les Etats-Unis sont allergiques à toute forme de normalisation et d’accord dans ce sens.  RI  

 

22.01.2018 : 564. Et la dette ? :

 

17.01.2018 : 563. Edouard Philippe, 1er Ministre, et les trajets : (Contrepoints)

Pour justifier la limitation à 80km/h sur route, Édouard Philippe a eu la maladresse d’expliquer :

"passer de 90 km/h à 80 fait perdre 3 minutes pour un trajet de 40 km"

Cette phrase a rappelé aux Français le mauvais souvenir du Tokyo-Paris à 300.000 euros décidé par le Premier ministre pour gagner deux heures sur son emploi du temps. Philippe ne pouvait pas mieux marquer sa déconnexion pour les préoccupations des Français moyens.

 

03.01.2018 : 562. 3 décennies de refroidissement à venir :

Je vous traduis ici l’exposé théorique et scientifique de David Dilley, ancien météorologue du NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration), aujourd’hui scientifique senior à l’institut Global Weather Oscillations Inc. Voici un résumé qui, je l’espère, vous éclairera sur une réalité climatique en cours qui, sans nul doute, fait ses preuves sur nos thermomètres depuis plusieurs jours!

L’augmentation et la diminution du dioxyde de carbone est directement liée aux cycles d’alternance de réchauffement global, de pause des températures et de périodes glaciaires. Ces cycles consistent en une hausse des températures globales pendant quelques années, accompagnée d’une hausse du dioxyde de carbone, suivie par une période de pause ou de refroidissement global, lequel amène avec lui une chute « proportionnelle » du dioxyde de carbone.

Les mesures de dioxyde de carbone suivent l’élévation de la température globale, elles augmentent à la suite de la hausse des températures, il n’est donc pas responsable de l’élévation de la température, mais ce sont les températures globales qui suscitent l’augmentation du dioxyde de carbone. Le dioxyde de carbone qui est relié à l’augmentation des températures est, sans contredit, D’ORIGINE NATURELLE et non pas d’origine humaine.

Il y 7000 ans, la température globale a atteint des sommets, le taux de dioxyde de carbone a suivi la courbe de hausse des températures, ce qui témoigne que la pollution humaine n’a pas d’impact sur ce cycle de réchauffement planétaire. Bien sûr, les émissions actuelles de dioxyde de carbone d’origine humaine n’ont rien de positives et ne contribuent certainement pas à maintenir un équilibre environnemental/écologique, mais elles n’ont ultimement pas d’impact sur le climat global.

Depuis plus de 17 ans, les températures globales sont en « mode pause » et selon les climatologues et scientifiques, dont David Dilley (NOAA), John Casey (conseiller pendant 35 ans pour la politique spatiale des Etats-Unis), ainsi que plusieurs autres, les prochaines décennies tendent vers une baisse des températures globales et vers une baisse du dioxyde de carbone.

Dilley et Casey croient et démontrent que les émissions industrielles de CO2 ne sont pas suffisamment graves pour causer un changement sur le climat terrestre et que le changement climatique est entièrement affecté par le soleil. Ils dénoncent le « réchauffement climatique » comme étant un gigantesque mensonge, le plus grand scandale scientifique de tous les temps!

La « théorie Milankovitch« , élaborée en 1941, explique l’alternance des cycles glaciaires et interglaciaires durant le Quaternaire (période géologique la plus récente sur l’échelle des temps géologiques). Une glaciation se produit lorsque les hautes latitudes de l’hémisphère nord reçoivent un minimum de rayonnement solaire durant l’été. Trois paramètres astronomiques jouent un rôle important dans la distribution de l’insolation sous les hautes latitudes : l’excentricité de l’orbite terrestre, l’obliquité de l’axe de rotation de la Terre par rapport au plan de l’écliptique et la précession des équinoxes.

Dilley, soutenant la « théorie de Milankovitch », ajoute que les forces de marée gravitationnelles de la Lune et du Soleil, « cycle lunisolaire » (qui se produit à tous les 9 ans) appliquent une force qui a un effet sur l’insolation de la Terre par rapport à sa position. Dilley nous annonce, dès 2019, un changement dramatique au niveau des températures mondiales, une chute du thermomètre pendant au moins 3 décennies!

Les conséquences seront évidemment majeures pour tous les habitants de la terre puisque la première industrie qui sera affectée est l’agriculture avec, selon certaines estimations optimistes pour le climat nord-américain, un déficit de 3 semaines pour la culture des fruits et des légumes. Les grands cours d’eau qui permettent les importations et les exportations de marchandises, comme les Grands Lacs et la rivière Mississippi, pourraient devenir des étendues de glace impossible à naviguer. L’expansion des glaces fera le bonheur des ours polaires, mais les autochtones du Grand Nord vont littéralement geler. Les peuples logés dans des secteurs où la température est normalement élevée vont être forcés de changer drastiquement leurs habitudes de vie. Le refroidissement causera aussi, et surtout, une augmentation des volcans qui vont entrer en éruption puisque l’activité gravitationnelle expliquée par la « théorie Milankovitch » va créer un grand stress sur le noyau terrestre, ce qui aura forcément une incidence sur la croûte terrestre, donc une augmentation des séismes majeurs.

Une augmentation des grands tremblements de terre est prévue pour 2018 en raison du ralentissement périodique de la rotation de la Terre

https://conscience-du-peuple.blogspot.com/2017/11/une-augmentation-des-grands.html

 

28.12.2017 : 561. Rien n'est éternel :

Longévité des monnaies de réserve au cours de l’histoire


 

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